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Une boutique éphémère met en avant l’entreprenariat à Beausoleil

Depuis vendredi dernier, six entrepreneurs ont investi le local Pop Up en face de l’hôtel de Ville de Beausoleil pour exposer leurs créations en tout genre. Une initiative souhaitée par le maire.

Kévin Sanchez Publié le 15/12/2021 à 15:33, mis à jour le 15/12/2021 à 15:33
Jessica est aussi présente sur le marché de Sospel.

Point de départ d’un nouveau cheminement culturel désiré par la municipalité, la boutique éphémère vient d’ouvrir ses portes en fin de semaine dernière avec le concours d’Initiative Menton Riviera. Une manière de mettre en avant des artisans entrepreneurs locaux en leur offrant un espace de visibilité sur une durée de trois mois ou plus. Car si la plupart d’entre eux ont l’habitude de se faire connaître via les réseaux sociaux, cet espace entièrement rénové il y a de ça un mois et demi, reste un lieu d’échange plus conventionnel qui permet, au sortir de plusieurs fermetures pour raisons sanitaires, de renouer contact avec les clients ou d’élargir sa clientèle. Ainsi, sept artisans se sont approprié les lieux en y exposant leurs créations variées que ce soit en céramique, pop art, reproduction de peinture, création de meubles, haute maroquinerie, linge de maison zéro déchet ou encore bijoux. Focus sur trois d’entre eux qui exposeront leurs travaux, tout en restant à l’écoute pour répondre à certaines demandes sur-mesure.

Des bijoux sur-mesure

Vous pouvez retrouver AyaTim Art’ sur Facebook et Instagram. KS.

Né d’un mix du prénom de ses enfants Ayana et Timo, AyaTim Art’s a vu le jour il y a un an. Spécialisée dans la création de bijoux, Baby Pecorelli travaille depuis 10 ans dans ce domaine. « J’avais arrêté après le décès de ma maman. Lorsque j’ai accouché de mon deuxième enfant, je me suis dit qu’il fallait que je reprenne », explique la jeune maman d’origine philippine de 36 ans, ajoutant que sa mère adoptive « disait toujours qu’il ne fallait pas que j’arrête, que j’étais douée dans ce que je faisais. »

Cette autodidacte qui a appris le métier en regardant les bijoux de sa mère a longtemps travaillé avec la certification d’une grande marque de bijoux. Désormais très active sur les réseaux sociaux, une grande partie de son activité réside dans la création de colliers, bracelets…, tout sur-mesure. Si la réalisation du produit fini ne lui prend en moyenne qu’une après-midi, elle sait s’adapter à toutes les bourses tout en respectant la volonté de ses clients. « Ce qui est le plus compliqué ce n’est pas la réalisation du bijou en lui-même mais plus la partie en amont. Il faut cerner la demande de la cliente en discutant avec elle et penser l’objet avant de se lancer dans la production. »

Transiter
vers le zéro déchet

 
Jessica est aussi sur le marché de Sospel. KS.

Jessica Frasnetti, ancienne juriste en droit du travail s’est reconvertie depuis un an dans la création de couture zéro déchet : « Je me suis cherchée pendant deux ans et très franchement je ne regrette rien. » Sa production s’articule principalement autour de trois axes, la salle de bain, la cuisine, ainsi qu’une gamme de vêtements et accessoires pour les enfants. « L’idée de créer du zéro déchet m’est venue du jour au lendemain. Au départ j’ai commencé à en acheter pour la salle de bain et éviter de gaspiller trop de coton », précise la jeune maman, aux manettes de l’entreprise. Tout ce qu’elle vend vient d’une expérience personnelle. Pour pousser son concept un peu plus loin, Jessica utilise des tissus bio en accord avec les normes éco-responsables fabriqués à base de colorants naturels. Pour inciter les clients encore hésitants à se lancer dans cette pratique que beaucoup trouvent intéressante, Jessica va créer des box thématiques comme Mon début zéro déchet salle de bain ou un set de naissance pour bébé.

La maroquinerie
de luxe Mcotha

Alexandre est au concept store de Cap 3000. KS.

Styliste de formation, Alexandre Hurson a toujours souhaité créer sa marque de vêtements. Après 20 ans dans la gestion de magasins de prêt-à-porter, c’est désormais dans la maroquinerie de luxe « accessible » qu’il officie. « Le premier confinement a eu raison de moi. Pendant 3 mois, le magasin que je tenais a été fermé. Durant cette période j’ai fait de la maroquinerie et un matin je me suis dit c’est bon je plaque tout et je me lance », raconte celui qui a lancé sa marque Mcotha depuis 1 an. Alexandre travaille essentiellement sur des petites collections et en grande partie en sur-mesure. « J’adore le travail du cuir. Je me suis inspiré des tutos de fabrication de grandes maisons de luxe, en commençant par la réalisation d’une ceinture », explique l’autodidacte qui précise qu’il s’agit d’un accessoire sur lequel on retrouve l’essentiel des techniques à connaître pour pouvoir fabriquer approximativement n’importe quel produit. Chacune de ses productions mises en vente sort directement de son atelier à domicile, équipé de machines professionnelles acquises petit à petit afin d’obtenir un produit fini de haute qualité, réalisé 100 % à la main.

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