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Un chauffard fauche dix passants à Nice

Mis à jour le 12/12/2015 à 05:14 Publié le 12/12/2015 à 05:14
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Un chauffard fauche dix passants à Nice

En infraction sur les voies du tramway, la voiture, percutée par un second automobiliste, a fini sa course sur la terrasse d'un restaurant. Dix blessés dont deux graves sont à déplorer

Au moment où un client entrait dans le magasin, j'ai entendu en grand bruit. Pasquale Nocera tient un magasin de prêt-à-porter, 22, avenue de la République à Nice. Il est 15 h 30 hier, ce commerçant se précipite dehors. « La première chose que j'ai vue, c'est la poussette écrasée », souffle Pasquale encore sous le choc. Il enjambe les quelques mètres qui séparent sa boutique du Bistro del Mare dont la terrasse vient d'être pulvérisée par une voiture : « Une femme hurlait : "Mon bébé, mon bébé !" Je me suis dit il faut le sauver. J'ai appelé de l'aide et à une dizaine on a soulevé la voiture. » Kayron, à peine âgé d'un mois et demi, n'était heureusement pas dessous. Dans un réflexe salvateur, sa grand-mère l'avait arraché de la poussette. Le nourrisson va bien. Sa cousine moins. Saffa, 11 ans, souffre de multiples fractures. Elle est, avec sa mère Amandine, l'une des deux victimes les plus grièvement atteintes de cet accident qui, au total, a fait dix blessés.

Une famille en état de choc

La plupart appartiennent à la même famille. Celle d'Olivier Ramirez. Lui, se trouvait au travail au moment du drame : « Ils m'ont appelé en urgence. Mon fils Kayron va bien. Ma femme se plaint du dos. Pour ma sœur, Amandine, et ma nièce, Safa, ils ne veulent pas me dire », peine à expliquer ce Niçois de 28 ans. « Ils allaient en ville faire les courses de Noël. Ils ne faisaient que traverser... »

Juste au moment où une Ford Focus déboule sur les voies du tram' en direction de Garibaldi. En infraction, elle ne stoppe pas non plus à l'intersection avec la rue Barberis. D'où arrive, au même instant, une Citroën C3. Le choc est violent. Il propulse la Focus jusque sur le trottoir où se mêlent passants et clients du Bistro del Mare. « Il y a eu deux "boums" et les gens se sont mis à hurler. Au départ j'ai cru à un attentat », témoignent Célia et Marine, les deux employées de la boutique Virgin Mobile qui jouxte le restaurant.

Le conducteur en garde à vue

Une noria d'ambulances commence à arriver sur les lieux. Sous le commandemant d'Olivier Pauletti, une quarantaine de sapeurs-pompiers et deux équipes du Samu, médicalisent sur place les deux victimes les plus graves et évacuent un à un les blessés vers différents hôpitaux. Aucun pronostic vital ne serait engagé.

Alors qu'un important dispositif policier maintient à distance les badauds, nombreux, qui se sont massés le long des voies, le maire, Christian Estrosi, et son premier adjoint arrivent sur les lieux. Les images des caméras de sécurité de la ville sont mises à la disposition des enquêteurs de la brigade « accident et délits routiers » qui déjà procèdent aux premières constatations. Même si les circonstances de ce spectaculaire et dramatique accident paraissent d'ores et déjà évidentes. Le chauffeur de la Ford Focus, un homme d'une quarantaine d'années, a été placé en garde à vue hier soir, tandis que celui de la C3, âgé de 85 ans, était à son tour conduit à l'hôpital.

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