Rubriques




Se connecter à

"Une grande fresque ambitieuse": Benjamin Voisin et Vincent Lacoste se donnent la réplique dans "Illusions perdues"

Sous la direction de Xavier Giannoli, les deux comédiens se donnent la réplique dans Illusions perdues. Une adaptation réussie du roman d’Honoré de Balzac.

Cédric Coppola Publié le 20/10/2021 à 10:35, mis à jour le 20/10/2021 à 10:42
Benjamin Voisin et Vincent Lacoste. Photo Production

Respectivement dans la peau de Lucien, un poète qui va voir ses rêves brisés par la dure réalité et d’un journaliste sans scrupule, Benjamin Voisin et Vincent Lacoste éblouissent et nous plongent dans le Paris du XIXe siècle.

Vous êtes tous les deux des acteurs de la nouvelle génération. Étiez-vous familier avec l’univers d’Honoré de Balzac avant de vous lancer dans cette aventure?

Vincent Lacoste: Honoré de Balzac est un monument de la littérature française et, en conséquence, j’avais lu des ouvrages comme Le Père Goriot lors de ma scolarité. En revanche, je ne connaissais pas Illusions perdues et lorsque je l’ai découvert pour les besoins du film, j’ai trouvé qu’il s’agissait d’un bouquin dément! Xavier Giannoli s’est consacré sur la partie centrale. On voit que les sujets abordés sont toujours d’actualité. On n’a pas l’impression que ça a été écrit il y a près de 300 ans.

 

Benjamin Voisin: J’ai également lu le livre une fois que j’ai été confirmé pour le rôle. C’est génial d’avoir 1.200 pages pour cerner le caractère de son personnage. L’écriture de Balzac est clinique. En observant ses semblables et en donnant sa vision du monde, il a en effet réussi à parler à la fois des époques passées et futures. C’est intemporel.

Avez-vous noté des différences sur l’écriture de vos personnages respectifs. Certaines vous ont-elles dérangées?

V. L.: Dans le roman, les personnages sont beaucoup plus cyniques. Honoré de Balzac ne leur pardonne pas beaucoup de choses. On sent même, à plusieurs reprises, qu’il ne les aime pas. Par exemple, Etienne Lousteau, que j’interprète est encore plus médiocre et antipathique comparé à ce que l’on voit sur l’écran. Cela m’a effectivement fait réfléchir.

B. V.: De mon côté, je fais une entière confiance au metteur en scène, je suis donc ses directives.

Xavier Giannoli souhaitait depuis longtemps adapter Illusions perdues. En connaissez-vous la raison?

V. L.: Il m’a seulement dit que son père était journaliste et que c’est son livre préféré. Il s’agit d’une grande fresque, ambitieuse. Il fallait les moyens pour donner vie à sa vision. D’où cette attente.

 

B. V.: On a ressenti dès la lecture du scénario, puis sur le tournage, que cette histoire lui est intimement proche. Je crois que Xavier Giannoli se voit à travers le personnage de Lucien. Il aborde la question du compromis et voit la poésie et le journalisme d’un autre œil… au point d’avoir, depuis longtemps, un conflit intérieur sur ces sujets que ce bouquin permet de nourrir. Aujourd’hui, il me semble qu’il l’a complètement digéré.

Offre numérique MM+

...

commentaires

“Rhôooooooooo!”

Vous utilisez un AdBlock?! :)

Vous pouvez le désactiver juste pour ce site parce que la pub permet à la presse de vivre.

Et nous, on s'engage à réduire les formats publicitaires ressentis comme intrusifs.