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INTERVIEW. Cet ancien du GIGN a imaginé la première BD sur le célèbre groupe d'intervention de la gendarmerie

Mis à jour le 29/11/2019 à 15:35 Publié le 07/12/2019 à 10:30
Jean-Luc Calyel a imaginé une BD sur le GIGN avec le dessinateur Pascal Pelletier.

Jean-Luc Calyel a imaginé une BD sur le GIGN avec le dessinateur Pascal Pelletier. DR

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INTERVIEW. Cet ancien du GIGN a imaginé la première BD sur le célèbre groupe d'intervention de la gendarmerie

La prise d’otages, en 1976 à Djibouti, ou l’avion d’Air France pris d’assaut à Marignane en 1994, tout le monde se souvient de ces faits divers qui ont nécessité l’intervention du GIGN. L'Antibois Jean-Luc Calyel, un de ses anciens chefs, en raconte six dans cette première bande dessinée. Il nous a présenté l'ouvrage dans les pages BD de notre magazine Week-End.

À dix-huit ans, Jean-Luc Calyel effectue son service militaire à la gendarmerie maritime de Toulon.
Son but : intégrer le GIGN. Déjà. Il fait l’école de la gendarmerie et son bon classement lui permet de choisir l’escadron de gendarmerie mobile d’Antibes. À vingt-trois ans il entre au GIGN!
C’est encore à ce jour le plus jeune à avoir intégré le Groupe d’intervention de la gendarmerie nationale. Après vingt ans de service dont seize au GIGN, le major Jean-Luc Calyel, chef de groupe opérationnel, profite de sa retraite pour écrire des livres.
Mais aussi une BD sur ce qu’il connaît le mieux. On revit les interventions du célèbre groupe de gendarmerie avec un des leurs, puisqu’il a participé à des dizaines de missions.
Tout est vrai.
Mais pour qu’il y ait une histoire, Jean-Luc Calyel a créé une famille avec un couple et un enfant. Et comme il sait ce que c’est et que, comme il le dit, "nous sommes avant tout des êtres humains", une partie de la vente de cette BD sera reversée l’année prochaine à la Fondation d’aide aux victimes du terrorisme (FAVT).
Nous l’avons donc appelé pour en savoir plus sur cette BD inédite, saluée par le directeur général de la gendarmerie.

Une BD sur le GIGN c’est une première. Pourquoi?
À la base, j’écris des romans. Mon éditeur a lu l’un d’eux et a vu mon parcours. Son rêve était d’éditer une BD sur le GIGN. Je lui ai dit que j’étais partant mais que je ne savais pas dessiner.
Il a donc trouvé un dessinateur et j’ai adapté mon texte pour une BD. Ça me paraissait difficile à faire mais, dès la première rencontre avec le dessinateur, ça s’est bien passé. Et voilà cette BD, inédite en France et même dans le monde.

Avez-vous participé aux interventions décrites dans cet album?
Cette BD est basée uniquement sur des faits réels. Il y a six interventions évoquées, j’ai participé à toutes, sauf la prise d’otages à Djibouti.
J’ai voulu la mettre dans cet album car c’est la première intervention, celle qui a fait connaître le groupe dans le monde entier.

Le GIGN est intervenu plus de cinq cents fois. Comment avez-vous sélectionné ces six événements?
J’ai proposé une dizaine de sujets à l’éditeur et au dessinateur. Comme la BD est un travail d’équipe, nous avons choisi à la majorité. Je voulais aussi offrir aux lecteurs un panel de ce qu’était le GIGN.
Il fallait qu’elle soit ludique pour les ados et une BD de décryptage pour les adultes...

"le GIGN bénéficie d’un capital sympathie auprès des Français"

Ça va peut-être susciter des vocations...
À Poitiers, un petit garçon de treize ans était allé chercher une ancienne tenue de gendarme dans une friperie et il s’est présenté à moi lors d’une dédicace dans cette tenue, trop grande pour lui bien sûr.
Il avait également préparé une liste de vingt-deux questions! Ce garçon m’a profondément touché. J’ai beaucoup d’ados qui viennent me voir car ils veulent entrer au GIGN.

Cette BD marche bien. Comment expliquez-vous ce succès?
Il y a une menace terroriste bien réelle, tout peut arriver n’importe où, donc, au regard du contexte, les gens y sont sensibles. Par ailleurs, le GIGN bénéficie d’un capital sympathie auprès des Français.
Après l’intervention à Marignane, nous avons reçu des milliers de lettres, des dessins... du monde entier. Cette sympathie, voire ce respect, sont également réels au sein de la voyoucratie.

Dans le tome 2, allez-vous aborder des échecs du GIGN?
Quand on est dans le GIGN, on peut se penser intouchables mais nos morts nous rappellent que nous ne sommes pas infaillibles. Que nous devons prendre beaucoup de précautions pour chaque mission.
Dans le tome 2, je parlerai, en effet, des accidents. Ce sera une BD d’actualité et le lecteur sera plongé dans un univers high-tech.

Que pensez-vous des agressions dont sont victimes les forces de l’ordre?
C’est très choquant, bien entendu, et ce sont des signes avant-coureurs de choses qui peuvent se dégrader.
Quand on en vient à déchirer des livres, à affronter physiquement les forces de l’ordre, ça me choque énormément car elles subissent les mêmes contraintes de la vie que les gens qui sont en face.
Ce non-respect de l’uniforme m’inquiète beaucoup.


GIGN. Jean-Luc Calyel, dessins de Pascal Pelletier.
Éditions A & H. 48 pages. 14,50 €.


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