“Rhôooooooooo!”

Vous utilisez un AdBlock?! :)

Vous pouvez le désactiver juste pour ce site parce que la pub permet à la presse de vivre.

Et nous, on s'engage à réduire les formats publicitaires ressentis comme intrusifs.

Je veux bien mais j'ai la freebox

Connectez-vous

pour sauvegarder mes filtres et personnaliser mon flux

continuer sa lecture

lire le journal

On a assisté à la première de l'opéra qui sera donné ce mardi pour la Fête nationale à Monaco

Mis à jour le 18/11/2019 à 09:08 Publié le 18/11/2019 à 12:00
Les aigus et le timbre cristallin d’Olga Peretyatko portent cet opéra.

Les aigus et le timbre cristallin d’Olga Peretyatko portent cet opéra. Photo A. Hanel/Opéra Monte-Carlo

On a assisté à la première de l'opéra qui sera donné ce mardi pour la Fête nationale à Monaco

Lucia di Lammermoor, l’opéra de Donizetti, dont la première a eu lieu ce dimanche, sera donné pour la Fête nationale, ce mardi.

Au début, lorsque le rideau sur l’immense scène du Grimaldi Forum s’ouvre, on voit un rocher se dresser au bord de la mer. Détaché des récifs scottish et des récits de Walter Scott, il nous met dans l’ambiance des légendes écossaises. Sur ce rocher viennent se briser les vagues. L’effet est saisissant, obtenu par la projection vidéo d’une mer en mouvement sur un écran transparent tendu au premier plan.

Cette scène maritime sert de leitmotiv à l’ensemble de ce spectacle de Lucia di Lammermoor. C’est la mer de Lammermoor.

L’opéra de Donizetti a été représenté ce dimanche et sera redonné ce mardi soir pour la Fête nationale dans une magnifique mise en scène de Jean-Louis Grinda, directeur de l’Opéra de Monte-Carlo.

Illustration
Illustration Photo A. Hanel/Opéra Monte-Carlo

Distribution internationale

L’histoire est celle d’une femme qui tue son mari au soir de ses noces, aimant un autre homme que celui que son frère l’a obligée à épouser. Elle sombrera dans la folie et mourra.

Pour incarner cette Lucia à l’amère mort, Jean-Louis Grinda a fait venir la soprano qui a récemment incarné ce personnage à l’Opéra de New York et à l’opéra de Vienne. Quelles plus belles références que celles-là? Cette Olga Peretyatko a de beaux aigus et un timbre cristallin - cristal en harmonie avec l’ "harmonica de verre" qui l’accompagne au cœur de l’orchestre (suivant le vœu exprimé par Donizetti dans sa partition). Elle donne une interprétation particulièrement humaine de la scène de la folie.

Quant aux quatre hommes qui l’accompagnent, ils sont dans la tradition des distributions de luxe monégasques. En tête le ténor espagnol Ismael Jordi, dont le métal de la voix est acéré comme une lame.

Illustration
Illustration Photo A. Hanel/Opéra Monte-Carlo

À ses côtés le trio baryton-ténor-basse constitué du polonais Artur Rucinsky, de l’italien Enrico Casari et du coréen In Sung Sim. Si l’on n’appelle pas cela une distribution internationale!

Les chœurs sont somptueux, l’orchestre magnifique sous la direction de Roberto Abbado.

Voilà un spectacle de fête nationale: la merveille de Lammermoor!


commentaires

Les insultes, les attaques personnelles, les agressions n'ont pas leur place dans notre espace de commentaires.
Tout contenu contraire à la loi (incitation à la haine raciale, diffamation...) peut donner suite à des poursuites pénales.