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"Cette saison est meilleure": la série HPI avec Mehdi Nebbou et Audrey Fleurot revient ce jeudi soir sur TF1

Véritable raz-de-marée lors de sa diffusion en 2021 (devant près de 10 millions de téléspectateurs), la série HPI revient sur TF1 pour une deuxième saison avec un Mehdi Nebbou toujours aussi proche d’Audrey Fleurot.

La rédaction Publié le 12/05/2022 à 12:30, mis à jour le 12/05/2022 à 11:35
Mehdi Nebbou et Audrey Fleurot. Photos François Roelants

Comme beaucoup, Mehdi Nebbou n’avait pas forcément envisagé de telles audiences lors de la première saison de HPI (9,5 millions de téléspectateurs de moyenne). La série portée par la folie d’Audrey Fleurot revient ce jeudi soir pour une deuxième saison très attendue. L’acteur, qui vit à Berlin, retrouve son rôle de Karadec, un flic intègre qui doit gérer au quotidien une drôle de partenaire.

Un an après, avez-vous mesuré le succès populaire de HPI?

Vivant à Berlin, je n’ai pas mesuré d’entrée la folie autour de la série. J’ai mis du temps à prendre conscience du succès. Cette série fait du bien aux gens, on est arrivé au bon moment aussi, il n’y a pas de cynisme, ça parle à tout le monde, il y a beaucoup d’humanité. Morgane, le personnage d’Audrey Fleurot, est forte et sensible, un peu comme mon personnage de Karadec, ils se ressemblent plus que ce que l’on peut penser. Durant cette saison deux, on va beaucoup s’engueuler… et beaucoup se rater. Notre duo flirte entre amitié et amour et c’est chouette.

Cette saison deux sera-t-elle différente?

 

On a clairement moins de pression car on a vu le résultat de la première saison. Cela rassure beaucoup un tel succès, les choix ont été bons. Il faut toujours une forme de chance dans le succès d’une série. Ce sont des choses qui nous dépassent mais sans doute que le personnage de Morgane représente une classe sociale dont on parle peu, ou rarement de manière positive.

C’est la classe ouvrière, des gens qui galèrent, qui font preuve de résilience. Cela donne du courage car c’est une battante. Son personnage fait du bien, il y a de l’humour, de l’empathie, de l’humanité. Quand vous êtes adossé à ça, vous êtes détendu pour débuter une deuxième saison. C’est comme un surfeur avec une belle vague, il faut en profiter car on ne sait pas combien de temps ça peut durer…

On sent une vraie énergie de groupe dans cette série…

C’était comme retourner en colonie de vacances. Il y a une vraie synergie de groupe, la mayonnaise a très vite pris. Tout le monde s’est réellement investi dans ce projet et les producteurs ont laissé carte blanche à tous les corps de métier pour apporter une petite touche à chaque fois. Personne ne s’est senti enfermé. Et puis c’est une série qui mêle le côté polar, la comédie et la comédie romantique. Et dans les trois cas on évite les clichés, les auteurs ne se sont jamais contentés du minimum.

Comment évolue votre duo avec Audrey Fleurot?

C’est un terrain de jeu qui est très bien préparé à l’écriture, les scénaristes nous ont fait littéralement des cadeaux. Avec Audrey, ça fonctionne car c’est un peu le système de La chèvre entre Pierre Richard et Gérard Depardieu. C’est la même dynamique. Au début, j’étais tenté de faire le con comme elle mais c’était une erreur car plus Pierre Richard part en vrille, plus Gérard Depardieu est stoïque et plus c’est drôle. Je dois contenir ma colère, me retenir de…

Il faut qu’il se passe des choses à l’intérieur de Karadec pour que le duo fonctionne. C’est à travers lui que les extravagances d’Audrey Fleurot prennent de la hauteur. Lui reste le flic principal de l’intrigue, c’est lui qui permet de recoller au polar même s’il se demande constamment comment il peut gérer un OVNI comme Morgane (rires). Karadec est un mec dans le contrôle qui a besoin de se rassurer pour ne pas trahir la vie qu’il mène. L’ADN de notre duo est simple et efficace: voir tout ce qu’il peut supporter vis-à-vis d’elle car, au fond, ils ont des sentiments l’un envers l’autre…

 

Comment jugez-vous cette saison deux?

Une deuxième saison, il ne faut pas s’endormir sur ses lauriers. L’idée est de faire aussi bien et je trouve qu’elle est même meilleure, elle est plus drôle, on se connaît mieux, il y a plus de profondeur. Il faut réussir à se réinventer. Et puis Audrey est la partenaire avec laquelle j’ai le plus travaillé dans ma carrière car deux saisons de huit épisodes, ça représente de très nombreuses heures de tournage, c’est intense mine de rien et ça rend notre duo encore meilleur.

Idéalement, vous aimeriez faire quoi comme projet?

J’ai envie d’aller à l’inverse de l’univers de Karadec, faire du David Lynch, du Desplechin, jouer un travesti pour Pedro Almodóvar, Audiard, Dolan. Ce sont des univers qui m’attirent. Je rêve de bosser sur des comédies sociales ou comédies noires façon Ken Loach ou des frères Coen. La comédie a souvent été le parent pauvre du cinéma alors que l’humour a un pouvoir de guérison incroyable… Il peut être libérateur.

HPI, ce jeudi soir à 21h10, sur TF1.

Offre numérique MM+

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