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Corine, reine de la néo-disco, en concert au Mas des Escaravatiers le 10 juillet

Mis à jour le 08/07/2019 à 20:12 Publié le 08/07/2019 à 20:00
Vendredi 28 juin, Corine sera sur la scène de La Crème Festival à Villefranche-sur-Mer.

Vendredi 28 juin, Corine sera sur la scène de La Crème Festival à Villefranche-sur-Mer. Photo Zoe Kovacs

Corine, reine de la néo-disco, en concert au Mas des Escaravatiers le 10 juillet

En deux ou trois titres délicieusement rétro, elle a remis le disco-funk au centre du dancefloor. Après Villefranche-sur-Mer, pour la première édition de La Crème Festival, direction le Mas des Escaravatiers, avec son second degré et sa chevelure folle.

Elle a choisi de se faire appeler Corine, avec un seul "n". Une sorte de fille d’à côté tout droit venue des années 1970-1980, "la coiffeuse de ton village", "l’esthéticienne de ta petite ville de province" qui se transformerait en reine de la piste une fois la nuit tombée. C’est comme cela qu’elle s’est présentée lorsqu’elle est entrée dans la lumière, fin 2016, avec Pourquoi Pourquoi.

Un single pailleté, interprété par une grande blonde à la crinière permanentée. L’histoire aurait pu être sans lendemain, comme souvent quand le produit semble trop calibré. Deux ans après, Corine (Aurore Imbert de son vrai nom, ou Dawn durant sa première aventure rock indé) était toujours là. Elle débarquait même avec Un air de fête, un premier album chez Polydor qui démontrait que l'objet pop non identifié n’était pas en toc.

Pendant le dernier Festival de Cannes, elle était chargée d’animer chaque soir le Silencio, point de chute éphémère pour fêtards triés sur le volet pendant le Festival de Cannes, l’artiste nous l’a confirmé, décontractée sur une banquette en velours.
"Il y a une âme, une réflexion derrière tout ça. Le projet est né de mes expériences. J’ai chanté dans les cabarets, fait du théâtre et même une école de cirque. Je suis dans quelque chose d’hyper expressionniste. En même temps, je veux que ça reste très authentique."

"Je ne suis pas une Barbie fabriquée par des producteurs"

Avec cette nana-là, la méprise n’est jamais loin. Certains pourraient croire qu’elle n’est qu’une jolie poupée de son, prompte à enchaîner les poses lascives sans trop se triturer les méninges. « Je ne suis pas une Barbie fabriquée par des producteurs. J’ai toujours été très indépendante, j’écris tous les textes et je contribue aussi à la musique », réplique-t-elle, droite dans sa veste en jean.

Derrière Corine, mais pas dans un rôle de marionnettistes donc, il y a Marc Collin, notamment connu pour le projet Nouvelle Vague, et Dorion Fiszel, réalisateur pour Matthieu Chedid. Le trio a vite trouvé son rythme de croisière et a surgi au bon moment. "Peu de temps après la sortie de Pourquoi pourquoi, il y a eu la Fashion Week, où la tendance 80’s est revenue en force. Ce n’était pas du tout calculé de notre part, mais c’est très bien tombé", sourit-elle.

Quoi qu’il en soit, elle et ses acolytes n’ont pas attendu la réapparition des tenues lamées sur les podiums pour se gaver les oreilles de disco-funk. "On est fans de cette musique-là. Elle n’est jamais morte. Il n’y a pas un mariage où on n’entend pas du Donna Summer. Avant nous, les Daft Punk ou Philippe Katerine, avec l’album Magnum, l’avaient déjà ramené en avant."

Comme Katerine, volontiers qualifié de "maître", la disco queen prend un malin plaisir à manier les différents degrés de lecture. "A travers mes textes, j’adore jouer l’ingénue. Je joue avec les codes de la sensualité, je m’amuse de la place à laquelle les hommes ont envie de nous mettre. Et je fais aussi référence au cinéma de la Nouvelle Vague. Dans les films de Godard ou de Truffaut, la mélodie des mots et la façon de parler des femmes sont incroyables."

"Les gens ont envie de soleil pour échapper à la dureté de l’époque."

Des mots renforcés par des gestes. Des mouvements de danse, en l’occurrence. Une forme d’exutoire qu’elle trouve toujours aussi vitale et pertinente, surtout avec une boule à facettes au-dessus la tête.

"Le disco est vraiment né dans des clubs investis par les communautés blacks, queer et tous les gens un peu différents qui se retrouvaient pour pousser un cri de liberté. Quand tu écoutes Amy Stewart et tous les grands titres des années 1970, tu entends une forme de musique de combat. On est encore dans ce cas de figure aujourd’hui. Les gens ont envie de soleil pour échapper à la dureté de l’époque."

Sur Un air de fête, Corine s’aventure également vers d’autres contrées. Pas question pour elle de s’enfermer dans un rôle qui pourrait, à la longue, devenir un carcan. «"Il n’y a pas que des titres discos très dansants. D’autres vont plus vers Prince, l’électro ou même un reggae très gainsbourien et des choses plus mélancoliques. "

Dans ses valises, la native de Rognes, près d’Aix-en-Provence, prendra tout de même le soin de glisser quelques ritournelles qui fleurent bon la crème solaire, à l’image de Il fait chaud ou Cocktail. De quoi faire grimper sérieusement la température en live.
"On est six sur scène, les musiciens viennent tous d’univers différents. On est vraiment une troupe, je m’éclate avec eux. J’ai réfléchi aux lumières, aux costumes, à la scénographie. Mon envie, au-delà de la musique, c’est d’emmener le public dans une histoire. J’espère faire rêver les gens avec ça. "

Corine en concert
- Vendredi 28 juin, à partir de 17 h. La Crème Festival, à Villefranche-sur-Mer
(avec Busy P, Myd, Lewis OfMan et Myd). Tarifs : 20 euros et 25 euros, pass or 45 euros.
Rens. 09.83.97.07.90. lacremefestival.com.
- Mercredi 10 juillet, à 19 h 30. Mas des Escaravatiers, à Puget-sur-Argens (avec Bon Entendeur). Tarifs : 29,90 euros, réduit 27,80 euros, de 4 à 12 ans 11,80 euros. Rens. 04.94.81.56.83. lemas-concert.com


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