Deux légendes de la musique classique seront en concert ce vendredi soir au Philharmonique de Monte-Carlo

La pianiste Martha Argerich et le chef d’orchestre Charles Dutoit s’illustreront ce vendredi soir à l’auditorium Rainier III à Monaco. Ces deux artistes reconnus interprèteront Schumann, Ravel ou encore Stravinsky.

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André PEYREGNE Publié le 28/10/2022 à 11:15, mis à jour le 28/10/2022 à 10:37
Le chef d’orchestre Charles Dutoit. Photo DR

C’est l’un des plus grands événements de l’année musicale classique. Les mélomanes s’y préparent depuis environ un an, ont réservé leurs places depuis plusieurs mois. On se déplacera certainement de France et de l’étranger pour assister à ce concert. Ce vendredi soir, on acclamera la venue de deux artistes qu’on peut presque qualifier de légendes : la pianiste Martha Argerich et le chef d’orchestre Charles Dutoit.

Schumann au programme

Il y a bien plus d’un demi-siècle qu’ils parcourent les grandes salles et les grands festivals du monde. Ils ont respectivement 81 et 86 ans. Et ils sont en pleine forme.

Il faudrait plusieurs pages pour écrire le nombre de disques qu’ils ont enregistrés et de prix et de distinctions qu’ils ont remportés un peu partout dans le monde.

Même si Martha Argerich a enlevé du programme le 1er concerto de Liszt qu’elle devait jouer et qu’elle l’a remplacé par le concerto de Schumann, on se précipitera pour l’entendre. Elle est l’une des meilleures interprètes au monde de ce chef-d’œuvre de Schumann qui est un des joyaux de l’Histoire de la musique.

Une œuvre difficile à jouer

Quant à Charles Dutoit, il dirigera le fameux "Sacre du Printemps" de Stravinsky. Il devait diriger cette œuvre la saison passée, mais sa programmation a été annulée pour cause de mesures sanitaires. Le nombre de musiciens nécessité pour interpréter cette œuvre monumentale ne permettait pas d’observer une distanciation convenable entre les musiciens sur scène.

Il s’agit d’une des œuvres les plus difficiles de tout le répertoire orchestral, avec ses accents d’une incroyable sauvagerie, ses enchaînements précipités, ses rythmes qui se contrarient aux différents pupitres, ce nombre de temps qui change d’une mesure à l’autre et ses instruments qui jouent dans des tonalités différentes entraînant son cortège de dissonances.

Tout cela nécessite une concentration absolue de la part du chef et des musiciens d’un bout à l’autre de la partition - et suscita, lors de la création de l’œuvre à Paris, en 1913, l’un des plus grands scandales de l’Histoire de la musique.

Ce concert sera redonné à Florence dimanche prochain. Après Bratislava le mois dernier, notre Philharmonique de Monte-Carlo poursuit sa saison internationale.

Savoir+
Auditorium Rainier III, vendredi, 20 heures.
De 6 à 36 euros.
Tél. +377.92.00.13.70 .

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