Rubriques




Se connecter à

De Monaco à Alexandrie, un voyage surréaliste autour de la Méditerranée

En tendant un pont entre Monaco et Alexandrie en Egypte, le NMNM convoque des artistes passés ou présents des deux rives, à la Villa Sauber, pour un dialogue inédit et enrichissant.

Cédric VERANY Publié le 19/12/2021 à 09:20, mis à jour le 19/12/2021 à 09:20

Monaco-Alexandrie, le grand détour: Villes-mondes et surréalisme cosmopolite. Le titre de l’exposition qui vient d’ouvrir à la Villa Sauber peut dérouter. Additionnant les concepts et les valeurs parfois antinomiques. Mais c’est un voyage artistique qui s’offre aux visiteurs dans ce projet porté par les équipes du NMNM qui s’attache à tendre un pont entre Monaco et Alexandrie. Deux villes-mondes, de part et d’autre de la Méditerranée. Et le parcours proposé veut montrer qu’elles sont marquées "toutes deux autant par l’empreinte des rêves et des mythes touristiques que par celle des avant-gardes en exil".

Pour aucune des deux destinations, nous ne sommes dans la carte postale ou l’apparence. Mais plutôt dans le cœur battant. C’est la volonté du directeur du NMNM, Björn Dahlström, qui a envisagé ce dialogue "entre deux ports emblématiques de la Méditerranée" pour y dessiner des itinéraires et "repenser l’histoire de la modernité autour de grands ensembles d’œuvres et de thématiques qui dépassent les histoires nationales et officielles, pour raconter les trajectoires multiples des artistes, leurs rencontres, et le foisonnement de leurs interactions et de leurs influences".

Carrefour des échanges

Il a demandé aux commissaires de l’exposition, Morad Montazami et Madeleine de Colnet, de forger ce dialogue. Après avoir sillonné les collections du NMNM, le duo a défini avec un axe bien précis, celui de mettre à l’honneur un surréalisme sous le prisme méditerranéen avec des artistes de divers horizons à (re) découvrir.

Mélange des genres et foisonnement d’artistes dans l’exposition présentée jusqu’au 2mai à la Villa Sauber. (Photos Jean-François Ottonello).

Leurs œuvres interpellent, séduisent, amusent. Ils et elles sont peintres, décorateurs, écrivains, poètes. Ils se sont croisés, aimés pour certains, ont échangé avec la Méditerranée en toile de fond comme dénominateur commun.

Et les "guides" de cette exposition sont divers. On croise, par exemple, l’univers onirique surréaliste d’Antoine Malliarakis, dit Mayo, en fil rouge au fil des salles; les créations intéressantes de Stanislao Lepri, réfugié à Monaco pendant la Seconde Guerre mondiale. Le travail surréaliste de Bona ou les sculptures sensuelles de Virginia Tentindo.

Cette exposition chorale et cosmopolite met à jour des liens tissés au cours du XXe siècle entre deux carrefours méditerranéens que sont Monaco et Alexandrie, via des thèmes transnationaux: les ballets et spectacles (post) orientalistes, la faune et la flore, l’érotisme féministe, le développement urbain et la vie nocturne. "Une ville monde est une ville qui danse, qui rêve, qui se couche tard et qui est une zone de contact pour créer une pensée monde", rappelle Morad Montazami. Et l’exposition, présentée jusqu’au 2 mai, contient ce souffle.

Monaco-Alexandrie, le grand détour. Villes-mondes et surréalisme cosmopolite, jusqu’au 2 mai 2022 à la Villa Sauber. Tous les jours de 10 heures à 18 heures sauf les 25 décembre et 1er janvier. Entrée 6 euros.

Offre numérique MM+

...

commentaires

“Rhôooooooooo!”

Vous utilisez un AdBlock?! :)

Vous pouvez le désactiver juste pour ce site parce que la pub permet à la presse de vivre.

Et nous, on s'engage à réduire les formats publicitaires ressentis comme intrusifs.