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Et soudain, le festival de musique vira au tango...

Mis à jour le 05/08/2017 à 05:18 Publié le 05/08/2017 à 05:18
Hier soir, le Parvis a pris des airs de Buenos Aires grâce au talent de Juan José Mosalini.

Hier soir, le Parvis a pris des airs de Buenos Aires grâce au talent de Juan José Mosalini. Michael Alesi

Et soudain, le festival de musique vira au tango...

Entre un opéra baroque et une soirée de musique de chambre, le festival s'est ouvert hier soir au célèbre bandonéoniste argentin Juan José Mosalini sur le Parvis de la basilique Saint Michel

Il paraît qu'hier, les Alpes-Maritimes ont atteint des records de températures. Mais Météo-France a-t-elle tenu compte du concert de tango donné le soir sur le Parvis Saint Michel ? Il a dû faire monter la température de plusieurs degrés !

Le concert avait lieu dans le cadre du très sérieux Festival de musique, entre une soirée Monteverdi et un concert Ravel, devant une salle archi-comble en présence de Jean-Claude Guibal, maire de Menton, et Colette Giudicelli, sénateur des Alpes-Maritimes. C'est ce qu'on appelle l'éclectisme !

Soudain, le Parvis a pris des airs de Buenos Aires et la basilique est devenue San Miguel. Avait été invité sur scène l'un des plus grands joueurs de bandonéon du monde, Juan-José Mosalini.

Sonorités sensuelles

Une vedette dans son genre, ce Mosalini ! Sérieux comme un pape, au milieu de l'estrade, il maniait sans en avoir l'air une musique torride. Sonorités sensuelles, scansions viriles de son bandonéon ! Buenos Aires entrait en nous et ne nous laissa pas de toute la soirée ! C'étaient des musiques de Piazzola, Caldara, Plaza, Carlos Gardel. Les maîtres du genre... Là dessus, la chanteuse Sandra Rumolino entonnait ses refrains dont on pressentait, sans comprendre l'espagnol, qu'ils racontaient des choses douloureuses sur la tristesse du monde et sur la cruauté du destin. Le tango est cette « pensée triste qui se danse, dit le poète ».

Bien sûr, le tango se danse ! Et, au pied de la basilique, deux danseurs professionnels aux reins cambrés et à la mine fière, lançaient leurs pieds dans un parcours sinueux, renversant leur buste, fendant l'air à coups de mollets cinglants.

Dans les travées, alors que se déroulaient les thèmes de Piazzola, de Carlos Gardel ou de Mosalini lui-même, les gens commençaient à avoir des fourmis dans les jambes. Il est inhumain d'entendre du tango calé dans son fauteuil comme pour une sonate de Mozart ! Même à la sortie du concert, ils auraient encore dansé. Mais les rampes du Parvis sont trop inclinées par rapport aux trottoirs de Buenos Aires...


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