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"Il fallait un vrai confinement plus tôt", Saint-Tropez a le moral en berne

Mis à jour le 03/04/2021 à 18:35 Publié le 03/04/2021 à 18:31
À Saint-Tropez, un traditionnel début de saison avorté pour la deuxième année consécutive.

À Saint-Tropez, un traditionnel début de saison avorté pour la deuxième année consécutive. Photos E. C.

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"Il fallait un vrai confinement plus tôt", Saint-Tropez a le moral en berne

En ce jour de marché, la place des Lices est noire de monde mais dans les boutiques tropéziennes, l’affluence est loin de celle d’un samedi ordinaire de Pâques et les commerçants affichent un grand désarroi.

"On ferme à 19h et pour le plus gros week-end de la saison, c’est une perte colossale, soupire Dorothée chez Benetton. Nous, on fonctionne à l’année mais pour les petites boutiques qui venaient d’ouvrir il y a deux ou trois jours avec leurs nouvelles collections et sont déjà obligées de fermer, c’est une catastrophe. Si on peut rouvrir quand il y aura les soldes, quel intérêt? On ne comprend pas."

Non loin dans la rue principale qui mène au port, Nassima, la responsable de la boutique Boggi Milano, n’est pas vraiment surprise. "On s’y attendait avec les 19 départements déjà confinés mais on ne voulait pas y croire. C’est encore un coup de massue. Le week-end de Pâques est gâché car même aujourd’hui, on n’a pas eu la clientèle qu’on espérait. Il y a un peu de monde, sans plus."

"Le gouvernement joue au poker avec notre carte bleue!"

Pascal Bonnet, président d’Esprit village.
Pascal Bonnet, président d’Esprit village. Photos E. C.

De son côté, le président de l’association Esprit village des commerçants de Saint-Tropez Pascal Bonnet ne mâche pas ses mots: "Le gouvernement joue au poker avec notre carte bleue! Ils ont pris un pari dont nous allons payer la note. C’est une grosse colère et de l’incompréhension car Saint-Tropez était prêt pour faire sa saison d’été, ça rouvrait de tous les côtés et on était lancé pour faire un magnifique week-end ensoleillé."

Selon lui, le petit commerce tropézien ne s’en sortira pas indemne: "Des commerçants vont rester sur le carreau: on n’a plus la trésorerie qu’on avait l’an dernier et si on nous propose un autre PGE, on ne le prendra pas car les remboursements vont nous bouffer nos marges et nos dividendes. Je suis très inquiet pour l’avenir."

"Il fallait un vrai confinement plus tôt"

Nassima (boutique Boggi Milano): "On s’y attendait mais on ne voulait pas à croire."
Nassima (boutique Boggi Milano): "On s’y attendait mais on ne voulait pas à croire." Photos E. C.

Les boutiques de luxe, les grandes marques française et internationale qui foisonnent à Saint-Tropez auront-elles les reins plus solides? Difficile de le savoir car beaucoup se réfugient derrière la communication de leur siège.

À deux pas du port chez Façonnable, Christine et Nagette déplorent "un début de saison encore raté même sur ce samedi. Ce matin sur la route, il n’y avait personne... À la limite en hiver pour un jour de marché, il y a plus de monde. Les Parisiens, les Lyonnais qui étaient déjà confinés ne sont pas là. On ne voit pas l’affluence extérieure d’une année normale. Mais on reste positives et on pense déjà à la réouverture!"

Pour Marie-Hélène enfin (Dolce & Gabbana), le coup est rude, "mais si ça peut enrayer la propagation du virus, il fallait le faire avant que la saison commence réellement. Je ne comprends simplement pas pourquoi on n’a pas fait un vrai confinement plus tôt, en février. On a attendu la dernière limite alors qu’on sait très bien que le bord de mer se remet en route à partir du 15 mars. On est tous pénalisés. J’espère que c’est un mal pour un bien, pour que tout redémarre comme il faut, que les bars, les restaurateurs puissent travailler. C’est ça le plus important. Aujourd’hui sans restauration, il n’y a pas de clientèle et les gens ont peur, surtout."

Sorti du marché, les ruelles tropéziennes ont connu une affluence réduite pour un samedi de Pâques.
Sorti du marché, les ruelles tropéziennes ont connu une affluence réduite pour un samedi de Pâques. Photos E. C.
Sorti du marché, les ruelles tropéziennes ont connu une affluence réduite pour un samedi de Pâques.
Sorti du marché, les ruelles tropéziennes ont connu une affluence réduite pour un samedi de Pâques. Photos E. C.

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