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Un célèbre opéra de Verdi qui évoque l'histoire lointaine des Grimaldi a émerveillé la salle

Donné sous forme de concert, l'opéra de Verdi Simon Boccanegra évoque l'histoire lointaine des Grimaldi. Prochaine représentation, demain, à l'auditorium Rainier-III

André PEYREGNE Publié le 07/03/2017 à 05:06, mis à jour le 07/03/2017 à 13:36
La soprano Sondra Radvanovsky interprétait pour la première fois le personnage d'Amelia. Alain Hanel

Simon Boccanegra n'est pas l'opéra le plus célèbre de Verdi. On y trouve pourtant des pépites. Son héros est l'un des personnages les plus forts qu'ait créés ce compositeur ; au cœur de l'ouvrage, la scène dite « du conseil » est un morceau d'anthologie. Et lorsqu'on entend une interprétation aussi belle que celle qu'on a entendue dimanche, on peut vous assurer que Simon émerveille !

La trame de cet opéra fait référence à un épisode lointain de l'histoire de la famille Grimaldi.

Au XIVe siècle, Simon Boccanegra, était un corsaire devenu doge de Gênes à une époque où s'affrontaient les familles Grimaldi, Doria, Fieschi. Boccanegra eut une fille qui, abandonnée à sa naissance, fut confiée à la famille ennemie Grimaldi, et qui apparaît dans l'opéra sous le nom d'Amelia Grimaldi.

En 1357, Boccagnera combattit Charles Grimaldi jusqu'à la mort, ce qui permit aux Génois de récupérer le Rocher de Monaco (Cet épisode n'apparaît pas dans l'opéra).

 

Coup d'essai, coup de maître !

L'ouvrage a donc été donné dimanche sous forme de concert en l'Auditorium Rainier III et sera redonné demain mercredi. Les chanteurs apparaissaient devant l'orchestre en tenue de soirée, comme à un concert, et non comme à une représentation d'opéra avec décors, costumes et mise en scène.

Le baryton Ludovic Tézier incarnait pour la première fois le personnage de Boccanegra. Coup d'essai, coup de maître ! On trouva en lui la puissance du chanteur, le panache du corsaire, l'autorité du doge. Même chose pour la soprano Sondra Radvanovsky : incarnant pour la première fois le personnage d'Amélia, elle lui donna la flamboyance d'un grand rôle verdien.

Côté ténor, le célèbre Mexicain Ramon Vargas était en terrain conquis, plébiscité d'avance. La prestation de la basse Vitalj Kowaljow s'est doublée de la performance de remplacer le chanteur initialement prévu, Andrea Mastroni, qui était souffrant.

À cela s'ajouta le brio des chœurs. L'orchestre faisait déferler la musique de Verdi en vagues aussi puissantes que la mer sur laquelle, jadis, Boccanegra lançait ses navires. Tout cela se déroula sous l'autorité du chef d'orchestre Pinchas Steinberg, vaillant héros d'une carrière internationale commencée il y a quarante ans.

Les bravos du peuple qui, au XIVe siècle, ont accompagné l'intronisation du doge Boccanegra ne devaient pas être plus forts que ceux du public qui, dimanche, a fait un triomphe à l'opéra.

Offre numérique MM+

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