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Exposition Studio Africa: une histoire du portrait en Afrique

Mis à jour le 20/10/2018 à 10:43 Publié le 20/10/2018 à 12:00
Le collectionneur Jean Pigozzi a guidé le souverain et la princesse Caroline, mercredi pour le vernissage.

Le collectionneur Jean Pigozzi a guidé le souverain et la princesse Caroline, mercredi pour le vernissage. Photo Axel Bastello/Palais princier et Michael Alesi/Dir. Com.

Exposition Studio Africa: une histoire du portrait en Afrique

L'exposition présentée à la salle du quai Antoine-Ier montre des séries de photographies de personnes réalisées en Afrique, entre 1950 et 1980, captant des instants de la vie quotidienne.

C'est une galerie de portraits inédite. Des postures, des sourires, des coutumes qui s'affichent sur les murs de la salle du quai Antoine-Ier. Ecrin pour un petit mois de "Studio Africa", une exposition photo fondée sur une collection d'images issues de studios photographiques de l'Afrique de l'Ouest et de l'Afrique centrale récoltées par André Magnin pour enrichir la collection d'art contemporain africain de Jean Pigozzi.

Celui-ci avait déjà ouvert ses collections en 2005 pour l'exposition "Art of Africa" au Grimaldi Forum.

Fresque sociale

Cette fois, l'exposition proposée par la direction des Affaires culturelles, sous le commissariat de Joerg Bader et Martine Frésia, s'attarde sur des clichés des années 1950 à 1980 réalisés à Bamako, Kinshasa ou Lagos. Les premiers réalisés par des Africains pour des Africains, à leur demande, alors que jusque dans les années 40, la production d'images était contrôlée par les pouvoirs coloniaux.

Une "fresque sociale, retraçant les moments intimes du milieu du siècle dernier", note dans la préface du catalogue le prince Albert II. Et il est ainsi question d'intime dans les salles où se déroule cette galerie de portraits sur des murs couleur curry qui mettent en valeur, avec douceur, les œuvres.

Des photographies captant l'esprit d'une personne dans une pose toujours récurrente, face caméra sur un fond neutre. Avec, là un sourire, un regard ou une étoffe qui illuminent les images.

Notamment dans les séries de photographies de Seydou Keita et Malick Sidibé qui donnent à l'exposition tout son sel. Exposition nourrie d'une étonnante modernité pour cette discipline baptisée photographie vernaculaire.

Ce nom désigne les photos de famille et d'identité, qui ne sont pas réalisées dans un but artistique, ni dans un contexte de communication. Des portraits aujourd'hui classés comme des archives d'une époque, un demi-siècle avant l'avènement du selfie.


Savoir +
Jusqu’au 15 novembre à la salle d’exposition du quai Antoine-I er
Tous les jours sauf lundi de 13h à 19 h
Entrée libre


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