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Quand les cinéastes parlent de l'art de la comédie

Le 14e Monte-Carlo Film Festival de la comédie est lancé avec des projections de longs-métrages. Et des rencontres avec des professionnels, comme le réalisateur John Landis

CEDRIC VERANY Publié le 02/03/2017 à 05:11, mis à jour le 02/03/2017 à 11:35
Autour d’Ezio Greggio, hier, John Landis et Michael Radford, entre autres, ont lancé le festival. Photo Sébastien Botella

Parole de cinéaste : « C'est difficile de faire des blagues dans un pays qui n'est pas le sien. On n'est jamais drôle dans une autre langue. » Les mots sont de Michael Radford. Le réalisateur britannique est le président du jury du 14e Monte-Carlo Film Festival de la comédie. Et il va devoir s'acclimater à un humour international pour déterminer qui, des neufs longs-métrages en sélection, mérite un trophée.

Hier matin, pour le lancement du festival, son organisateur Ezio Greggio l'a rappelé : « Le succès de ce festival, c'est d'avoir des personnalités du cinéma qui nous suivent. » Dimanche soir, pour le grand gala du festival, Monica Bellucci, Michel Legrand et Costa Gavras sont notamment attendus sur scène.

La comédie, un genre complexe

Ainsi que John Landis, invité d'honneur de cette 14e édition. Le cinéaste américain a signé bon nombre de comédies avec Eddie Murphy dans les années 80 (Un fauteuil pour deux, Le flic de Beverly Hills, Un prince à New York). Il est aussi l'auteur du mythique Blues Brothers et l'homme derrière la caméra pour le clip Thriller de Michael Jackson.

 

« La comédie est un des genres les plus complexes du cinéma avec les films d'épouvante. Quand il s'agit de provoquer un mouvement physique chez le spectateur, de rire ou de peur, c'est le plus difficile. » Et d'étoffer son propos : « Regardez : dans chaque pays, il y a des stars légendaires de la comédie et qui ne sont pas connues hors de leurs frontières, comme Fernandel en France. »

S'il n'a pas tourné avec Fernandel, John Landis a vu deux légendes américaines devant son objectif. Avec l'acteur John Belushi, il a tourné les Blues Brothers. « C'était un acteur incroyable. D'une expression de son front, le spectateur savait ce qu'il pensait. Les scènes tournées avec lui font partie des moments préférés de ma carrière. Il n'y a pas un jour sans que je pense à lui et je suis en colère qu'il ait eu un tel destin » - accroc à la drogue, John Belushi est mort d'une overdose en 1982.

Au panthéon de Landis, on trouve aussi Michael Jackson, pour qui il a réalisé les vidéoclips Thriller et Black or White. « Michael entrait dans une pièce, on pouvait ne pas le remarquer. Il est petit et discret, se souvient John Landis. Mais dans un stade plein, pour ceux qui l'ont vu sur scène, qu'importent les effets scéniques, les lumières, les feux d'artifices ; parmi 100 000 personnes, on ne voyait que lui… »

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