Guerre en Ukraine: des animaux à l'origine des plusieurs explosions à la centrale nucléaire de Zaporijjia?

Trois explosions ont retenti à proximité de la centrale nucléaire de Zaporijjia en Ukraine. Des détonations qui pourraient avoir été causées par... des animaux, selon l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA).

Damien Allemand Publié le 29/09/2022 à 08:36, mis à jour le 29/09/2022 à 08:42
Un soldat russe devant la centrale nucléaire de Zaporijjia. Photo AFP

La centrale nucléaire de Zaporrijjia a-t-elle été encore ciblée par un bombardement? Pas vraiment, si l'on en croit le dernier communiqué de l'Agence internationale de l'énergie atomique. 

D'après l'AIEA, les trois explosions qui ont retenti, mercredi et jeudi matin, aux abords de cette infrastructure sensible pourraient avoir été causées par des animaux qui auraient marché sur des mines terrestres. 

"À 6 heures du matin, heure locale aujourd'hui, l'une des mines a explosé à environ 50 mètres de la clôture d'enceinte de la centrale. Il a également été confirmé que les deux explosions qui s’étaient produites hier matin avaient très probablement été causées par des animaux se déplaçant dans la zone minée à l'extérieur de la clôture", écrit l'AIEA dans un communiqué. 

La centrale de Zaporijjia, la plus grande d'Europe, est occupée par les troupes russes depuis le 4 mars, peu après l'invasion de l'Ukraine, et a été visée à de nombreuses reprises par des bombardements ces derniers mois. 

La sécurisation du site demandée

Rafael Grossi, le patron de l'AIEA, prône la mise en place d'une zone de sécurité autour du site, avec un engagement des deux parties à "ne pas attaquer ou bombarder la centrale".

 

"C'est possible et il faut le faire. Je suis prêt à poursuivre les consultations dans les deux pays cette semaine afin de protéger la centrale" et de "stabiliser une situation tout simplement inacceptable", a-t-il insisté.

Dans cette optique, le responsable de l'instance onusienne avait rencontré la semaine dernière, en marge de l'Assemblée générale de l'ONU à New York, le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov et le chef de la diplomatie ukrainienne Dmytro Kouleba.

L'Ukraine prône pour sa part un retrait des troupes russes, comme l'a réitéré son représentant à la tribune lundi, mettant en garde "contre un désastre nucléaire aux conséquences mondiales". 

Plusieurs pays dont la France ont également dénoncé la "militarisation" par la Russie de la centrale.


Il a aussi laissé entendre qu'il était prêt à user de l'arme nucléaire pour défendre la Russie face à l'Occident, qu'il accuse d'être déterminé à détruire son pays.

"J'estime nécessaire de soutenir la proposition (du ministère de la Défense) de mobilisation partielle des citoyens en réserve, ceux qui ont déjà servi (...) et qui ont une expérience pertinente", a déclaré M. Poutine dans une allocution télévisée enregistrée.

"Le décret sur la mobilisation partielle est signé" et entrera en vigueur "aujourd'hui" mercredi, a ajouté le président russe.

"Nous ne parlons que de mobilisation partielle", a-t-il affirmé, alors que des rumeurs sur une mobilisation générale couraient ces dernières heures.

Selon le ministre russe de la Défense, Sergueï Choïgou, cela représente 300.000 réservistes, soit "un peu plus de 1%" du nombre de personnes mobilisables dans le pays, estimé à quelque 25 millions de personnes.

Ces renforts seront déployés pour "consolider" et "contrôler" les lignes arrières, le long d'"une ligne de front qui fait plus de 1.000 kilomètres" dans le sud et l'est de l'Ukraine.

#Poutine #Zelensky #GuerreenUkraine #Ukraine #Russie" />

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