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Reddition, évacuation, échange de prisonniers... Ce que l'on sait sur l'évacuation de 265 soldats de l'usine Azovstal de Marioupol

Plus de 260 soldats ukrainiens blessés sont sorties des souterrains de l'usine Azovstal à Marioupol depuis lundi 16 mai. Moscou évoque une reddition de ses combattants, Kiev parle d'échanges de prisonniers. On fait le point.

Damien Allemand Publié le 17/05/2022 à 13:15, mis à jour le 17/05/2022 à 13:15
Un combattant ukrainien blessé dans l'usine Azovstal à Marioupol. Photo AFP

Ça bouge enfin au sein de l'usine Azovstal de Marioupol. Quelques 265 combattants ukrainiens, retranchés depuis des semaines dans l'aciérie, sont sortis des souterrains de cette ville-martyre pour être pris en charge par les forces russes. Reddition ou simple évacuation des blessés "dealés" lors des négociations? Une fois encore, Kiev et Moscou ne sont pas d'accord. On fait le point. 

Ce que dit le Kremlin

"Au cours des dernières 24 heures, 265 combattants ont rendu les armes et se sont constitués prisonniers, dont 51 gravement blessés", a indiqué le ministère russe de la Défense dans un communiqué publié mardi 17 mai. 

"Tous ceux qui nécessitent une assistance médicale sont envoyés vers l'hôpital de Novoazovsk", en territoire séparatiste prorusse, a-t-il précisé.

"Je rappelle la déclaration de Poutine, ils seront traités en conformité avec le droit international", a dit Dmitri Peskov.

 

Ce que dit le régiment Azov

"Ce n'est pas une reddition!", a contesté l'un des commandants du régiment Azov, toujours retranché dans l'usine Azovstal, dans une vidéo publiée sur Telegram. 

"C'était un échange de soldats ukrainiens grièvement blessés contre des prisonniers de guerre russes. Afin de sauver des vies, toute la garnison de Marioupol se conforme à la décision approuvée du haut commandement militaire et espère le soutien du peuple ukrainien", dit-il.

Lundi, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a dit, dans une vidéo, que l'essentiel était de "sauver la vie de nos gars". "Je veux le souligner: l'Ukraine a besoin de ses héros vivants. C'est notre principe", a-t-il ajouté.

De son côté, la vice-ministre ukrainienne de la Défense Ganna Malyar a confirmé que les combattants sortis des souterrains avaient été évacués vers des localités situées en territoire contrôlé par les forces russes et prorusses dans l'est de l'Ukraine. Elle avait précisé que les combattants devaient être à l'avenir rapatriés en territoire contrôlé par l'Ukraine, "dans le cadre d'une procédure d'échange".

Comment seront-ils traités? 

Interrogé lors d'un briefing téléphonique avec des journalistes, le porte-parole du Kremlin a refusé de dire si ces soldats ukrainiens seraient considérés comme des prisonniers de guerre ou des criminels de guerre, alors que Moscou accuse de nombreux militaires ukrainiens, en particulier ceux du bataillon Azov de Marioupol, comme étant des "bandes armées néonazies".

 

"Je rappelle la déclaration de Poutine, ils seront traités en conformité avec le droit international", a dit Dmitri Peskov.

De son côté, le président de la chambre basse du Parlement, Viatcheslav Volodine, sans parler du cas de Marioupol en particulier, a jugé sur son compte Telegram que "les criminels nazis ne doivent pas faire l'objet d'un échange de prisonniers". "Concernant les nazis, notre position doit rester inchangée: ce sont des criminels de guerre, et nous devons tout faire pour qu'ils comparaissent en justice", a-t-il dit.

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