Rubriques




Se connecter à

Quand le cinéma aide au devoir de mémoire

Deux projections ont été organisées, hier dans le cadre du Festival international du film sur la Résistance. La démarche a permis de mettre des images sur les mots, pour 350 élèves

Nicolas Hasson-Fauré Publié le 16/11/2018 à 05:04, mis à jour le 16/11/2018 à 05:05
Mireille Jourdan-Lichnewsky et Léone Gueron, hier matin lors de la séance de questions-réponses qui a suivi la projection du film Un sac de billes.
Mireille Jourdan-Lichnewsky et Léone Gueron, hier matin lors de la séance de questions-réponses qui a suivi la projection du film Un sac de billes. Jean-François Ottonello

Une image vaut mille mots. L'adage s'est vérifié, hier à Menton. À midi, quelque 175 élèves de troisième, de Menton ou de Roquebrune-Cap-Martin sortent de la salle Saint-Exupéry. Ils viennent de visionner le film Un sac de billes, une adaptation du récit autobiographique de Joseph Joffo qui retrace la fuite de deux frères juifs dans la France occupée, pendant la Seconde Guerre mondiale. La projection s'est déroulée dans le cadre du Festival international du film sur la Résistance, organisé par le Musée de la résistance azuréenne de Nice. Pendant un peu moins de deux heures, le long-métrage met des images sur les mots. Et ça change tout.

« On peut mieux se rendre compte » de la réalité de l'Occupation, dit Julien, élève à l'Institution Notre-Dame-du-Sacré-Cœur, dite « La Villa Blanche », à Menton.

« C'était beaucoup plus dur que ce que je pensais, confirme Lucie, élève à l'Institution Saint-Joseph Carnolès de Roquebrune-Cap-Martin. Je ne m'attendais pas à ce que ce soit aussi violent. Ça nous met dans la réalité ». Juste à côté d'elle, William, collégien dans le même établissement, abonde : « C'est ça. Je n'imaginais pas les choses comme ça ».

 

« Plus dur que ce que je pensais »

Avec ce film, « ils voient ce qu'il s'est passé pendant ces cinq années terribles », résume Mireille Jourdan-Lichnewsky, présidente départementale et vice-présidente nationale de la Fédération nationale des déportés, internés, résistants et patriotes. « Ça les frappe, ça reste », poursuit-elle. Ne pas oublier. C'est justement l'un des objectifs du Festival international du film sur la résistance. Depuis vingt et un ans, ces projections sont organisées « dans le cadre du devoir de mémoire et de l'éducation à la citoyenneté », explique Léone Gueron, secrétaire générale du Musée de la résistance azuréenne.

Un autre film a d'ailleurs été projeté, hier après-midi dans la salle Saint-Exupéry. Avec 175 autres élèves, de troisième et de première, du collège André-Maurois de Menton et de l'Institution Saint-Joseph Carnolès. Cette fois, c'était Le vieux fusil.

Offre numérique MM+

...

commentaires

Les insultes, les attaques personnelles, les agressions n'ont pas leur place dans notre espace de commentaires.
Tout contenu contraire à la loi (incitation à la haine raciale, diffamation...) peut donner suite à des poursuites pénales.

“Rhôooooooooo!”

Vous utilisez un AdBlock?! :)

Vous pouvez le désactiver juste pour ce site parce que la pub permet à la presse de vivre.

Et nous, on s'engage à réduire les formats publicitaires ressentis comme intrusifs.