Rubriques




Se connecter à

On a vécu la première montée des marches du Festival de Cannes avec le public... et on n'a pas vu grand chose

La première montée des marches, suivie par la cérémonie d'ouverture, a officiellement lancé le 75e Festival de Cannes ce mardi 17 mai. Un événement auquel on a assisté dans le public, entre bousculades et perches à selfies.

L. S. Publié le 17/05/2022 à 20:20, mis à jour le 17/05/2022 à 20:18
Le secret pour voir quelque chose pendant la montée des marches? Mesurer 2 mètres... ou investir dans un escabeau. Photo Lauriane Sandrini

On pensait être large en arrivant 45 minutes avant le début de la première montée des marches, ce mardi, devant le Palais. Quelle erreur de débutant! Des dizaines de personnes patientent sous le soleil de fin d'après-midi pour espérer y assister.

On se faufile jusqu'au poste de sécurité pour accéder à l'espace étroit qui accueillera les spectateurs pendant que les stars défileront sur le tapis rouge, de l'autre côté de la route. 

"Ah non, c'est pas juste hein!" Une femme nous interpelle, énervée. "Vous, vous passez comme ça devant tout le monde alors que nous, on attend depuis deux heures!"

On a beau dire qu'on est Nice-Matin, qu'on vient pour un reportage et pas pour regarder la montée des marches, rien n'y fait. La dame est (très) mécontente. La sécurité, gênée, nous laisse quand même passer. Ambiance... 

 

"J'ai vu le nez de Rossy de Palma"

Désormais parmi les "chanceux", on tombe sur Magda et Apolline, deux jeunes étudiantes azuréennes. Elles nous confient être là depuis 14h30, alors qu'il est 17h30 et que la montée commence à 18h. 

Une attente qu'elles balaient d'un revers de la main. "C'est un entraînement pour le jour où les stars qu'on veut vraiment voir seront présentes", assure simplement Magda. "On viendra même plus tôt encore", ajoute Apolline. 

Apolline, 18 ans, et Magda, 19 ans, sont venues de Saint-Laurent-du-Var et Cagnes-sur-Mer pour assister à l'événement. Photo Lauriane Sandrini.

Rapidement, les gens s'entassent, se bousculent, pour essayer d'apercevoir quelque chose. Jeunes, moins jeunes, Français, étrangers... Il n'y a pas de profil type, la ferveur est le dénominateur commun. 

La ferveur... et l'individualisme. Premier arrivé, premier servi. Si tu ne vois pas, tant pis pour toi. Il faut être patient (et avoir le dos solide, parce qu'au bout de 30 minutes, on avait déjà très envie de s'asseoir). 

Soudain, les téléphones se lèvent, les fans crient: une célébrité s'approche pour signer des autographes et prendre des photos. Laquelle? Honnêtement, on ne peut pas vous le dire, on a seulement distingué une robe bleue... À moins qu'elle n'était noire? "J'ai vu le nez de Rossy de Palma!", s'enthousiasme quelqu'un. Mystère résolu, donc. 

 

"Arrêtez de pousser, on va tomber"

Un groupe de quatre jeunes se fraie un chemin jusqu'au premier rang, où les escabeaux ont élu domicile. L'un d'entre eux demande à une dame, perchée, si elle peut se décaler. Geste ferme de l'intéressée: "Non, non, je ne bouge pas!". 

Cette fois, c'est l'actrice Julianne Moore qui s'approche de ses fans, en folie. "Han, elle est là, omg [oh mon dieu]!" Les gens se poussent encore un peu plus, les "Julianne, par ici!" pleuvent, on se prend des coups de coude, de perches à selfie. "Arrêtez, on va tomber", s'exclame un homme d'un certain âge, alors que sa femme tangue dangereusement sur son tabouret. 

Dix minutes avant la fin, alors qu'on remontait la marée humaine pour sortir, d'autres faisaient encore la queue pour entrer. On leur dit, qu'ils verront mieux depuis leur écran de télévision?

Offre numérique MM+

“Rhôooooooooo!”

Vous utilisez un AdBlock?! :)

Vous pouvez le désactiver juste pour ce site parce que la pub permet à la presse de vivre.

Et nous, on s'engage à réduire les formats publicitaires ressentis comme intrusifs.