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The "Sparks Brothers", des légendes de l’ombre dans les salles obscures

Edgar Wright signe un documentaire sur Sparks, "le groupe préféré de votre groupe préféré", avec une certaine malice dans son dispositif.

jimmy boursicot (jboursicot@nicematin.fr) Publié le 28/07/2021 à 15:08, mis à jour le 28/07/2021 à 15:10
(DR)

Lors de la clôture du dernier Festival de Cannes, ce sont eux qui se sont retrouvés sur scène pour récolter le prix de la meilleure mise en scène, attribué à Leos Carax pour Annette. Ron et Russell Mael, grands passionnés de cinéma, ont écrit le scénario et la musique de cet opéra-rock intrigant porté par Adam Driver et Marion Cotillard.

A respectivement 75 et 72 ans, les deux frangins semblent toujours portés par les mêmes désirs de créativité.

Adulés par New Order, Björk, Sonic Youth...

 

Dans The Sparks Brothers, un documentaire fleuve réalisé par l’Anglais Edgar Wright (Shaun of The Dead, Scott Pilgrim, Baby Driver), on plonge dans une carrière hors norme, jalonnée de succès (avec des titres comme This Town Ain’t Not Big Enough for The both of Us ou When I’m With You) et de lourdes déconvenues, s’étirant sur cinquante ans.

De la pop à la new wave en passant par le glam rock, Ron et Russell Mael ont tout traversé en vingt-cinq albums. Souvent en éclaireurs, sans jamais renier leurs convictions et en brouillant toujours les pistes. Avec une étrangeté reposant notamment sur le contraste entre l’allure classique de minet séducteur de Russell, alliée à l’air impénétrable et plein de dérision de Ron, à l’origine des textes.

Assez amusant de constater que les Californiens, souvent pris pour des Anglais, n’ont jamais atteint des sommets dans les charts, mais font figure de références pour un nombre impressionnant de musiciens. Dans ce documentaire, Björk, des membres de New Order, Sonic Youth ou des Red Hot Chili Peppers leur déclarent leur flamme.

Edgar Wright est parvenu à casser le traditionnel mélange d’interviews et d’images d’archives en y ajoutant quelques reconstitutions burlesques. Ron et Russell, frères bourrés de rituels, dont la relation semble limpide, se prêtant au jeu comme de grands gamins. On les découvre aussi en bourreaux de travail. En 2008, ils s’étaient mis en tête de donner vingt et un concerts d’affilée, en jouant un album différent chaque soir. Démesuré, comme eux.

 

The Sparks Brothers. D’Edgar Wright. 2h15. En salles.

Actes manqués avec Tati et Burton Fans de la Nouvelle Vague, Ron et Russell Mael ont longtemps flirté avec le monde du cinéma, sans conclure. Outre une participation oubliable dans le film catastrophe (1977), les frères Mael auraient pu hériter des premiers rôles dans un long-métrage signé Jacques Tati. Baptisé , celui-ci n’a finalement jamais vu le jour. Autre projet de longue haleine avorté, l’adaptation du manga . Embarqué dans le projet, Tim Burton avait renoncé pour se consacrer à .

Copier ici le texte de l’encadré pour le Web.

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