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Matthieu Ricard raconte son Himalaya en 100 photos

Mis à jour le 11/10/2017 à 05:32 Publié le 11/10/2017 à 05:32
Matthieu Ricard, hier en Principauté, pour présenter son travail photographique.

Matthieu Ricard, hier en Principauté, pour présenter son travail photographique. Michael Alesi

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Matthieu Ricard raconte son Himalaya en 100 photos

Le populaire moine bouddhiste a pioché dans un demi-siècle de clichés pris entre le Népal, le Tibet, l'Inde et le Bhoutan pour sa première « grande » exposition photographique

En 1967, avec l'insouciance de ses 20 ans, Matthieu Ricard quittait Paris pour Darjeeling, au nord de l'Inde. Un voyage initiatique qui guidera sa vie. Du Bhoutan au Tibet, en passant par le Népal, l'ancien thésard de l'Institut Pasteur a passé un demi-siècle dans l'Himalaya, où il est devenu moine bouddhiste.

Ce témoignage d'une vie, il le déroule en 100 photographies, pour une exposition événement à Monaco, sa première grande exposition, précisant : « Je ne cherche pas à raconter mon histoire, mais simplement partager la beauté de ces lieux. »

Sur les murs, le moine photographe s'attarde sur le premier cliché qu'il a réalisé en 1967.

Capter des moments magiques

« J'ai été photographe tout jeune par goût. À mon arrivée en Inde, j'ai commencé à faire des photos des maîtres spirituels que je rencontrais. Le portrait de mon premier grand maître, Kyabjé Kanguior Rinpotché, est le premier réalisé. J'avais un vieil appareil photo, je ne sais pas comment j'ai fait pour que l'image soit nette, sourit-il. À l'époque, il fallait envoyer les pellicules à développer à Bombay ; elles revenaient trois semaines plus tard et on ne sait jamais ce qu'on allait trouver. Quand j'ai eu mon premier appareil numérique, en 2000, la donne a changé pour avoir plus de liberté et de créativité. »

Pourtant, outre la technique, Matthieu Ricard prône le temps passé sur place, dans l'Himalaya.

« Il faut être là, prendre du temps. Je n'ai pas de plan préétabli au départ pour capter ces moments magiques. »

L'exposition en est jalonnée. Autant de témoignages d'une beauté fascinante des paysages croisés sur place. La galerie de portraits respirant de vie, qui accompagne l'exposition, est encore plus touchante. « Certains de ces hommes et femmes, je les ai rencontrés enfant et je les photographie depuis un demi-siècle, en les regardant grandir. »

Installé au monastère de Shéchèn au Népal, Matthieu Ricard n'entend porter aucun un message politique. Mais plutôt livrer les images d'une région du monde en péril. « Si on a un émerveillement devant la nature, on ne peut qu'espérer la préserver. Les changements climatiques se ressentent fortement là-bas. S'il doit y avoir un message à cette exposition, c'est un appel à cette prise de conscience. » Parole de sage.


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