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Philharmonique : Fanny si belle en Sibelius !

Jean-Claude Casadesus a dirigé l'Orchestre philharmonique de main de maître, dimanche, faisant également briller la violoniste Fanny Clamagirand

André PEYREGNE Publié le 02/02/2016 à 05:07, mis à jour le 02/02/2016 à 05:07
A.P.

Elle a du panache, notre petite Française Fanny Clamagirand ! « Nôtre », car elle nous appartient un peu, à Monaco. C'est en effet en Principauté qu'on l'a découverte, lors de sa victoire aux Masters de violon de Monaco en 2007. Et elle a fait carrière.

La finesse de sa personne et de son jeu fait qu'on l'attend plutôt dans les tendres arabesques de la musique française. Eh bien, c'est dans les sombres méandres du concerto pour violon et orchestre de Sibelius qu'elle nous est apparue dimanche. Elle y a fait merveille, se glissant avec finesse et autorité dans la forêt dense de la musique de ce compositeur finlandais. Fanny a été si belle en Sibelius ! Le public lui a manifesté chaleureusement son admiration. Elle a répondu en jouant en bis un mouvement de sonate de Bach.

Casadesus magnifique à la baguette

Le concert était dirigé par un maître qu'on respecte : Jean-Claude Casadesus, recordman de la longévité à la tête d'un orchestre - celui de Lille qu'il dirige depuis quarante ans et avec lequel il a accompli un travail magnifique.

 

La musique étant souvent une affaire de famille, Jean-Claude Casadesus a fait entendre, en début de concert, une œuvre intitulée Nuée composée par… son propre frère Dominique Probst. Voilà une partition bien écrite, habilement orchestrée, qui s'inscrit dans la tradition de la musique symphonique française moderne, où les solistes interviennent de toutes parts comme dans un vaste ensemble de musique de chambre. Seul étonnement : le titre Nuée. Avec un tel titre, on attendrait l'évocation d'un brouillard, d'un ciel couvert, une météo des jours sombres. Au lieu de cela, l'orchestre resplendit d'incessants traits de lumière. Monsieur Probst a la nuée très méditerranéenne ! Il a en tout cas beaucoup de talent.

Deux œuvres célèbres étaient également au programme : le Prélude à l'après-midi d'un faune de Debussy et l'Oiseau de feu de Stravinsky - deux chefs-d'œuvre qui ont été composés pour les Ballets russes de Monte-Carlo. Le Philharmonique de Monte­Carlo a miroité de toutes ses couleurs - avec le beau solo de flûte de Raphaëlle Truchot dans le « Faune » et celui de basson de Franck Lavogez dans la célèbre berceuse de l'Oiseau de feu. À part cela, le Philharmonique, rutilant de toutes parts, aura été comme l'oiseau : « de feu » !

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