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Les hommes, son nouvel album, la mode... Bientôt en concert dans la région, les confidences de Carla Bruni

Mannequin, chanteuse, Première dame... Comme les félins, Carla Bruni a eu plusieurs vies. Elle sera le 27 novembre sur la scène d’Anthéa à Antibes, et en janvier à Monaco et Marseille.

Ludovic Mercier lmercier@nicematin.fr Publié le 09/11/2021 à 14:47, mis à jour le 09/11/2021 à 14:46
Carla Bruni. Photo Yann Orhan

Pendant dix ans, elle a promené sa démarche féline sur les podiums du monde entier. Depuis presque vingt ans, Carla Bruni balade sa guitare sur les scènes du monde entier, et son succès perdure. Une chance qu’elle qualifie d’immense.

Tous les jours, des reprises de Quelqu’un m’a dit éclosent sur les réseaux sociaux. "Il y a même un groupe belge qui avait fait une version punk pas piquée des hannetons", lance-t-elle dans un éclat de rire. Elle a entamé récemment une tournée pour promouvoir son dernier album, sobrement intitulé Carla Bruni.

Vous êtes de retour sur scène. Comment ça se passe?
Je suis très heureuse de retrouver le public. Même si on a le sentiment que la Covid n’est pas morte et enterrée. J’avais deux merveilleuses dates en Russie mais elles ont été annulées à cause du confinement qui a été décrété.

J’ai un grand plaisir à travailler dans tous les pays, depuis que je suis jeune, et j’attendais cela avec impatience, mais il a fallu tout annuler. En revanche, j’ai l’impression qu’en France ça va.

Vous avez en effet beaucoup de dates à l’étranger. Dans la mesure où les textes, dont la plupart sont en français, tiennent une part importante dans votre travail, comment expliquez-vous votre succès dans des pays non francophones?
C’est un enchantement d’avoir un public aussi large. Ma dernière tournée s’est déroulée de Séoul à Boston, c’était formidable.

Ça permet de rencontrer beaucoup d’autres personnes. Mais j’avoue que je n’ai jamais compris ce succès. D’autant plus qu’en discutant avec Charles Aznavour, j’ai découvert que les salles que je faisais aux États-Unis étaient de très bonnes salles pour un étranger.

Or, je ne remplissais pas qu’avec la communauté française. Peut-être sont-ils curieux de cette vie bizarre que Dieu m’a offerte. Peut-être que c’est ma voix qui leur raconte une histoire, sans les mots.

 

Ce nouvel album ressemble beaucoup à votre premier disque. Comme si c’était le grand frère du premier. C’était voulu?
Oh non. Vous savez, j’ai très peu d’espace dans l’écriture. Je ne me dis pas: "Tiens je vais écrire ceci ou cela", je prends ce qui vient. Et je suis déjà contente quand ça vient. Comme disait Brassens: "Si le public en veut, je les sors dare-dare, s’il n’en veut pas, je les remets dans la guitare". Le premier album, je l’ai écrit avec beaucoup d’émotion. Le dernier aussi. Je les ai écrits sans pensée, aucune. Le dernier me ressemble plus et il est plus intime.

On peut regretter qu’il n’y ait pas plus de chansons en italien, qui est votre langue maternelle...
Je suis nourrie de doutes. Je suis partie d’Italie en 1973. J’ai beaucoup lu en italien, mais infiniment plus en Français. Je n’ai aucune certitude sur mon habileté dans cette langue. Mon italien, pour moi, c’est la langue de cette petite fille toujours seule. Pendant des années, j’ai cru que je ne savais pas écrire en italien.

Et quand j’ai commencé Voglio l’amore, j’ai vu que j’en étais tout à fait capable. Ma sœur, [la comédienne Valeria Bruni-Tedeschi, ndlr] m’a beaucoup encouragée pendant que je préparais cette chanson, alors que nous étions en confinement chez moi. Alors je lui ai proposé de chanter avec moi.

Dans votre chanson Petit guépard vous dites que vous relâchez le guépard parce que votre homme ne l’aime pas... À une époque ou les femmes revendiquent leur indépendance, leurs droits de décider par elle-même, vous ne craignez pas de ne pas être consensuelle?
C’est une fable, une pure fantaisie. J’adore les histoires animalières. Le guépard, c’est ce qu’il y a de sauvage en nous. Ça ne parle pas du tout de rapport femme et homme.

Jamais de ma vie, je n’ai obéi à un homme, et je n’ai eu que des hommes forts. J’en déduis que ce sont les faiblards qui veulent dominer. Mais honnêtement, quand j’écris, je ne pense jamais à ce que les gens vont imaginer. Sinon je ne sortirais jamais mon stylo!

Quelle influence ont eue sur votre carrière vos années à l'Élysée?
Vraiment aucune. En revanche, cela a changé ma relation aux médias. J’étais très confiante avant. Mais ça a été d’une telle brutalité que j’ai dû un peu me mettre aux abris. C’est tout. Mais c’est bien naturel. Je comprends que ça ait déstabilisé.

Mais moi, je ne vois jamais une personne à l’aune de son mari ou de sa femme. C’est une forme de sexisme que je ne connais pas. J’ai été stupéfaite qu’on m’assimile à mon homme, que j’aime plus que tout, mais qui n’est pas du tout moi.

Carla Bruni en concert:

Samedi 27 novembre, à 20h30. Théâtre Anthéa d’Antibes. Tarifs: de 10 à 40 euros.

 

Vendredi 7 janvier, à 20h30. Grimaldi Forum de Monaco. Tarif: 39 euros.

Samedi 8 janvier, à 20h30. Cepac Silo de Marseille. Tarifs: de 45,50 à 67,50 euros.

La mode a changé

Le 29 septembre dernier, Carla Bruni est remontée sur le podium pour Balmain, avec Naomi Campbell et Milla Jovovich. Un événement favorisé par une notoriété que ne connaissent plus les top models de 2021, analyse Carla Bruni.

"O tempora, o mores", comme dirait l’autre. L’univers de la mode a évolué, l’ex-Première dame en convient. "Aujourd’hui tout a changé. Même leurs silhouettes ne sont plus les mêmes qu’à l’époque. Quand je vais défiler en mode revival, à côté de ces filles-là, je me sens petite et trapue!"

Offre numérique MM+

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