Base de vie de Levens: l’autre record du 1er trail Nice Côte d’Azur

Le complexe sportif du village transformé en espace de restauration, repos, soins… Pour les centaines de participants partis de Roubion et d’Auron, 24 bénévoles ont mouillé le maillot.

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Christine Rinaudo Publié le 24/09/2022 à 18:10, mis à jour le 24/09/2022 à 18:14
Le point restauration pour recharger les batteries corporelles. Cyril Dodergny / Nice Matin

Méconnaissable le gymnase de Levens! Le parquet a disparu sous un revêtement protecteur, résistant aux chaussures crantées. Dehors, tables et chaises peuvent recevoir en même temps jusqu’à 200 coureurs épuisés, en quête de réconfort. Le complexe sportif est devenu, jusqu’à ce samedi soir, base de vie pour le trail Nice by UTMB. Étape incontournable pour les coureurs partis hier de Roubion pour la course de 110 kilomètres ou d’Auron pour la version 165 kilomètres.

Adieu bobos et fringales

Cyril, venu de la région de Nantes, s’est posé sur un lit de camp. Tout son barda devant lui. Soutenu par son accompagnateur. "J’ai parcouru 112 kilomètres depuis Auron. J’ai fait 7.000mètres de dénivelé positif et plus de 8.000 de dénivelé négatif. Là, je me change pour repartir et je vais manger…" Plus loin, un coureur, pieds nus, serre les dents. Une infirmière penchée sur son petit orteil, s’apprête à aspirer à l’aide d’une seringue le liquide d’une cloque. L’acte, minutieux, indolore, se déroule sous les yeux d’une femme sapeur-pompier, qui explique au patient qu’il peut avoir des pâtes. Le gars ne perd pas le nord et dit à la secouriste: "Ça ne vous dérange pas d’aller me cherche une assiette?" Pas de souci. Direction le stand où les pâtes, préparées maison, promettent une recharge en sucres lents.

Une commune bien entraînée

Levens, étape majeure de l’événement. Unité à plusieurs pôles, dont l’intendance est gérée par Georges Reverte, adjoint au maire délégué aux Sports. C’est la première fois que ce trail emblématique, qui vise au final le mont Blanc, pose ses bâtons à Levens, mais ici, on a l’habitude des méga raouts musculaires: "On a déjà assuré pour le trail de l’Edhec, pour les courses VTT… On sait comment procéder et puis on a cet espace", argumente Georges.

S’y activent vingt-quatre bénévoles – quinze de la commune et neuf dépêchés de Nice et d’ailleurs, tous drivés par Alain – en plus des dix-huit autres répartis dans le Férion pour la partie balisage, la sécurité… et qui, eux, ont tourné durant deux jours.

Chacun son baluchon

Sur cette vaste plateforme aux services pluriels, l’ambiance est bonne. L’intendance suit. À chaque arrivée, tout le monde applaudit. Avant de s’activer pour aider les coureurs. Sous le velum, on a dressé le spot gourmand avec boissons, café chaud, gâteaux, barres énergétiques, fruits en morceaux, carrés de chocolat noir… À l’intérieur du gymnase, des étendues de sacs à dos étanches. "La veille de l’épreuve, les coureurs ont mis leurs affaires de rechange dans ces sacs, transportés ensuite jusqu’ici, par camion. Les bleu ciel pour la course d’Auron et les bleu marine pour celle de Roubion." Sur chaque baluchon, un numéro, dont le double est détenu par chacun des coureurs. Qui récupéreront leurs affaires, redescendues ensuite à Nice, selon le même procédé du camion trimballeur.

 

Un bobo? Le PC médical tenu par l’infirmière et la femme sapeur-pompier, veille. À côté, trois tables attendent les muscles raidis par les crampes, endoloris par les entorses, les os chahutés par les chutes. Membres livrés au professionnalisme de Romain, Tristan, Pierre-Louis, les ostéopathes de l’association Paramed events.

Transpirés? Mouillés par la pluie? Les sanitaires chauffés sont là pour soulager, laver, requinquer.

Par ici les bonnes pâtes

Avant de reprendre le chemin des dénivelés chaotiques, il faut prendre des forces. Des vraies, avec les pâtes. Elles aussi ont leur petit univers: le restaurant éphémère, dans lequel Annie et Jean-Claude ont de quoi proposer 1.200 plats. Ce sont eux qui les font bouillir et les cuisinent: "Elles sont al dente et servies avec de la soupe." Le tandem a le sourire. Comme les autres bénévoles. Tous sont là pour les coureurs, mais d’abord "par plaisir…"

Le coin des ostéopathes: trois praticiens dédiés aux crampes, inflammations, petites entorses. On se remet d’équerre et on repart… Cyril Dodergny / Nice Matin.

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