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Cannes : dispositif anti drones pour le Festival Cheval et gyropode pour rapprocher police et population

Mis à jour le 22/05/2019 à 10:28 Publié le 22/05/2019 à 10:28

Cannes : dispositif anti drones pour le Festival Cheval et gyropode pour rapprocher police et population

Parmi les 800 gendarmes mobilisés pour la quinzaine, quelques-uns sont positionnés sur le toit du Palais des Festivals, prêts à parer à une attaque

La menace pourrait prêter à sourire : un drone attaquant le Palais des Festivals. Une scène digne d’un film. Ce scénario est pourtant pris très au sérieux par les autorités. Parmi les 800 gendarmes mobilisés pour le Festival de Cannes, plusieurs opérateurs sont positionnés sur le toit du Palais des Festivals.

Leur rôle : parer à toute attaque.

Depuis quelques années, l’engin télécommandé est devenu un instrument très prisé des terroristes. Au Venezuela, en août dernier, deux drones chargés d’explosifs ont ainsi ciblé un défilé militaire dans lequel se trouvait le président Nicolas Maduro. Il y a une semaine, ce sont des pipelines saoudiens qui ont été visés par des drones explosifs ayant parcouru 800 kilomètres.

Un drone allumé peut être détecté

Sur le toit du Palais des Festivals, les opérateurs de la gendarmerie observent en temps réel les mouvements de drones dans le ciel cannois. « La première partie est celle de la détection », commente le chef d’escadron Jean-Paul de Azevedo, commandant de la compagnie de gendarmerie de Cannes.

« Nous sommes en capacité de détecter tous les drones volant dans le périmètre, ceux qui sont autorisés, et les autres. Mais aussi de savoir si un engin est en vol, voire simplement allumé. » Les opérateurs détectent le drone dès sa mise en service. « À partir du moment où il y a communication entre la télécommande et l’appareil, il y a une émission de signal et on peut le capter. »

Un engin localisé lundi

Ce fut le cas lundi. Un drone non déclaré a été localisé par la gendarmerie. Il n’était pas menaçant, ni dans le périmètre resserré du palais des Festivals, mais une enquête a été ouverte. Le propriétaire sera entendu, verbalisé et, le cas échéant, le matériel saisi.

La gendarmerie utilise ce type de technologie très sophistiqué - que nous n’avons pas été autorisés à photographier - depuis un an et demi. Sur leurs écrans de contrôle, les informaticiens de la gendarmerie peuvent ainsi prévenir toute intrusion. La neutralisation d’un drone suspect est ensuite électronique. « Dès qu’un drone non identifié entre dans la zone d’exclusion, nous sommes en mesure de le neutraliser par des moyens de type brouilleur, afin de contrarier son plan de vol », explique le commandant De Azevedo.

Ce dispositif anti drones est une des facettes de la présence de la gendarmerie à Cannes. Pour tenir un peu plus l’espace aérien, l’hélicoptère de la gendarmerie survole la ville plusieurs fois par jour.

En mer, plusieurs embarcations contrôlent les accès à la plage. À terre, des brigades cynophiles patrouillent quasi quotidiennement. Elles sont utilisées dans la détection des explosifs. Six chevaux de la garde républicaine sont mobilisés sur la Croisette. Et l’escadron départemental de sécurité routière surveille les accès de la ville.

Chaque jour, ce sont près de 60 à 70 gendarmes qui sont mobilisés, en lien avec les polices nationale et municipale et la Compagnie républicaine de sécurité. « La coopération est très étroite et les échanges de renseignements quotidiens », explique le commandant. Autour du Palais, la sécurité est organisée en cercles concentriques. Un maillage très serré qui tient compte de la menace, y compris technologique.

L’attaque des drones devrait pour l’instant rester un titre de film.

Pendant le Festival, Cannes quadruple ses habitants et le nombre estimé de participants s’élève à 70 000 personnes. La police nationale doit relever un triple défi : assurer une sécurité maximum sur fond de menace terroriste élevée. Etre omniprésente tout en préservant le côté festif du Festival. Patrouiller tout en communiquant.

Six policiers à cheval

Les unités équestres du Nord, de Seine-et-Marne et des Yvelines ont déployé six chevaux pour compléter les forces de sécurisation. Les cavaliers sont eux aussi des « stars » très prisées des photographes. « Outre l’aspect patrouilles traditionnelles, ces unités équestres apportent un plus à la sécurisation classique, collant parfaitement à la doctrine de la sécurité du quotidien qui se veut être un rapprochement police-population », souligne le commandant Florence Gavello.

Le gyropode « moderne et ludique »

Cette année s’est ajouté l’emploi des gyropodes, par des policiers du GSP (groupe de sécurité sur la voie publique) de Cannes. Ils arpentent les abords du palais des festivals tout au long de la journée. La direction départementale de la sécurité publique se félicite de « la fonctionnalité de ces engins électriques légers, véloces, maniable », qui permettent aux policiers de se déplacer rapidement en milieu urbain pour intervenir. « L’aspect moderne et ludique attire le public, ravi de s’approcher de ces policiers, “nouvelle génération” ». La Direction de la Sécurité publique ne s’en cache pas, ces unités spécifiques sont un vecteur de communication qualifié « d’intéressants ».

Sur la bande des 300 m

Autre particularité 2019, la venue de la brigade nautique de Toulon avec une Vedette maritime pour sécuriser, de concert avec la gendarmerie, la bande littorale des 300 mètres.

Sur le toit du Palais des Festivals, des gendarmes surveillent en temps réel les mouvements de drones. Avec 800 militaires, la gendarmerie assure un maillage serré pendant la quinzaine, aux côtés des autres forces de sécurité.
Sur le toit du Palais des Festivals, des gendarmes surveillent en temps réel les mouvements de drones. Avec 800 militaires, la gendarmerie assure un maillage serré pendant la quinzaine, aux côtés des autres forces de sécurité. Gendarmerie et AFP/Robert MacPherson
DDSP

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