“Rhôooooooooo!”

Vous utilisez un AdBlock?! :)

Vous pouvez le désactiver juste pour ce site parce que la pub permet à la presse de vivre.

Et nous, on s'engage à réduire les formats publicitaires ressentis comme intrusifs.

Je veux bien mais j'ai la freebox

Connectez-vous

pour sauvegarder mes filtres et personnaliser mon flux

continuer sa lecture

lire le journal

  • Et si vous vous abonniez ?

    Au quotidien, où que vous soyez, consultez le journal complet en ligne, dès 6h du matin.

    Abonnez-vous

Découvrez l’offre numérique > Abonnez-vous

Cinq belles raisons d’aller au Théâtre Princesse-Grace

Mis à jour le 24/09/2018 à 09:21 Publié le 24/09/2018 à 09:20
Une grande saison de théâtre attend son public dans la petite salle de l’avenue d’Ostende.

Une grande saison de théâtre attend son public dans la petite salle de l’avenue d’Ostende. Photo Jean-François Ottonello

Toute l'info locale + Des reportages exclusifs

Cinq belles raisons d’aller au Théâtre Princesse-Grace

De Karl Marx à Racine, des classiques de la Comédie-Française aux pièces à grand succès populaire, la saison sera riche au TPG. Avec une incursion marquée vers les sujets de société

"La programmation de cette saison est probablement la plus aboutie." Françoise Gamerdinger, la directrice adjointe des Affaires culturelles, aux manettes du Théâtre Princesse-Grace depuis cinq ans, n’est pas peu fière des 25 spectacles programmés à partir du 10 octobre dans sa petite salle de 380 places.

Il est définitivement révolu, le temps où le TPG n’accueillait que de la comédie, du théâtre de boulevard, de la magie et de la chanson; et ne remplissait jamais vraiment la salle. Aujourd’hui, le taux de remplissage sur la saison dépasse les 90% et l’identité de la programmation est claire: "Le théâtre de texte et la littérature", assume Françoise Gamerdinger.

Une volonté de la princesse Stéphanie, la présidente du TPG, et de la princesse Caroline, qui règne sur la culture en Principauté, à laquelle l’ancienne professeure de lettres a totalement adhéré. "Certains spectateurs sont partis voir ailleurs, puis sont revenus. Je remarque aussi que le public s’est rajeuni", ajoute Françoise Gamerdinger.

Du classique, des poids lourds et un fil directeur

Cette saison 2018-2019 s’annonce à la fois riche et variée. Il y aura du théâtre classique (Racine, Molière, Marivaux), des cartons de la scène parisienne, des comédiens vedettes (Pierre Arditi, Charles Berling, Jean-Pierre Darroussin, Richard Berry, Mélanie Doutey, Francis Huster, Denis Podalydès, Stéphane Freiss…). Il y aura aussi des nouveautés, et une exclusivité: les deux seules dates en province de Fabrice Luchini en 2018.

Et puis, il y aura un fil directeur, qui s’est dessiné au hasard de la construction de cette programmation: un regard appuyé sur l’actualité et les débats de société. L’attentat du Bataclan, la violence conjugale et la gestion des déchets auront aussi leur place sur la scène du TPG.

Avec l’aide et les anecdotes parfois étonnantes de Françoise Gamerdinger, le metteur en scène de la saison 2018-2019 du Théâtre Princesse-Grace, voici les 5 bonnes raisons de réserver sa place, cette saison, dans la petite salle de l’avenue d’Ostende.

1. Fabrice Luchini en exclu

Fabrice Luchini (ici au Festival de Cannes en 2016).
Fabrice Luchini (ici au Festival de Cannes en 2016). Photo Patrice Lapoirie

Il montera deux fois sur la scène du TPG, les 10 et 11 octobre. Ne cherchez pas de place, c’est complet depuis longtemps. Il faut dire que la venue de Fabrice Luchini à Monaco est un petit événement, une exclusivité, même. Le comédien s’était juré de ne pas jouer ailleurs qu’à Paris en 2018. Il fera une exception monégasque.

Cette faveur trouve son origine dans une soirée parisienne de janvier dernier. Françoise Gamerdinger sort d’une représentation de "Des écrivains parlent d’argent", le spectacle que l’amoureux des lettres donne au Théâtre de la Michodière. Depuis son passage au Théâtre Princesse-Grace en 2016, tous deux ont conservé de bonnes relations. Le comédien a d’ailleurs invité la Monégasque à ce "seul en scène".

"Dans son spectacle, Fabrice Luchini clame qu’il n’invite jamais personne, que tout le monde paie sa place, y compris le président de la République. En rentrant à l’hôtel, je lui ai envoyé un SMS pour le remercier de m’avoir mieux traitée que le président de la République. Il m’a aussitôt rappelée pour me demander de faire la critique de son spectacle, à chaud. Surprise, je me suis lancée. Une semaine après, il m’appelait pour me remercier et me dire qu’il viendrait jouer son spectacle en exclusivité à Monaco."

Du coup, Françoise Gamerdinger en fait son ouverture de saison. Avec deux dates. Voici ce qui attend les veinards qui se sont arraché les places en 24 heures: en première partie, Luchini lit des extraits de textes classiques qui parlent d’argent (Sacha Guitry, Émile Zola, Jean Cau, Karl Marx, Charles Péguy).

Puis, dans la seconde partie, Luchini fait du Luchini, racontant sa panique au moment de la crise des subprimes, quand il apprend que sa banque est prise dans la tourmente. Cette banque où il a placé ses économies…

2. Art et bagarre

Photo Svend Andersen

Charles Berling, Jean-Pierre Darroussin et Alain Fromager. Rien que pour l’affiche, on a envie de se ruer au TPG, le 12 février. De surcroît, quand on sait que ces trois-là prennent à bras-le-corps – c’est vraiment le cas de le dire – la pièce Art, signée Yasmina Reza, plus aucune hésitation possible. Marc, Serge et Yvan sont amis depuis trente ans, jusqu’au jour où Serge achète un tableau entièrement blanc, sur lequel seuls de fins liserés blancs apparaissent quand on cligne des yeux. Serge présente son acquisition. Marc contemple l’œuvre et s’enquiert de son prix. C’est le point de départ d’un cataclysme entre les trois potes.

"J’adore ce texte, commente Françoise Gamerdinger. Cette pièce a marqué son époque. C’est une chance de l’avoir." Pour ce spectacle, Jean-Pierre Darroussin a reçu le Molière 2018 du "Comédien dans un spectacle de théâtre privé".

3. Un certain regard sur l’actualité

De gauche à droite:  Raphaël Personnaz dans
De gauche à droite: Raphaël Personnaz dans Photos DR

Ce n’était pas prévu. Le hasard de la programmation 2018-2019 impose ce constat: le Théâtre Princesse-Grace propose, à cinq reprises, de revisiter une actualité ou un fait de société. Le rapport au réel est un fil conducteur de cette saison.

«Vous n’aurez pas ma haine»

 

Raphaël Personnaz dans «Vous n’aurez pas ma haine».
Raphaël Personnaz dans «Vous n’aurez pas ma haine». Photo Giovanni Cittadini Cesi

La date ne doit rien au hasard. Vous n’aurez pas ma haine sera joué le 14 novembre, le lendemain du troisième anniversaire de l’attentat du Bataclan. Le comédien Raphaël Personnaz s’empare du texte d’Antoine Leiris, ce journaliste qui a perdu sa femme dans l’attentat, tombée sous les balles des terroristes. Raphaël Personnaz a reçu le Molière 2018 du "seul en scène". "Quand j’ai vu cette pièce au Théâtre du Rond-Point, je lui ai demandé de venir à Monaco, indique Françoise Gamerdinger. Il a tout de suite accepté."

"Le sale discours"

David Wahl dans «Le sale discours».
David Wahl dans «Le sale discours». Photo Erwan Floc’h

David Wahl. L’auteur et interprète n’est pas connu. Françoise Gamerdinger a déniché cette causerie sur "nos rapports à nos déchets" à Brest. "Ce texte est très cru et très drôle, assure-t-elle. J’aimerais beaucoup que le souverain vienne y assister." Le message est passé. Ce sera le 15 janvier.

"Le ventre de la baleine"

Agnès Pichois dans «Le ventre de la baleine».
Agnès Pichois dans «Le ventre de la baleine». Photo Didier Pruvot

La violence conjugale est au cœur de cette pièce de Stanislas Cotton, interprétée par Agnès Pichois et programmée le 22 novembre, dans le cadre de la Journée contre les violences faites aux femmes (25 novembre). Dans ce texte poétique et plein d’humour, l’auteur démonte le mécanisme complexe qui entraîne un couple dans une relation victime-bourreau. Un "bord de scène" sera organisé à l’issue de cette représentation, afin de poursuivre le débat avec le public.

"Justice"

"Justice", une reconstitution théâtrale de l’appareil judiciaire.
"Justice", une reconstitution théâtrale de l’appareil judiciaire. Photo Victor Tonelli

Dans cette pièce de Samatha Markowic, mise en scène par Salomé Lelouch, tous les personnages ont, un jour ou l’autre, été confrontés à la justice. Ils offrent ainsi une reconstitution théâtrale de l’appareil judiciaire. Un spectacle coup-de-poing, rempli d’humanité. Le 14 mars.

"Ce que j’appelle oubli"

Denis Podalydès revient sur la mort d’un homme à Lyon, en 2009, tabassé par des vigiles pour avoir bu une canette de bière dans un supermarché (lire ci-dessous). Le 2 avril.

4. La Comédie-Française

Photo Vincent Pontet / Comédie-Française

Depuis cinq ans, un partenariat lie le Théâtre Princesse-Grace et la Comédie-Française. C’est l’une des grandes fiertés de Françoise Gamerdinger.

L’institution culturelle française, surnommée la "Maison de Molière", propose cette saison deux spectacles au TPG. Le 5 mars, Bajazet, une tragédie en cinq actes de Jean Racine (photo ci-dessus). "Une tragédie classique avec une mise en scène contemporaine et un propos étonnamment actuel", confie la responsable du TPG.

Et puis, le 2 avril, un sociétaire de la Comédie- Française sera seul sur la scène du TPG, pour interpréter "Ce que j’appelle oubli", un texte de Laurent Mauvignier. Denis Podalydès n’est pas que le comédien, il a conçu ce spectacle poignant. Une histoire vraie: dans un supermarché de Lyon, en 2009, un homme boit une canette de bière sans la payer.

Quatre vigiles le saisissent, le conduisent dans la réserve et le rouent de coup. Il en meurt. Sur scène, le narrateur s’adresse au frère de la victime.

La venue de Podalydès à Monaco est le fruit d’une rencontre parisienne. "Quand j’ai vu ce spectacle à Paris, j’ai demandé à rencontrer Podalydès à la sortie. Nous avons marché dans la rue, il avait besoin de ce temps de marche pour sortir de son personnage, tant l’émotion est énorme."

5. Stars des planches

Melanie Doutey, Pierre Arditi, Richard Berry et Carole Bouquet
Melanie Doutey, Pierre Arditi, Richard Berry et Carole Bouquet Photos Nice Matin

En plus de ceux déjà cités, de nombreux autres comédiens vedettes vont se succéder sur la scène du Théâtre Princesse-Grace, cette saison. Le public y croisera notamment François Berléand (Ramsès II, le 25 octobre au Grimaldi Forum), Carole Bouquet (Heureux les heureux, le 8 novembre), Lorànt Deutsch (Terminus, le 20 décembre), Stéphane Freiss (l’acteur remplace Yvan Attal dans Le Fils, le 24 janvier), Pierre Arditi (Pierre Arditi lit ce qu’il aime, le 25 février), Richard Berry et Mathilde Seigner (La Nouvelle, le 7 mars), Francis Huster (Horowitz le pianiste du siècle, le 23 mars) ou encore Mélanie Doutey (Douce-amère, le 30 avril).

et aussi...

"Merlin, la légende"
Les enfants ne seront plus les oubliés du Théâtre Princesse-Grace. Cette saison, pour la première fois, la scène de l’avenue d’Ostende propose un spectacle pour le jeune public. Écrit et mis en scène par Caroline Ami et Flavie Péan, ce spectacle, complété par un goûter à l’issue, met en scène Merlin l’enchanteur, des chevaliers, des princesses… Succès garanti. Le 12 décembre, à 14h30, un horaire inhabituel mais plus adapté. «Nous espérons ainsi donner le goût du théâtre aux enfants», souligne Françoise Gamerdinger.

Amis du TPG
Une association des Amis du Théâtre Princesse-Grace vient de voir le jour. Cette saison, elle devrait notamment proposer à ses membres, des amoureux de théâtre et de littérature, des rencontres en coulisses après les spectacles.

Partenariats
À nouveau, le TPG accueillera cette saison l’examen de fin d’année de la section théâtre de l’Académie Rainier-III, ainsi que des étudiants du Pavillon Bosio en fonction de leurs besoins.

Offre numérique MM+

...


commentaires

Les insultes, les attaques personnelles, les agressions n'ont pas leur place dans notre espace de commentaires.
Tout contenu contraire à la loi (incitation à la haine raciale, diffamation...) peut donner suite à des poursuites pénales.