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16e Musicales du Trophée : bravissimo Carissimi !

Mis à jour le 30/07/2016 à 05:08 Publié le 30/07/2016 à 05:08
Annick Fiaschi-Dubois, musicologue : « Je n'ai pas déposé de droits sur cette messe parce que je veux qu'elle vive, qu'elle soit jouée. Si je la déposais, elle repartirait aux oubliettes. »

Annick Fiaschi-Dubois, musicologue : « Je n'ai pas déposé de droits sur cette messe parce que je veux qu'elle vive, qu'elle soit jouée. Si je la déposais, elle repartirait aux oubliettes. » M.-E.C.

16e Musicales du Trophée : bravissimo Carissimi !

Quelle merveilleuse soirée a offert Ars Viva, organisateur des « Musicales du Trophée » pour son dernier concert !

Quelle merveilleuse soirée a offert Ars Viva, organisateur des « Musicales du Trophée » pour son dernier concert ! Artistes invités : l'ensemble vocal Camerata Apollonia, composé de 16 solistes issus des meilleurs ensembles baroques d'Europe, dirigé par Matthieu Peyrègne et accompagné par Mathilde Mugot (violoncelle) et Camille Mugot (clavecin) de « La Muse de Monaco ». Au programme : une première partie dédiée aux madrigaux de Monteverdi. L'occasion pour Annick Fiaschi-Dubois, musicologue éminente doublée d'une conteuse gaiement pédagogue, de raconter la révolution de la musique au XVIIe siècle, passant de la Renaissance au Baroque, et comment Monteverdi voulut convaincre le Pape de le faire venir à Rome en lui composant un grand Magnificat à 6 voix « l'essence même de la musique de Monteverdi ». Cette pièce clôtura la première partie du concert, quand les 6 voix se rejoignirent pour éclater en une musique lumineuse.

Une « re-création » mondiale

Le meilleur - et l'exceptionnel - restait pourtant à venir, avec la « Messe pour 4 chœurs sur le thème de L'homme armé ».

Écrite dans les années 1650 par Giacomo Carissimi, compositeur alors le plus célèbre au monde, elle était tombée aux oubliettes après la mort de celui-ci. C'est Annick Fiaschi-Dubois qui la redécouvrit - une aventure qu'elle raconta en préambule, expliquant comment elle l'avait recherchée puis fait extraire du fonds de la bibliothèque vaticane pour la recopier et la transcrire au cours de 6 mois de travail passionné. Et combien elle avait essuyé de refus de grands ensembles - qui la trouvaient trop difficile - avant d'obtenir l'accord de Matthieu Peyrègne.

La création mondiale eut lieu à Nice en septembre 2015. Ce mardi, la centaine de spectateurs présents eut donc le privilège d'assister à la « re-création » mondiale de cette messe dont les 4 chœurs de 4 voix indépendantes devaient être éparpillés dans l'église pour envelopper les fidèles d'une « multiphonie » destinée à les mettre en transe.

Mardi soir, les 4 chœurs restèrent devant le public, qui se contenta de l'extase.


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