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Baryshnikov "heureux" dans les pas de Nijinski

Attendu sur scène dès demain à la salle Garnier dans Letter to a man, inspiré des journaux intimes de Nijinski, le légendaire danseur était hier matin l'invité du Monaco Press Club

CEDRIC VERANY Publié le 29/06/2016 à 05:04, mis à jour le 29/06/2016 à 05:04
Au micro, Mikhail Baryschnikov a retracé les grandes étapes de son parcours artistique. Michael Alesi

Pour Jean-Christophe Maillot, il y a trois mythes dans l'histoire de la danse du XXe siècle : Nijinski, Noureev et Baryshnikov. Ce dernier était l'invité hier du Monaco Press Club.

Un rendez-vous exceptionnel avec ce danseur légendaire, qui retrouve cette semaine Monte-Carlo. Et les planches mythiques de la salle Garnier, où il jouera Letter to a man dans l'ombre de Nijinski.

Car cette chorégraphie coécrite avec Bob Wilson tourne autour des journaux intimes de Nijinski, qui a débuté justement sur la scène de Garnier à Monaco.

Une « merveilleuse coïncidence » pour Mikhaïl Baryshnikov. « Comme chaque danseur, j'ai été fasciné par l'héritage des Ballets Russes », assure celui qui a traversé la seconde partie du XXe siècle en foulant les scènes du monde entier et multipliant les collaborations. Et ajoutant qu'il n'entend pas quitter les feux de la rampe. « Être sur scène, c'est comme respirer pour moi ».

 

Sa vie est aussi un roman. Celle d'un artiste né russe et passé à l'Ouest en 1974 en demandant l'asile politique au Canada. Et devenu depuis, citoyen américain. La Russie, il n'y est jamais plus retourné. « Ce passage à l'Ouest c'est une très longue et ennuyeuse histoire. Mais je suis heureux qu'elle a eu lieu ».

«De bons souvenirs à Monaco»

À la Salle Garnier dès demain, Baryshnikov va donc se glisser dans le personnage de Nijinski. Interprétant les mémoires de cet artiste majeur sombrant dans la folie.

Au micro du Monaco Press Club, il a assuré hier être « heureux de revenir à Monaco ou j'ai de bons souvenirs ». Sa première fois c'était en 1977 pour la première européenne de son film Turning Point. « ça me semble être il y a un siècle. Mais je me souviens avoir eu le privilège de rencontrer le prince Rainier et la princesse Grace ».

 

Qui dit Monaco, dit Ballets de Monte-Carlo. Et Mikhaïl Baryshnikov a eu hier quelques mots très sympathiques pour le travail de Jean-Christophe Maillot.

« J'admire cette compagnie dont j'ai visité les locaux. Jean-Christophe est un garçon extraordinaire, qui sait comment raconter les histoires. Dommage que je sois trop âgé pour travailler avec lui », sourit celui qui sous son allure de jeune homme, porte ses 68 ans avec élégance.

« Ce qui est intéressant de souligner c'est qu'au début du XXe siècle, des Russes sont venus porter le ballet à Monaco et, aujourd'hui, c'est Jean-Christophe Maillot qui chorégraphie des spectacles en Russie. »

Avec Letter to a man à la salle Garnier, Mikhaïl Baryshnikov espère séduire le public monégasque.

« Chacun de nous, quand on travaille sur un projet, espère apporter de l'originalité. Mais on ne prétend pas faire une révolution », souligne-t-il. Cette touche d'originalité, est à voir pour quatre représentations exceptionnelles à partir de demain soir.

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