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Venez (re)découvrir le film "Nous irons à Monte-Carlo" restauré et projeté en avant première à Monaco

Mis à jour le 05/11/2019 à 10:56 Publié le 05/11/2019 à 13:00
Une scène du film entre Jules Mushin, Max Elloy et le fameux bébé, tournée place Saint-Nicolas à Monaco-ville, où on retrouve l’atmosphère du quartier de l’époque.

Une scène du film entre Jules Mushin, Max Elloy et le fameux bébé, tournée place Saint-Nicolas à Monaco-ville, où on retrouve l’atmosphère du quartier de l’époque. Photo Robert Joffres/Collection Institut audiovisuel de Monaco

Venez (re)découvrir le film "Nous irons à Monte-Carlo" restauré et projeté en avant première à Monaco

Sorti en 1951, le film de Jean Boyer, tourné à Monaco, a été restauré avec le soutien de l’Institut audiovisuel de Monaco. Il sera présenté en Principauté le 12 novembre

Il n’est pas qualifié de chef-d’œuvre du 7e art. Mais il a un atout majeur: celui de faire revivre la Principauté des années 50. C’est ce qui a intéressé l’équipe de l’Institut audiovisuel qui présentera dans son cycle de programmation, le 12 novembre prochain, le long-métrage Nous irons à Monte-Carlo.

Le film réalisé par Jean Boyer en 1951 a été tourné à Monaco et en grande partie en extérieur. L’histoire? Max, sur le point de partir pour Monte-Carlo en train avec l’orchestre de Ray Ventura, hérite en qualité de grand-père d’un bébé de dix mois. Un élément qui va provoquer des situations de comédie avec ce bébé embarqué pour un festival de jazz.

"C’est un film sans prétention, admet Vincent Vatrican, directeur de l’Institut audiovisuel. Une fantaisie musicale avec l’orchestre de Ray Ventura, qui est une suite en fait de Nous irons à Paris, sorti à l’après-guerre. Après Monte-Carlo, un troisième épisode sera d’ailleurs tourné à Deauville, mais qui ne rencontra pas un grand succès."

Des endroits rarement filmés

L’intérêt, qui mobilisera sûrement les amateurs de patrimoine plus que les cinéphiles, est le décor.

"Rarement des caméras de cinéma avaient filmé certains endroits de la Principauté: les ruelles de Monaco-ville, le Fort Antoine, le Monte-Carlo Beach. Il y a également une large séquence dans l’ancienne gare de Monte-Carlo, sous les terrasses du Casino. C’est un atout d’avoir beaucoup d’images en extérieur et cela fait partie de notre mission, aussi, de restaurer ces œuvres."

Le film, en effet, vient de bénéficier d’une restauration en 4K – à partir d’un négatif image et son nitrate – orchestrée par TF1 Studio avec le soutien de l’Institut audiovisuel de Monaco et du CNC (Centre national du cinéma et de l’image animée).

La version française bénéficie donc d’une nouvelle jeunesse. Cependant, le film avait été tourné en deux versions – celle en anglais rebaptisée Monte Carlo Baby – et la copie dans la langue de Shakespeare a une bande sonore endommagée qui nécessite encore un travail de recherche de copies pour essayer de reconstituer la BO.

C’est donc la version française qui fera l’avant-première le 12 novembre au Théâtre des Variétés… 68 ans après sa sortie !


Savoir +
"Nous irons à Monte-Carlo", le 12 novembre à 20 heures au Théâtre des Variétés. Places à 6 euros.
Renseignements: +377.93.25.67.83.
www.toutlartducinema.mc

Les débuts d’Audrey Hepburn

Une scène du film, avec Georges Lannes, en haut de la Porte Neuve, où l’on distingue, en arrière-plan, le quartier de Monte-Carlo.
Une scène du film, avec Georges Lannes, en haut de la Porte Neuve, où l’on distingue, en arrière-plan, le quartier de Monte-Carlo. Photo Robert Joffres/Collection Institut audiovisuel de Monaco

Elle ne tient pas le premier rôle. Mais Audrey Hepburn est au casting de Nous irons à Monte-Carlo, où elle incarne Miss Farrell. À l’époque, elle est une toute jeune débutante d’une vingtaine d’années.

Mais ce tournage en Principauté aura une incidence forte sur sa carrière. En effet, entre deux prises, elle croise le chemin de l’écrivaine Colette dans le hall de l’Hôtel de Paris.

L’auteur de la pièce Gigi a alors une révélation: ce sera Audrey Hepburn et personne d’autre qui incarnera son personnage dans l’adaptation de son œuvre à Broadway.

Colette convainc les producteurs et ce passage sur les planches new-yorkaises va lancer la carrière internationale d’Audrey Hepburn, qui tournera l’année suivante le très célèbre Vacances Romaines.

Autre anecdote, sur le tournage de Nous irons à Monte-Carlo, l’actrice croise aussi l’objectif du photographe Edward Quinn. Ce dernier lui propose alors une séance photo en plein air à La Turbie ou sur la digue devant les anciens phares du port.

Les clichés serviront à alimenter le book de la jeune comédienne avec des paysages de la Principauté en toile de fond, qui décidément lui a porté chance.


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