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GIL à Monaco, le congrès qui dessine notre avenir

Mis à jour le 04/11/2014 à 14:56 Publié le 29/10/2014 à 12:00
Jan E. Kristiansen, directeur général, directeur Europe et directeur Monde de l'activité conseil : « La vie connectée sera au cœur des débats. Le digital révolutionne tout. »

Jan E. Kristiansen, directeur général, directeur Europe et directeur Monde de l'activité conseil : « La vie connectée sera au cœur des débats. Le digital révolutionne tout. » Patrick Clementé

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GIL à Monaco, le congrès qui dessine notre avenir

GIL, trois initiales pour Growth, Innovation and Leadership et un rendez-vous inédit jeudi, avec 200 décideurs du monde et des intervenants qui réfléchissent à J + 25 ans

GIL, trois initiales pour Growth, Innovation and Leadership et un rendez-vous inédit jeudi, avec 200 décideurs du monde et des intervenants qui réfléchissent à J + 25 ans

L'organisateur du GIL est Frost & Sullivan, un cabinet de conseil en stratégie qui emploie 1.500 personnes dans le monde, mais a fait de Sophia Antipolis sa « tête de pont » pour le bassin méditerranéen.

Spécialiste de la détection des méga-tendances pour les dix à vingt-cinq prochaines années, cette société accompagne le développement de ses milliers de clients. Et pour la première fois, c'est en Principauté, que Frost & Sullivan organise son congrès annuel.

Vous teniez à ce que ça se passe à Monaco. Pour quelle raison ?

En premier lieu, c'est une très belle destination pour drainer des chefs d'entreprise du monde entier. C'est une rencontre sur une journée, très dense par la richesse du contenu, très intense, avec un bel échange de bonnes pratiques. Mais surtout, Monaco s'intègre parfaitement dans notre réflexion car c'est un véritable laboratoire de l'innovation.

Quel va être le sujet central de cette journée ?

Nous allons beaucoup parler de la vie connectée. Les chercheurs, les scientifiques, les politologues, les économistes savent, dans leurs travaux de prospective, que le digital génère de manière extraordinaire tout un faisceau de transformations profondes.

Quel scénario envisagez-vous ?

On estime que d'ici à 2 025, il y aura 80 millions d'objets connectés. Ce qui signifie qu'à la maison, on passera de cinq objets connectés aujourd'hui à une trentaine à cette échéance.

Qu'est-ce que ça révolutionne ?

Tout. Les technologies smart grids vont permettre de piloter intelligemment les énergies des villes, des maisons, des industries, des entreprises. Mais aussi d'optimiser par exemple la gestion de la santé.

On parle beaucoup d'optimisation. Est-ce incontournable ?

Oui, pour plusieurs raisons. On a compris que nos ressources n'étaient pas inépuisables, que 70 % de la population mondiale vivra en zone urbaine en 2050, et que l'usage va remplacer la possession. On le voit déjà en matière de mobilité. Avant, on voulait une voiture à 18 ans + un jour. Cette aspiration disparaît.

Est-il difficile, lorsque l'on est une entreprise, d'appréhender tous ces changements ?

Les entreprises ont conscience des mutations, mais pas de la vitesse avec laquelle ça va transformer leurs activités. Dès lors elles ne sont pas capables de prendre les décisions adaptées.

Que service leur apportez-vous ?

Une société a généralement une stratégie à cinq ans. On partage avec eux les méga tendances, on les détaille avec les dirigeants, et on regarde de quelle manière cela remet en cause leurs stratégies. Je pense aux collectivités territoriales et aux services publics qui doivent absolument se réaligner avec ces évolutions.

Tous les secteurs d'activité seront-ils touchés ?

Oui absolument. Automobile, chimie, santé, industrie, environnement, distribution, services publics… Tous les pans de l'activité sont et vont être concernés. Observez les réseaux de distribution. On sait qu'actuellement la quasi-totalité de la prise de décision pour des achats se fait à partir du digital. On veut changer de voiture, on cherche en ligne, on regarde les comparatifs, les commentaires des réseaux sociaux. Une fois arrivé dans une concession, dans la majorité des cas, ce n'est que pour négocier un prix. Conclusion : a-t-on encore besoin de grands espaces d'exposition pour les clients potentiels ? Je ne crois pas.

Les chefs d'entreprise ont-ils peur ?

Certains ont peur. Ils entendent parler de tout cela et disent « on verra ». Mais 90 % d'entre eux sont conscients qu'il faut bouger pour continuer à exister et à croître. Qui aurait cru qu'une boîte comme Kodak (80 000 employés dans les années soixante) aurait pu connaître la faillite ? C'est le cas typique de ce qui peut se passer quand on ne voit pas assez loin.

Y a-t-il des endroits du monde où l'on est plus à l'affût de ces mutations ?

En France, on a des œillères et on est morose. Alors que l'on est bourré de créativité. Il nous manque une mécanique de soutien et de motivation de l'entrepreunariat. Les choses se passent différemment dans les pays scandinaves, en Pologne, aux États-Unis, en Grande-Bretagne, à Singapour… Les écosystèmes sont favorables au développement et aux évolutions des entreprises.

Ces bouleversements vont complètement changer le monde du travail ?

Il n'y aura plus les mêmes emplois. Le digital va finalement réinventer un tissu industriel, avec plus de valeur ajoutée intellectuelle et des nouveaux métiers.

Est-ce un processus destructeur d'emplois ?

Il ne faut pas perdre de vue qu'il va falloir faire avec les grands écarts liés au coût du travail dans le monde. C'est inexorable. On est dans un rapport de un à quatre entre la France et l'Inde. C'est ainsi. Le rééquilibrage ne se fera que sur 25 ans.

Vous arrive-t-il de douter des résultats de vos réseaux d'experts ?

Il y a des divergences de vue mais il y a une convergence de fait. C'est comme un énorme entonnoir. On rassemble des savoirs mais on arrive au bout du compte vers quelque chose qui fait consensus. À nous d'en sortir des solutions, des idées. C'est très enthousiasmant. Nous sommes un peu comme des coaches, des poils à gratter. Avec finalement aussi beaucoup d'espoir.


 

Où et quand ?

Ce jeudi 30 octobre, au Monte Carlos Bay Hôtel & Resort. Sur invitation. Contact : www.gil-events.gilcommunity.com

Qui ?

Parmi les intervenants, Erik Grab responsable de la prospective du groupe Michelin, Olivier Courtade de M2M Solutions, un pionnier de la connectivité basé à Sophia Antipolis (il est à l'origine du premier système d'alarme avec GPS qui équipe aujourd'hui 360 000 voitures dans le monde). Mais également Martin Péronnet, P.-d.g. de Monaco Telecom, Rodolphe de Beaufort directeur marketing de smart grid chez Alstom Grid.

Quoi ?

Une journée jalonnée de think tanks, ateliers de travail interactifs sur les thèmes : villes intelligentes et connectées, enjeux et opportunités liées à la convergence, optimiser l'impact de l'innovation.

Offre numérique MM+

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