“Rhôooooooooo!”

Vous utilisez un AdBlock?! :)

Vous pouvez le désactiver juste pour ce site parce que la pub permet à la presse de vivre.

Et nous, on s'engage à réduire les formats publicitaires ressentis comme intrusifs.

Je veux bien mais j'ai la freebox

Connectez-vous

pour sauvegarder mes filtres et personnaliser mon flux

continuer sa lecture

lire le journal

Découvrez l’offre abonnés numérique > J’en profite

"Je suis en feu, comme à 23 ans!", la chanteuse Lynda Lemay se confie

Mis à jour le 07/05/2021 à 16:26 Publié le 07/05/2021 à 16:00
Lynda Lemay a composé ces albums au piano, délaissant un temps sa guitare. (DR)
Monaco-Matin, source d'infos de qualité

"Je suis en feu, comme à 23 ans!", la chanteuse Lynda Lemay se confie

La chanteuse québécoise poursuit son projet fou lancé en novembre dernier : sortir onze albums de onze titres en 1.111 jours. Le cinquième, Haute mère, sort ce vendredi.

Elle aurait dû chanter sur scène le 29 mai prochain à Marseille, ça sera finalement le 12 mai de l’année prochaine. Mais en attendant, Lynda Lemay n’aura pas chômé. La chanteuse québécoise s’est lancé un défi en 2018: sortir onze disques de onze chansons chacun, enregistrés en 1.111 jours puis présentés dans la même durée. Onze disques qu’elle a composés au piano, plutôt qu’avec sa fidèle six cordes, et loin de la scène. Le résultat, c’est une ambiance moins folk que d’ordinaire et une certaine gravité, moins compensée que d’habitude par l’humour qu’elle sait pourtant si bien manier.

Ces disques, Lynda Lemay a commencé à les dévoiler en novembre dernier. Le cinquième, Haute mère, sort ce vendredi. On l’a appelée pour en parler, à 17h11 tapantes.

Vous aviez déjà fait le coup pour le premier: les interviews à 17h11(11h11 au Québec), vous allez jouer le jeu jusqu’au bout ?

(rires) Et pourquoi pas! Je trouve ça amusant. Non seulement c’est concept mais en plus ça me permet de ne pas avoir d’entrevues trop tôt! Le chiffre onze est devenu très important dans le projet alors qu’au départ, c’était un hasard, une alarme qui disait ‘‘make a wish’’ qui a sonné à cette heure-ci sur le téléphone de ma fille... J’ai eu une vision du projet, je me suis dit: "Ça va exister". Je voulais de l’espace, une grande liberté pour dire tout ce que je n’avais pas encore pu raconter.

Pourquoi?

Parce que, souvent, dans les albums, on choisit des choses plus récentes, des chansons très drôles ou très tristes mais on va rarement entre les deux. Parfois, je sacrifie des chansons, parce que sur scène avec un seul album, il faut que je dérange, que je provoque. Là, j’avais envie d’aller plus loin, de creuser.

Onze albums en si peu de temps, c’est plus que certains en toute une carrière. Vous l’avez fait avec quel état d’esprit, grande confiance ou lâcher-prise et advienne que pourra?

Je suis dans un état d’esprit extraordinaire je crois, sinon je n’aurais même jamais eu l’idée. C’est parce que je me sens bien, j’avais envie de spontanéité. Je me suis enlevé toute pression, tout est déjà enregistré mais je me laisse la liberté de changer un titre si un nouveau m’arrive...

Dans Haute mère, vous explorez la question de la maternité, un sujet qui compte chez vous...

Oui, la famille, la maternité, ce sont des choses qui reviennent souvent. Là, je vais dans le détail avec d’autres angles. Dans Une mère [en 2006, ndlr], j’abordais le côté exigeant d’être une maman, je voulais faire comprendre ma réalité de maman qui voyage.

Là, je vais plus loin. On s’en va dans des relations mère-filles, mère-fils avec Je marche, dans une maternité non aboutie aussi dans le texte Je le garderai, qui aborde ça avec beaucoup de pudeur. Tes doigts, c’est un hommage à la maman, tout ce que les mains d’une mère font pour nous rendre la vie belle.

Un hommage à la vôtre aussi, qui vous a poussée à vos débuts?

Oui! Ma mère, c’était ma première manageuse. Lorsque j’ai commencé à écrire, je faisais ça dans le sous-sol chez nous... Moi, je disais toujours que je donnerais mes chansons, que je n’étais pas une chanteuse, ma mère m’a dit: ‘‘Non, il y a une émotion qui passe quand tu chantes’’, elle m’a donné confiance. Un jour elle m’a dit: ‘‘Et si je m’occupais de la paperasse pour t’inscrire à des concours?’’, elle est venue avec moi signer mon premier contrat... Ma mère a toujours été redoutable en manageuse, elle est redoutable et extraordinaire comme maman tout court d’ailleurs. Elle est terre à terre, elle ne cherche pas le succès, elle m’a transmis de grandes valeurs et j’espère les transmettre de la même façon à mes filles.

La chanson Balancoires éternelles est pour elles ?

Oui, je l’ai écrite à la fin de ma quarantaine, début cinquantaine, je n’allais pas bien. J’étais dans une vraie remise en question. Je l’ai chantée à ma grande fille, qui a aujourd’hui 23 ans, et elle m’a dit que j’étais trop dure avec moi-même. Elle me rappelle ma mère d’ailleurs, qui m’a toujours dit: ‘‘Aime-toi donc plus que ça’’.

On donne le meilleur de ce qu’on est à nos enfants, on espère qu’ils vont prendre de ça. Et puis plus on vieillit, plus on connaît nos faiblesses...

Et des fois, en regardant mes filles, je pense: ‘‘Mon Dieu, y a du Lynda là-dedans!’’ mais, même quand ce ne sont pas nos meilleurs côtés, ça fait sourire de se reconnaître dans ses enfants.

Vous parlez du temps qui passe, de la vieillesse dans certains titres. à 54 ans, quels rapports avez-vous avec l’âge, vous ?

Plutôt bon. Je suis bien en ce moment. Je me sens même, au niveau de la création, un peu comme quand j’avais 23, 24 ans.

Je suis en feu! Bien sûr, on sent notre peau qui se flétrit, notre menton qui commence à pendre... (rires) Mais ça se passe bien, la jeunesse est dans la tête, dans le cœur. Quand on a encore des projets, elle est là, la jeunesse. Alors là, avec le projet dans lequel je me suis lancée, je ne peux pas me sentir pus jeune!

Offre numérique MM+

...


commentaires

Les insultes, les attaques personnelles, les agressions n'ont pas leur place dans notre espace de commentaires.
Tout contenu contraire à la loi (incitation à la haine raciale, diffamation...) peut donner suite à des poursuites pénales.