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On a rencontré l'équipe du film "Mia et le lion blanc" projeté en avant-première mondiale à Monaco

Mis à jour le 05/12/2018 à 08:47 Publié le 03/12/2018 à 10:00
La Fondation Prince Albert II et le gouvernement princier ont participé au financement de ce film, qui dénonce les pratique de la chasse business en Afrique du Sud.

La Fondation Prince Albert II et le gouvernement princier ont participé au financement de ce film, qui dénonce les pratique de la chasse business en Afrique du Sud. Photo J-F Ottonello

On a rencontré l'équipe du film "Mia et le lion blanc" projeté en avant-première mondiale à Monaco

Vendredi, au Grimaldi Forum a eu lieu l’avant-première mondiale de "Mia et le Lion Blanc", un long-métrage réalisé par Gilles de Maistre et en partie financé par la Fondation Prince Albert II et le gouvernement monégasque. Il sortira le 26 décembre en salles. Rencontre avec l’équipe du film

En Afrique du Sud, Mia, joué par Daniah de Villiers n’a que 11 ans lorsqu'’elle noue une relation d’amitié hors du commun, avec un lionceau, prénommé Charlie. Mélanie Laurent (Alice) et Langley Kirkwood (John) dans le rôle des parents, sont propriétaires d’une ferme d’élevage de félins.

Pendant trois ans, la jeune fille et l’animal seront totalement inséparables, jusqu’au jour où, elle a alors 14 ans, elle apprend l’insoutenable vérité. Son père veut vendre Charlie à des chasseurs de trophées. Désespérée, Mia qui n’a pas d’autres choix, elle s’enfuit avec le lion, pour le sauver. Le long-métrage du film Mia et le lion blanc – réalisé par Gilles de Maistre – mêle à la fois le documentaire et la fiction. Vendredi au grimaldi Forum a eu lieu l’avant-première mondiale. Le film sortira en salles le 26 décembre.

L’élevage des lions pour le business de la chasse est une réalité que veut dénoncer le réalisateur, qui a rencontré il y a plusieurs années de cela, Kevin Richardson, spécialiste des lions en Afrique du Sud. C’est d’ailleurs cette rencontre qui est à l’origine de ce film.

C’est ce spécialiste des félins, qui permit la création de cette relation hors du commun entre la jeune fille et l’animal. Des conditions de tournage très particulières et un film réalisé sans trucage. Un véritable réquisitoire contre la chasse et un important plaidoyer pour la cause des lions en Afrique du Sud.

Daniah de Villiers, héroïne du film

"Les lions sont des animaux fantastiques"
"Les lions sont des animaux fantastiques" Photo JFO

La jeune actrice Daniah de Villiers a vécu une expérience incroyable grâce à ce film, elle raconte…

Quelle a été votre réaction lorsqu’on vous a annoncé que vous aviez été choisie pour ce rôle?
J’ai tout de suite été enchantée par le projet. Pour le casting, nous étions plusieurs à aller voir des lionceaux et des lions. Kevin Richardson était là. C’était la première fois que je touchais un lion et Kevin a dû sentir qu’il s’était passé quelque chose entre eux et moi. C’est un film hors-norme. Le fait qu’on ait tourné pendant trois ans avec de vrais animaux sauvages, c’était fantastique.

Comment s’est déroulé le tournage justement?
Ma famille a dû déménager à Johannesburg, car pendant trois ans, tous les jours, je devais être avec des lions. Il y en avait plusieurs pour réaliser le film. J’allais me promener avec eux, je jouais avec eux, je leur donnais à manger, je ramassais même leurs besoins. Je les ai vus grandir. Car, pour que cette amitié et cette complicité se forment, il a fallu que je sois auprès d’eux dès leur plus jeune âge.

Quel est votre regard sur ces animaux désormais?
J’ai découvert que les lions sont des animaux fantastiques et pas des mangeurs d’hommes. Ça n’a pas été facile de me séparer d’eux à la fin du tournage et je regrette que ces animaux soient autant menacés par le business de la chasse.

Gilles de Maistre réalisateur du film

Photo JFO

Journaliste, réalisateur, auteur, globe-trotter et producteur de cinéma français, Gilles de Maistre a réalisé un projet fantastique, mais aussi risqué.

Quelle est l’origine du projet ?
Pour un documentaire pour la télévision française, j’ai réalisé une série de reportages sur des enfants du monde entier. Je suis allé en Afrique du Sud, pour filmer un enfant, dont les parents avaient un élevage de lions. Ils nous ont dit qu’ils élevaient des lions pour des raisons de conservation, soit disant... L’enfant était totalement fou de ces animaux. Et j’ai appris par la suite que ces bêtes étaient finalement vendues pour la chasse. Cette aventure qui m’a inspirée, mais aussi choquée.

Comment avez-vous rencontré Kevin Richardson?
En 2013, j’avais déjà réalisé un documentaire sur lui, "L’Homme qui murmurait à l’oreille des lions". Et quand j’ai eu l’idée de "Mia et le Lion Blanc", je l’ai directement sollicité pour savoir comment faire.

Un lion peut-il jouer la comédie?
On va dire qu’il comprenait. Nous l’avons considéré comme un vrai acteur. Quand il ne voulait pas tourner, on le laissait tranquille. Il y a des séquences que l’on a dû faire sur trois ou quatre jours. Je rappelle que le film a été réalisé sans aucun trucage.

Vous êtes sur un nouveau projet?
Oui, "Le Loup et le Lion", qui pose cette fois, la question des animaux exploités dans les cirques.

Kevin Richardson, spécialiste des lions

Photo JFO

Depuis une vingtaine d’années, ce zoologiste qui a tout appris seul, a développé une relation incroyable avec ces énormes félins. Sans lui, rien aurait été possible.

Le tournage a-t-il été compliqué?
Une fiction de cette nature est beaucoup plus difficile à mettre en œuvre qu’un documentaire. Nous n’avons jamais triché dans la relation entre l’enfant et le lion. Il ne s’agissait en aucun cas de dressage de l’animal.

Quelle était l’idée de ce film?
Tout devait être réel pour provoquer de la colère chez les spectateurs. Pour les pousser à agir contre le business de la chasse.

La question de la sécurité ne vous a jamais inquiétée?
Depuis plus de vingt ans, je travaille avec des lions pour les besoins du cinéma. Sur le plateau, je fais un briefing de sécurité quotidien, pour prévenir tout incident. Ce n’est pas parce qu’il s’est passé sept jours sans incidents, qu’il ne faut pas être vigilant les jours suivants. Ce sont des animaux sauvages avant tout.

Où sont les lions désormais?
D’abord, il faut savoir que ces lions, nous les avons trouvés dans une ferme où ils étaient élevés pour la chasse. Après le tournage, je les ai gardés dans ma fondation, en sécurité.

Y a-t-il des lois contre le business de la chasse en Afrique du Sud?
Il n’y a aucune loi qui interdise d’élever des animaux sauvages, pour qu’ils soient ensuite vendus pour être tués par de riches personnes, qui les utilisent comme des trophées de chasse. Ils existent énormément de fermes de ce type. Plus d’un millier de lions sont tués chaque année. J’espère que ce film aura un impact fort sur les gens à ce sujet.


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