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"Les Hirondelles de Kaboul", une animation de haute volée

Mis à jour le 04/09/2019 à 16:45 Publié le 04/09/2019 à 16:43
Le choix du dessin pour raconter cette histoire de résistance et de survie s’avère judicieux à plus d’un titre.

Le choix du dessin pour raconter cette histoire de résistance et de survie s’avère judicieux à plus d’un titre. Copyright Memento Films Distribution

"Les Hirondelles de Kaboul", une animation de haute volée

"Les Hirondelles de Kaboul" de Zabou Breitman et Eléa Gobbé-Mévellec est une adaptation du roman de Yasmina Khadra. Couronnée d’un Valois de Diamant au Festival du film francophone d’Angoulême, cette animation a aussi séduit la critique au Festival de Cannes. Voici notre avis.

L’histoire

Été 1998, Kaboul en ruines est occupée par les talibans. Mohsen et Zunaira (Swann Arlaud et Zita Hanrot) sont jeunes, ils s’aiment profondément. En dépit de la violence et de la misère quotidienne, ils veulent croire en l’avenir. Un geste insensé de Mohsen va faire basculer leurs vies…

Notre avis

Étonnant projet que celui du nouveau film de Zabou Breitman. Initié en 2012 et d’abord conçu pour un tournage en images réelles, il a mis sept ans pour arriver sur nos écrans…

Sous forme de dessin animé! C’est la jeune Eléa Gobbé-Mévellec qui a été chargée de transposer l’intrigue en dessins, en respectant scrupuleusement le physique et la gestuelle des acteurs, que l’on reconnaît aisément.

Le choix du dessin pour raconter cette histoire de résistance et de survie s’avère judicieux à plus d’un titre. En plus de donner au film une identité visuelle forte (le graphisme et les couleurs sont magnifiques), il a sans doute permis d’en adoucir la dramaturgie, qui, autrement aurait pu être plombante.

L’histoire suit fidèlement l’intrigue du roman de Yasmina Khadra dont il est adapté. C’est celle d’un jeune couple confronté à l’intégrisme religieux en Afghanistan, sous le régime des talibans dans les années 1990.


Pour continuer à exercer son art, Zunaira a choisi de s’enfermer chez elle et de peindre sur les murs. Confronté lui, quotidiennement, aux aberrations du nouveau régime, Mohsen finit par être, malgré lui, contaminé par la violence et l’obscurantisme ambiants. Un jour de lapidation publique, il se surprend à lancer une pierre sur la malheureuse condamnée.

Pourtant, l’humanité continue à trouver son chemin dans les ténèbres : un ancien professeur (joué par Michel Jonasz) entretient l’espoir en dispensant son enseignement clandestinement aux jeunes filles. Un gardien de prison s’émeut du sort d’une condamnée… Les hirondelles du printemps annoncent peut-être des jours meilleurs?

Couronné d’un Valois de Diamant au Festival du film francophone d’Angoulême, où un film d’animation triomphait pour la première fois, Les Hirondelles de Kaboul avait déjà séduit la critique à Cannes, où il était présenté au mois de mai dernier dans la section Un Certain regard.

Une nouvelle réussite à mettre au crédit du studio des Armateurs, auxquels on doit déjà des merveilles comme Kirikou et la sorcière, Les Triplettes de Belleville ou Ernest et Célestine.


Les Hirondelles de Kaboul
De Zabou Breitman, Eléa Gobbé-Mévellec (France).
Avec Simon Abkarian, Zita Hanrot, Swann Arlaud.
Durée: 1h21.
Genre: animation.


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