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Faut-il regarder la nouvelle série "The Underground Railroad"?

Mis à jour le 14/05/2021 à 15:13 Publié le 14/05/2021 à 15:13
Une première série du réalisateur Barry Jenkins.

Une première série du réalisateur Barry Jenkins. Photo DR

Monaco-matin, source d'infos de qualité

Faut-il regarder la nouvelle série "The Underground Railroad"?

Axée sur la course vers la liberté d’une jeune esclave, cette nouvelle série, disponible sur Amazon Prime, retrace les pages les plus sombres de l’histoire américaine.

L’esclavage aux Etats-Unis est un fléau qui a duré plus de deux siècles (1619-1865) mais qui a, encore aujourd’hui, des relents au sein de la société américaine.

Le XVIIIe siècle, notamment, est une période très utilisée par la fiction américaine: Glory d’Edward Zwick, 12 Years a Slave de Steve McQueen, Lincoln de Steven Spielberg, Django Unchained de Quentin Tarantino et, plus récemment, la très bonne série The Good Lord Bird avec Ethan Hawke.

Une liste qualitative que va rejoindre la série de dix épisodes, disponible ce jour sur Amazon Prime, The Underground Railroad (le chemin de fer clandestin) et réalisée par Barry Jenkins, réalisateur oscarisé pour le génial Moonlight sorti en 2016.

Inspirée d’un livre de Colson Whitehead, paru en 2016 et récompensé par le National Book Award et le Prix Pulitzer, la série raconte le chemin vers la liberté de Cora Randall (jouée par la Sud-Africaine Thuso Mbedu).

Esclave dans une plantation de coton en Géorgie, elle découvre par l’intermédiaire de Caesar (Aaron Pierre), lui aussi esclave, l’existence d’un mystérieux "chemin de fer clandestin".

Un réseau clandestin réel composé de lignes souterraines et de refuges qui permet, aux survivants, de s’enfuir au-delà de la ligne Mason-Dixon (la ligne de démarcation entre les États abolitionnistes du Nord et les États esclavagistes du Sud) et jusqu’au Canada avec l’aide des abolitionnistes qui adhéraient à leur cause.

Une escapade périlleuse puisque le couple Cora-Caesar est poursuivi par un chasseur d’esclaves, joué par Joel Edgerton.

Un devoir de mémoire

Un voyage pour survivre qui tenait à cœur au réalisateur Barry Jenkins. "Devons-nous nous rappeler les horreurs de l’esclavage américain? Est-il éthiquement ou moralement juste de le faire? Et si oui, pourquoi?", s’interroge le réalisateur dans les colonnes du Figaro.

"Il y a des images dures dans ce programme, des images qui parlent franchement des injustices infligées à mes ancêtres pendant la grande construction de ce pays...", poursuit-il.

Réalisateur engagé, Barry Jenkins a toujours voulu mettre son travail artistique au service du devoir de mémoire.

Ainsi, il prend le temps d’explorer les racines de l’Amérique pour essayer d’y comprendre son racisme systémique.

Un racisme terriblement d’actualité et dont l’écho s’est encore ressenti récemment dans le meurtre de George Floyd en mai 2020 par la police de Minneapolis.

Quoi qu’il en soit, cette série rude, abrupte, violente, raconte ce pan de l’histoire américaine qui a permis, selon les historiens, à plus de 100.000 esclaves de s’évader.

Un réseau clandestin qui a eu des conséquences puisqu’il serait, en partie, à l’origine des frictions entre le Nord et le Sud dont le point culminant sera la guerre de Sécession, ou guerre civile, qui, entre 1861 et 1865 opposa l’Union et les Etats confédérés avec pour conséquence directe la victoire de l’Union (les Etats du Nord) et l’abolition de l’esclavage via le Treizième amendement de la Constitution.

Un sujet qui semblait vraiment tenir à cœur à Barry Jenkins, a qui l’on devait déjà la très bonne série Dear White People sortie en 2017, qui racontait la situation des Afro-Américains au sein d’un campus fictif.

Dear White People est le nom de l’émission radio diffusée sur les ondes de l’université et qui s’adresse de manière assez frontale aux personnes blanches, notamment pour mettre en valeur leurs privilèges.

Vexés, certains étudiants blancs organisent alors une blackface party en réponse (une fête où les étudiants se griment en personnages noirs).

Une soirée qui va littéralement mettre le feu au poudre et accentuera les tensions sur le campus... Cette série est disponible sur Netflix si le style Jenkins vous intrigue.

The Underground Railroad, disponible sur Amazon Prime.

Offre numérique MM+

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