Les amateurs de l'Antiquité connaissent le « Banquet de Platon ». Dans ce texte écrit quelque quatre cents ans avant notre ère, plusieurs personnages donnent leur avis sur l'amour.
Phèdre estime que l' « amour est ce qui fait le plus de bien aux êtres humains », le poète Aristophane évoque la double part de masculinité et féminité qui se trouve en chaque individu, le philosophe Socrate considère l'amour comme le plus sûr moyen d'accéder au sentiment de beauté absolue, etc.
Quel lien existe-t-il donc entre ce « Banquet de Platon » et le Philharmonique de Monte-Carlo ? Un lien en forme d'une œuvre musicale qui sera donnée vendredi soir et qui a été composée par le grand chef d'orchestre Leonard Bernstein.
Est-il besoin de rappeler que Leonard Bernstein, qui aurait eu 100 ans cette année, est le compositeur de la comédie musicale West-Side Story ?
Double centenaire en musique
Ici, dans ce « Banquet de Platon », la musique est beaucoup moins jazzy, plus « concentrée », plus « intérieure ». Il faut un certain sérieux pour parler philosophie et amour !
L'œuvre se présente sous forme d'un concerto pour violon et orchestre dans lequel l'instrument soliste incarne les différents personnages du Banquet. Le violon solo sera entre les mains, vendredi, de Nicola Benedetti qui, malgré la consonance masculine de son prénom, est une violoniste femme, talentueuse et plantureuse concertiste d'origine italienne comptant parmi les meilleures de sa génération.
L'orchestre sera dirigé par Stéphane Denève. Au cours du même concert, on entendra également cet impressionnant chef-d'œuvre de musique impressionniste qu'est la Mer de Debussy.
Car si l'on célèbre les cent ans de la naissance de Leonard Bernstein, né le 25 août 1918, on célèbre aussi les cent ans de la mort de Debussy, disparu le 25 mars 1918.
Le concert de vendredi soir sera celui d'un double centenaire.
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