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"Je veux être surpris", lance Asaad Bouab, membre du jury à Canneseries

Visage familier depuis son brillant rôle d’Hicham Janowski dans Dix pour cent, Asaad Bouab est à Canneseries puisqu’il est membre du jury séries courtes.

Mathieu Faure Publié le 12/10/2021 à 17:08, mis à jour le 12/10/2021 à 17:58
L’acteur, bientôt à l’affiche de Peaky Blinders, est membre du jury séries courtes de Canneseries Franz Chavaroche / Nice Matin

Avant de revenir dans nos écrans dans la prochaine saison de Peaky Blinders ainsi qu’au cinéma dans le prochain film d’Olivier Marchal, Mortels trafics, l’acteur franco-marocain s’est confié sur son rapport aux séries et son rôle de juré en plein Canneseries.

Juré, une première?

C’est touchant car on me propose de venir, avec mon parcours, et de participer à quelque chose de grand. On doit essayer de dire ce qui nous a touchés. On est invité à Cannes et quand on est acteur, c’est très flatteur. Je prends ça avec un vrai plaisir, je me réjouis de cette aventure. Comme un enfant.

 

Quelles séries courtes vous ont marquées?

J’ai adoré Fleabag récemment. Mais aussi The end of the fucking world, complètement dingue. Je suis plus attiré par le format court, c’est nerveux. Ça me plaît. C’est plus difficile de se lancer dans des longues séries avec des épisodes d’une heure, ça demande du temps.

Comment vous séduire en tant que juré?

Je vais y aller d’une manière neutre, je vais sans doute être touché par les codes d’interprétation car je ne suis pas scénariste. C’est aussi le charme d’un jury, il y a différentes sensibilités. Nous, on est trois avec Marie Papillon et Aisling Bea, on va se compléter. Je veux être surpris.

Des séries marquantes?

The Crown, c’est bluffant au niveau de la création et de l’interprétation. J’ai eu la chance, récemment, de participer à la prochaine saison de Peaky Blinders et c’est un univers dingue. Afterlife avec Ricky Gervais, ça m’a touché, ça parle du deuil, de plein de choses intimes de monsieur et madame tout le monde, c’est touchant, on rigole et on pleure en même temps.

 

La télévision a longtemps été le mouton noir de la profession, ce n’est plus le cas. Comment l’expliquez-vous?

Je ne me suis pas rendu compte que le cinéma regardait de haut la télévision mais c’est vrai qu’aujourd’hui on peut faire du cinéma pour la télévision. Attention, il ne faut pas que l’engouement autour des séries fasse que les gens n’aillent plus au cinéma. Mais oui, il se passe quelque chose de qualitatif à la télévision.

Dix pour cent a participé à l’internationalisation des séries françaises.

Je suis très reconnaissant de ça, d’avoir participé à ce projet. On a eu des retours fous et on nous a proposé des choses parce qu’on a participé à l’aventure Dix pour cent. C’est une chance. C’est le bon côté des plateformes car on peut toucher le public américain et asiatique avec une série française. Des portes se sont ouvertes grâce à cette série. Je reste persuadé que sans Dix pour cent, je ne fais pas The Pursuit of Love d’Emily Mortimer pour Amazon, une série anglaise.

Comment gère-t-on la fin d’une série adulée par le public?

On ne s’en rend pas vraiment compte. Mais le fait que ça se soit arrêté après quatre saisons et malgré les rumeurs d’un unitaire, pour ma part, je crois que ça s’arrête là. Je suis très heureux de tout ça, mais je crois que toute bonne chose a une fin, notamment pour mon personnage. Sans mettre un aspect définitif, j’ai envie que ça s’arrête là.

Peaky Blinders, c’est un projet fou.

 

Je vais jouer un Français (rires). Je ne peux pas en dire plus… C’était génial d’être sur le plateau, de voir Cillian Murphy travailler, de parler avec une voix grave. La lumière est basse, tamisée, c’est une ambiance particulière. C’était à Manchester, c’était génial.

Qu’aimeriez-vous faire?

Continuer à varier les plaisirs, de jouer dans différentes langues. J’ai la chance de parler français, arabe et anglais, ça permet de faire des projets différents. J’ai une formation théâtrale et j’ai débuté au cinéma avec Marock de Laïla Marrakchi et Indigènes de Rachid Bouchareb, ça a été le début de ma carrière et j’ai eu la chance de faire plein de choses différentes.

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