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Faut-il fixer un prix minimum pour l'alcool dans les "lieux de fête"?

Mis à jour le 09/01/2019 à 14:07 Publié le 09/01/2019 à 14:06
Illustration.

Illustration. Photo F. F

Faut-il fixer un prix minimum pour l'alcool dans les "lieux de fête"?

C'est ce que souhaite le Conseil économique, social et environnemental (Cese) qui a plaidé mercredi pour l'instauration d'un prix minimum pour l'alcool vendu "dans les lieux de fête", allant ainsi plus loin que le plan gouvernemental sur les addictions dévoilé mardi.

Le Cese, dont les avis sont simplement consultatifs, a publié mercredi celui qu'il consacre aux "addictions au tabac et à l'alcool".

L'instauration d'un prix plancher pour les boissons alcoolisées vendues "dans les lieux de fête" est l'une des principales mesures proposées. Ce prix minimum serait fixé pour chaque unité d'alcool contenue dans tous les types de boisson alcoolisée (bière, alcools forts, vin...).

L'Ecosse a été le premier pays au monde à adopter cette mesure, en mai. Pour la France, le Cese préconise qu'elle se limite aux "lieux de fête", sans liste précise.

"L'idée, c'est d'instaurer un prix minimum dans tous les lieux qui ont l'habitude de pratiquer des prix bas pour l'alcool, c'est-à-dire les lieux de fêtes pour les étudiants ou les fêtes professionnelles", a expliqué à l'AFP la corapportrice de l'avis, Marie-Josée Augé-Caumon.

"On ne dit pas comment ça peut s'appliquer, on ne peut pas donner une solution toute faite", a-t-elle ajouté.

"Très compliqué", selon Agnès Buzyn

L'instauration de cette mesure en Ecosse n'a pu se faire qu'après une longue bataille juridique avec l'industrie de l'alcool. Cette bataille était allée jusqu'à la Cour européenne de justice en 2015.

Interrogée sur BFMTV sur l'opportunité d'une telle mesure, la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, a répondu: "C'est très compliqué d'imposer un prix minimal dans certains lieux et pas dans d'autres. C'est une belle proposition mais techniquement, c'est très compliqué".

Cette proposition a d'autant moins de chances d'aboutir qu'elle ne figure pas dans le plan national sur les addictions, publié mardi par la Mildeca (Mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives).

Des spécialistes de l'addictologie ont déploré l'absence de mesure sur les prix de l'alcool dans ce plan, dont la publication, attendue de longue date, a été précipitée par des fuites dans la presse.

"C'est une grande déception", a commenté Mme Augé-Caumon, pharmacienne de profession.

Parmi les autres mesures proposées dans son avis, le Cese préconise de "créer un périmètre sans publicité pour les boissons alcoolisées, notamment près des lieux d'éducation et de formation".

Enfin, il souhaite inclure la cigarette électronique "parmi les dispositifs de sevrage tabagique" en "l'intégrant dans le discours de prévention des addictions".


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