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Dans "My Story", Ary Abittan vous raconte tout ! Le comédien est sur scène à Marseille et Nice

Mis à jour le 29/11/2019 à 15:04 Publié le 06/12/2019 à 12:00
Ary Abittan sur scène à Marseille et Nice les 6 et 7 décembre.

Ary Abittan sur scène à Marseille et Nice les 6 et 7 décembre. Photo Sophie Ebrard

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Dans "My Story", Ary Abittan vous raconte tout ! Le comédien est sur scène à Marseille et Nice

Après deux ans d’absence de la scène et près de dix-neuf millions d’entrées au cinéma avec "Qu’est-ce qu’on a fait au Bon Dieu ?" et sa suite, Ary Abittan est revenu en 2017 au stand-up avec "My Story". Il le présentera vendredi 6 décembre à Marseille et samedi 7 décembre à Nice. Il nous a présenté son spectacle dans le magazine Week-End.

Il était une fois Ary Abittan, p’tit gars issu d’une famille juive d’Afrique du Nord et éclos sur le bitume entre Garges-lès-Gonesse et Sarcelles. Devenu, à dix-neuf ans, l’un des plus jeunes taxis de France (comme son paternel), il vendra, ensuite, avec une voix de stentor vrillant les tympans de tous, des clémentines sur les marchés, avant de se lancer en autodidacte dans le théâtre.
Et de faire la carrière que l’on sait, dont le point d’orgue a été son rôle de David Maurice Isaac Benichou, dans Qu’est-ce qu’on a fait au Bon Dieu ?, véritable ode à la tolérance aux douze millions d’entrées, en 2014.
Dans My Story, qui cartonne depuis 2017, c’est de tout cela dont il est question, mais aussi de beaucoup d’autres détails croustillants sur le parcours parsemé d’autant de rire que d’émotion de Mister Abittan.

"My Story, c’est comme une séance de psy, sauf que c’est pas moi qui paie, s’amuse-t-il.
J’ai quarante-cinq ans, je trouvais que c’était le bon moment de revenir, avec beaucoup d’autodérision, sur les différentes parties de ma vie, que ce soit mon mariage très tôt, mon divorce, le célibat, les femmes, mes enfants qui deviennent adolescentes... J’avais envie de partager tout cela avec le public. Surtout, j’avais envie de revenir sur scène et de faire rire les gens."

Au générique de sa vie, maman Abittan, on s’en serait douté, figure en excellente place ! "Présidente du comité de soutien" d’Ary au moment de son divorce, elle se préoccupait déjà beaucoup du bien-être de son rejeton lorsqu’elle lui tendait, au travers du grillage de la cour de récréation, un verre de lait... avec une paille !
"Tous mes copains avaient des goûters, des Choco BN, des Mars... et moi j’avais mon verre de lait ! C’était sa façon à elle de me dire “je t’aime”, même si parfois c’était un peu à l’extrême.
Et c’est ça qui était amusant justement. Elle n’appelait jamais le médecin, je pouvais avoir une toux de dingue, elle me refilait ses remèdes de grand-mère, du genre tremper les pieds dans le Ricard. Bon ça, ce n’est pas vrai!
Ce qui l’est, en revanche, c’est qu’on fait, tous autant que nous sommes, un métier pour rendre fière une personne. Moi, j’ai fait ce métier pour faire rire ma mère ! J’étais heureux quand je voyais son visage s’illuminer. Et je le dis au public : “Même quand vous riez fort, je peux percevoir le rire de ma mère au milieu du vôtre”."

"À Sarcelles, je faisais partie de la bande où le moyen de communication c’était la déconne"

De son père taxi, qu’il a voulu imiter un temps, il garde aussi ce souvenir attendrissant : "À certains moments, j’étais son passager privilégié. Il me donnait les pourboires et surtout, à dix ans, je connaissais tout de Sardou, d’Eddy Mitchell et de Renaud!"
Il reconnaît s’être régalé ensuite à "vendre des clémentines à Sarcelles... Je pouvais gueuler toute la journée, c’était formidable! Les gens m’achetaient mes fruits rien que pour que je ferme ma gueule!"
Un volume sonore inscrit dans l’ADN des Abittan, reconnait-il: "Chez nous, tout le monde parlait fort, je ne sais pas pourquoi, le volume de la télé était à 389 ! Et on s’aimait, on s’embrouillait fort, le curseur était en permanence au rouge ! Et ça continue aujourd’hui avec mes enfants!"
Père de trois filles de quatorze, dix-huit et dix-neuf ans, et hypocondriaque assumé, le comédien humoriste avoue s’inquiéter facilement pour son entourage: "J’ai été élevé comme ça, avec une mère qui faisait très attention à moi, alors maintenant ça déteint sur les relations que j’ai avec mes filles ou même avec mes amis. On est hypocondriaque pas que pour soi, mais pour les autres aussi. J’ai toujours cette envie de soigner, de réparer et je ne me sens jamais aussi bien que lorsque je suis à table avec des amis médecins. Et lorsque j’arrive dans une salle de spectacle, je demande s’il y a des toubibs et, si c’est le cas, je suis content!"
Son potentiel comique, en dehors de sa famille qu’il faisait se bidonner constamment, c’est à l’âge de neuf ans qu’il l’a découvert, au CM2, en jouant, au lieu de la réciter, L’Invitation au voyage de Baudelaire: "La maîtresse était elle-même tellement pliée de rire que j’ai réussi à obtenir une dispense de note ! Et à Sarcelles, je faisais partie de la bande où le moyen de communication c’était la déconne. C’était très multiculturel, on se charriait tous en bas de la tour. C’est pour cela que quand on m’a proposé Qu’est-ce qu’on a fait au Bon Dieu ? c’était ma madeleine de Proust!"

Entre deux dates de tournée, il était récemment à La Farlède, pour y tourner Comme un père, sous la direction de la réalisatrice varoise Stéphanie Pillonca, et aux côtés de la comédienne Julie De Bona: "Quand Stéphanie, au sortir d’une de mes représentations de My Story, m’a proposé ce rôle, j’ai immédiatement accepté! Ce film parle d’un couple très uni qui va être mis à l’épreuve avec l’arrivée d’un bébé trisomique. L’homme que j’incarne va, dans un premier temps, fuir, puis finalement, sa petite fille va le ramener à la vie. Ce sera elle qui lui apprendra à aimer." Et nous, en attendant, on est certains d’aimer sa Story...


Ary Abittan, My Story.
- Vendredi 6 décembre, à 20 h. Cepac Silo, à Marseille. Tarifs : de 33 à 41€.
Rens. 09.70.25.22.12. www.cepacsilo-marseille.fr
-Samedi 7 décembre, à 20 h. Palais Nikaïa, à Nice. Tarifs : de 36 à 41€.
Rens. 04.92.29.31.29. www.nikaia.fr


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