“Rhôooooooooo!”

Vous utilisez un AdBlock?! :)

Vous pouvez le désactiver juste pour ce site parce que la pub permet à la presse de vivre.

Et nous, on s'engage à réduire les formats publicitaires ressentis comme intrusifs.

Je veux bien mais j'ai la freebox

Connectez-vous

pour sauvegarder mes filtres et personnaliser mon flux

continuer sa lecture

lire le journal

VIDÉO. Vous êtes fan de F1? Ne manquez pas le documentaire "Grand Prix de Monaco, la légende"

Mis à jour le 23/05/2019 à 12:13 Publié le 23/05/2019 à 14:00
Le couple princier a assisté ce mercredi soir à l’avant-première en présence notamment de Jackie Stewart, Jacky Ickx, Alain Prost et David Coulthard, ainsi que de l’équipe du film.

Le couple princier a assisté ce mercredi soir à l’avant-première en présence notamment de Jackie Stewart, Jacky Ickx, Alain Prost et David Coulthard, ainsi que de l’équipe du film. Photo Jean-François Ottonello

VIDÉO. Vous êtes fan de F1? Ne manquez pas le documentaire "Grand Prix de Monaco, la légende"

Réalisé pour les 90 ans du circuit, le documentaire "Grand Prix de Monaco, la légende" raconte la grande et les petites histoires de la course depuis 1929. Et c’est très réussi !

"Ma mère aimait les belles histoires, elle ne croyait pas aux contes de fées, pour elle chacun pouvait transformer ses rêves en réalité."

Ces mots sont ceux du prince Albert II, dans les premières minutes du documentaire, "Grand Prix de Monaco, la légende". La princesse Grace aurait eu 90 ans cette année, comme le Grand Prix. Si elle a su transformer son rêve en réalité, on peut dire la même chose pour le Grand Prix lancé en 1929 dans une Principauté que l’on disait inapte à accueillir une course automobile.

Yann-Antony Noghès a choisi de rembobiner toute cette histoire en écrivant et produisant ce documentaire. Une affaire de famille pour le journaliste, qui est le petit-fils d’Antony Noghès, créateur du circuit monégasque. L’homme qui a fait ce pari un peu fou, personnage central du film présenté ce mercredi en avant-première à la Salle Garnier devant un parterre de VIP conquis, à en juger par la longue salve d’applaudissements finale.

Un casting impressionnant

S’il a convaincu le prince Albert II d’être le narrateur de ce documentaire, Yann-Antony Noghès a aussi un casting inégalé de témoins d’hier et d’aujourd’hui qui ont dit « oui » pour prendre part au projet. À commencer par les pilotes: Alain Prost, Jackie Stewart, Jacky Ickx, Jean Alesi, Mikka Häkkinen, Nico Rosberg et Charles Leclerc qui, tous, parlent de la particularité de la piste monégasque.

Une évidence? "C’est le Grand Prix que tous les pilotes veulent gagner", plaide David Coulthard, lui aussi interviewé et qui a gagné deux fois en Principauté.

En soixante minutes, le documentaire compile images d’époque et d’aujourd’hui. Et quelques scènes reconstituées pour témoigner de moments clés de l’histoire du circuit. On découvre par exemple, que la première année, certains journalistes prédisaient que les voitures finiraient dans le port au premier virage !

Illustration
Illustration Photo Jean-François Ottonello

Plus encore, le film rassemble des témoignages qui en font un documentaire de référence pour comprendre l’ambition et les moyens qu’un pays ayant la taille de Monaco a mis pour réussir à faire de sa course automobile, un rendez-vous de légende.

Il a fallu neuf mois aux équipes de Check Productions pour produire ce film et raconter 90 ans d’histoire. Il y a aura peut-être une suite… "Nous serons là dans dix ans, pour les 100 ans", sourit Yann-Antony Noghès. En attendant, le documentaire, réalisé par Franck Florino, sera diffusé ce samedi à 10 h 35 sur TF1 et à 19 heures sur Monaco Info.


ces révélations insolites entendues dans le documentaire

1928. L’ACM veut intégrer l’AIACR (l’ancêtre de la FIA) qui refuse en plaidant que Monaco est trop petit pour accueillir une course automobile. Antony Noghès leur prédit alors: "Vous verrez, l’an prochain, une épreuve à Monaco qui étonnera le monde entier." Un coup de bluff… qu’il va finalement concrétiser.

1929. Pour le premier Grand Prix, face à certains sceptiques, c’est la SBM, avec son directeur de l’époque René Léon, qui paye les frais pour concevoir et installer le circuit. La course est remportée par William Grover-Williams. La veille, trop occupé à peindre sa voiture bleue en vert pour être dans la réglementation exigée par la FIA, ce dernier n’a pas le temps de reconnaître le circuit. Il le fait alors le matin même de la course, à l’aube, dans une Principauté déserte, faisant vrombir le moteur de sa Bugatti.

1950. En fin stratège, Juan Manuel Fangio échappe au plus grand carambolage jamais vu au virage du Bureau de Tabac. Quelques mètres avant, habitué à être acclamé par la foule, il remarque que le public ne le regarde pas lui, mais plus loin. Il lève alors le pied pour éviter de s’encastrer et passe de justesse sur la nappe d’essence formée au sol.

Le couple princier avec l'équipe du film
Le couple princier avec l'équipe du film Photo Jean-François Ottonello

1964. Graham Hill règne en maître sur le circuit dans cette décennie. À l’époque, les pilotes font la fête tous les soirs. Même la veille de la course. Leur jeu préféré ? Essayer de passer en une seule fois la porte à tambours de l’Hôtel de Paris. Graham Hill tient son record : il y arrive trois fois de suite.

1967. L’accident mortel de Lorenzo Bandini à la chicane a marqué les esprits et l’histoire du Grand Prix. Les images de la voiture en feu du pilote sont terrifiantes. "Je le revois toujours avec ses bandages, il criait “fuoco, fuoco, fuoco”, il était toujours dans sa voiture avec la vision du feu", raconte le docteur Jean-Joseph Pastor qui le recueille au CHPG. C’est lui qui devra, le lendemain, apprendre à sa femme, enceinte, qu’il n’a pas survécu à ses blessures.

1988. Ayrton Senna, en pleine course, tape au Portier et, fou de rage, rentre directement chez lui, avenue Princesse-Grace. "Il n’avait évidemment pas les clés avec lui, raconte sa nièce Bianca. Il a tapé à la porte, c’est sa femme de ménage qui lui a ouvert en lui demandant ce qu’il faisait là."

2010. Bras de fer dans la négociation entre l’ACM et Bernie Ecclestone, le patron de la F1, qui exprime l’idée de pouvoir se passer de Monaco à l’avenir: "Je l’ai dit, oui, mais c’était un coup de poker. Je savais qu’on ne pouvait pas faire sans Monaco, mais je voulais gagner quelques dollars de plus. Après coup, j’ai même dit au souverain que l’on viendrait gratuitement à Monaco, en espérant qu’il ne le demande pas."


commentaires

Les insultes, les attaques personnelles, les agressions n'ont pas leur place dans notre espace de commentaires.
Tout contenu contraire à la loi (incitation à la haine raciale, diffamation...) peut donner suite à des poursuites pénales.

La suite du direct