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L’intégrale des concertos de Beethoven jouée en deux jours à Monaco!

Mis à jour le 15/03/2019 à 08:29 Publié le 15/03/2019 à 10:15
François-Frédéric Guy.

François-Frédéric Guy. Photo DR

L’intégrale des concertos de Beethoven jouée en deux jours à Monaco!

Le pianiste "marathonien" François-Frédéric Guy s’attaque à cette performance considérable, ces vendredi et samedi à l’Auditorium Rainier-III

Le pianiste François-Frédéric Guy est un marathonien. Souvenez-vous, c’est lui qui, il y a dix ans, au Printemps des arts, avait joué l’intégralité des trente-deux sonates de Beethoven. Prouesse considérable, il les avait enchaînées par cœur en trois jours. L’exploit avait été énorme. On s’en souvient encore.

François-Frédéric Guy récidive cette année en ouverture du Printemps des arts 2019. Il jouera en deux jours l’intégralité des concertos pour piano et orchestre du même Beethoven. Bien sûr, ces concertos ne sont pas trente-deux mais seulement cinq. Mais chacun dure beaucoup plus qu’une simple sonate.

Pianiste et chef d’orchestre

L’exploit est à nouveau considérable. Peu de pianistes au monde oseraient le tenter. François-Frédéric Guy sera accompagné par l’un des meilleurs orchestres symphoniques européens, le Sinfonia Varsovia.

Prouesse supplémentaire, c’est lui qui dirigera l’orchestre depuis son clavier, tout en jouant du piano. Il sera chef et soliste. Cet artiste compte double. Diriger tout en étant soliste se faisait assez couramment au XVIIIe siècle mais cela se fait beaucoup plus rarement à notre époque où les orchestres ont considérablement augmenté leurs effectifs de musiciens.
On entendra vendredi soir les concertos numéro 2, 3 et 4. Et, samedi soir, les concertos numéro 1 et 5.

Est-il besoin de rappeler que le concerto numéro 5 est le fameux « Concerto Empereur », que Beethoven composa à Vienne en 1809, à l’abri dans les caves alors que la capitale autrichienne, attaquée par Napoléon, recevait le déluge des boulets de canons de l’armée française ? Un dialogue de géant s’instaure dans cette œuvre entre le piano et l’orchestre. C’est pour cela que ce concerto a reçu son surnom d’Empereur.

Beethoven, encore

Ça n’en sera pas fini de Beethoven, ce week-end, au Printemps des arts puisque dimanche, le quatuor américain Parker attaquera une série d’interprétations des sublimes quatuors de ce compositeur. Cette série se poursuivra au long du festival. On entendra en la Salle Empire de l’Hôtel de Paris les quatuors numéro 8, 6 et 10.

Une question se pose: le Printemps des arts a-t-il fait exprès de célébrer Beethoven cette année ? Ce n’est pas 2019 qui est l’« année Beethoven ». C’est l’année prochaine, en 2020, que le monde entier célébrera les 250 ans de la naissance de ce compositeur. Peut-être le Printemps des arts a-t-il délibérément décidé d’être en avance d’un an sur le reste du monde. Il en est bien capable…

Savoir+
Vendredi et samedi à 20 h 30 à l’Auditorium Rainier-III, dimanche à 18 heures à l’Hôtel de Paris. Tarifs : de 26 à 35 euros. Tél. +377.98.06.28.28.


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