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Révisez vos classiques avec Chaumet et Gainsbourg

Mis à jour le 28/06/2020 à 14:58 Publié le 28/06/2020 à 15:00
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Révisez vos classiques avec Chaumet et Gainsbourg

Si vous ne savez pas quoi regarder ou quoi écouter, suivez-nos conseils ! Aujourd'hui, nous vous emmenons dans l'univers de Sylvain Chaumet avec Les Triplettes de Belleville et de Serge Gainsbourg avec

Inclassable et déroutant, sujet d’une polémique sur le plagiat de ces décors après coup, le film d’animation Les Triplettes de Belleville, de Sylvain Chaumet, mérite pourtant d’être rangé parmi les classiques.

En tout cas, on est ravi de savoir qu’il est disponible sur les plateformes de VOD. Sorti en 2003, ce dessin animé musical au graphisme foisonnant, au scénario original et à la BO très réussie, décrochera le Prix Lumières du meilleur film et le César de la meilleure musique en 2004, et même deux nominations aux Oscars.

Sur le papier pourtant, cette histoire, qui mêle un gamin un peu triste et amateur de vélo, trois vieilles chanteuses de swing, des mafieux sur le retour, une grand-mère qui fait du pédalo et un drôle de chien, le tout quasiment sans paroles, pourrait franchement coller l’angoisse au spectateur…

Mais il se dégage de l’ensemble tant d’humour, de décalage et de poésie qu’il est embarqué direct. On croise là une multitude de références agréables, de Django Reinhardt à Jacques Tati, et de commentaires à peine déguisés sur le monde moderne et son industrialisation sans bornes.

Porté par la musique de Benoît Charest, avec un certain Thomas Dutronc à la guitare et un certain Matthieu Chedid au générique, ce long-métrage d’animation est vraiment à voir.

Melody Nelson

Sorti en 1971, L’Histoire de Melody Nelson, album concept de Serge Gainsbourg a mis un moment avant d’être élevé au rang de disque culte et de voir certains de ses titres repris par Air, Placebo, De La Soul ou Portishead.

Et de devenir l’un des plus célèbres du génial auteur-compositeur-interprète. Il faut dire que l’album, écrit et composé en collaboration avec Jean-Claude Vannier, est particulier. Dans le fond comme dans la forme.

Court, 28 minutes en tout, mais s’ouvrant et se fermant sur deux titres de plus de sept minutes, il n’est composé que de sept morceaux dont les superbes Ballade de Melody Nelson et Valse de Melody, racontant l’histoire d’un homme et de cette fameuse jeune fille.

Le moins que l’on puisse dire, c’est que ça démarre mal, puisque le narrateur, en Rolls, renverse la donzelle, en bicyclette… Et que ça continue guère mieux, puisque la gamine, c’en est une, n’a clairement rien à faire avec ce monsieur.

Mais on retrouve justement là-dedans un paquet de caractéristiques qui font l’univers, et le succès, de Gainsbourg : le mariage de la pop mélodique et de la musique symphonique, le thème de la Lolita, la provocation, la sublimation.

La pochette, célèbre elle aussi, représente une Jane Birkin - Melody, photographiée par Tony Frank (ancien de Salut les Copains), discrètement enceinte de Charlotte, les seins nus dissimulés par une peluche qu’elle serre dans ses bras, tout en innocence.


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