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Vous cherchez des fruits et légumes bio? Une nouvelle Amap a ouvert à Cannes

Lancée le 3 octobre, la nouvelle Association pour le maintien d'une activité paysanne (Amap) regroupe vingt-quatre "amapiens" autour de Julien Ancel, agriculteur bio de Saint-Cézaire-sur-Siagne.

Marianne Le Monze Publié le 05/11/2018 à 17:06, mis à jour le 05/11/2018 à 17:06
Les distributions ont lieu tous les mercredis de 18 à 19 heures devant la médiathèque de Ranguin où le parking est aisé et gratuit. Photo M.L.M.

La batavia affiche un vert cru que ne saurait lui envier le petit piment Etna. Dans sa robe rouge carmin, il porte bien son nom.

À côté, carottes, navets, blettes ou oignons paille se font humbles dans les cagettes posées sur un étal installé en deux coups de cuillère à pot sur le parvis de la médiathèque de Ranguin.

Le site de distribution choisi par la toute jeune Amap Cannes Lérins (lancée le mercredi 3 octobre) est épatant.

Une Amap bio pour nourrir sa fille

Les vingt-quatre amapiens déjà regroupés autour de Julien Ancel, agriculteur bio de Saint-Cézaire, peuvent en attester: lorsqu'il pleut, la distribution des fruits et légumes patiemment cultivés par ce jeune agriculteur de 35 ans, est parfaitement protégée. Et cet hiver, ce sera bien agréable.

 

C'est d'ailleurs ce qui a retenu l'attention de Ludivine Saulneron lorsqu'elle a commencé à réfléchir à un lieu de distribution. A 38 ans, cette jeune mère de famille est à l'origine de cette première Amap bio de Cannes.

Elle confie avoir changé de vision quand sa fille est née. Elle a eu envie de maîtriser ce qu'elle donne à manger à son enfant aujourd'hui âgée de 4 ans.

Elle a aussi changé de vie: "J'étais dans le tourisme d'affaire et l'événementiel. Stressée tout le temps", avoue la jeune femme qui est en reconversion professionnelle dans la petite enfance et en formation pour enseigner le yoga aux plus jeunes.

Elle est également passée à l'heure de la transition écologique et a voulu prendre son destin en main en montant une Amap bio. "L'idée du compromis gagnant-gagnant autour d'un agriculteur m'a plu. On sait d'où viennent les légumes."

Ce mercredi-là, de nouveaux adhérents sont entrés à l'Amap. Pour Julien Ancel, 35 ans, c'est bon signe. L'Amap, outre le fonds de roulement assuré, puisque les amapiens prennent une adhésion pour six mois, permet aussi de développer son exploitation "Entre terre et miel".

50 arbres fruitiers plantés par an

Installé depuis 2010 à Saint-Cézaire, il assure la distribution en légumes, vient de s'équiper d'une serre, et développe ses plantations fruitières chaque année pour proposer davantage de produits.

 

"Depuis 3 ans, nous plantons 50 arbres fruitiers chaque année", affirme-t-il. Outre les légumes de saison, il récolte framboises, fraises Mara des bois, raisins et bientôt pommes, abricots, cerises, figues et toutes sortes de prunes… "Cet été nous proposerons davantage de fruits", promet-il.

Et ce qui lui plaît particulièrement, c'est le contact direct avec les amapiens "qui viennent parfois sur la propriété donner un coup de main. Le retour sur la qualité de notre travail, c'est important. On est parti de rien en 2010. On commence seulement à rentabiliser." Et les amapiens y sont pour quelque chose.

"Le prix me paraît très correct"

Claudia. Photo M.L.M..

"On habite à La Croix des Gardes. J'ai découvert les Amap grâce à Nice-Matin", témoigne Claudia. 

"On essaie de passer au bio et de privilégier les légumes de la région. On veut savoir d'où viennent les produits que nous ingurgitons et nous nourrir bien."

"On prend un panier tous les 15 jours seulement pour tester. Mais je pense qu'on pourrait passer à un panier par semaine."

"C'est la première fois que j'ai goûté des blettes. Nous sommes d'origine suisse. Ça donne des idées pour faire différemment.

"Cette semaine dans mon panier à 22 euros, j'ai du raisin, des épinards, des blettes, des navets, des piments, des pommes de terre, des oignons, une salade… Le prix me paraît très correct."

 

"On est devenu exigeant"

Daniel.

"Je réside à Cannes-La Bocca, c'est ma première Amap. Ça fait longtemps qu'on en cherchait une pour consommer local. Mais soit elles étaient complètes. Soit elles ne correspondaient pas à ce que nous cherchions. Car on est devenu exigeant", assure Daniel. 

"On cherchait un agriculteur respectueux de la terre et de l'environnement. Une culture sans pesticide."

"Cette prise de conscience a commencé avec la naissance des enfants il y a 10 ans. On a commencé à se renseigner sur la qualité. On s'est penché sur la permaculture. Aujourd'hui on cultive nous-mêmes notre jardin."

"L'idée de l'Amap est séduisante parce qu'on aide Julien qui nous donne des conseils. Sa démarche correspond complètement à la nôtre. Le panier à la semaine ne nous suffit pas, nous complétons dans les magasins bio. Et puis nous sommes entrés dans une démarche plus globale qui vise à limiter les déchets, éviter les déplacements."

"C'est le début des Amap, mais si on était des milliers à soutenir des agriculteurs locaux on pourrait commencer à faire changer les choses."

Dans le panier il y avait

Julien Ancel, agriculteur à Saint-Cézaire. Photo M.L.M..

Julien Ancel, agriculteur à Saint-Cézaire (domaine Entre terre et miel) explique que ce jour-là dans le panier il y avait:
1kg de pomme de terre Charlotte
1kg de carottes
500g de navets feuille, 2 pieds de blettes
500g d'épinard
500g de muscat doré
500g d'oignons paille
1 batavia ou 2 rougettes et en cadeau une jolie poignée de piments Etna.

Pour joindre l'Amap Cannes Lérins

Les distributions de l'Amap Cannes Lérins ont lieu le mercredi de 18 à 19 heures sur le parvis de la médiathèque de Ranguin.

 

Pour entrer en contact avec Ludivine Saulneron: amapcanneslerins@gmail.com.

Offre numérique MM+

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