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Il tourne un film catastrophe dans les rues de Fontvieille

Mis à jour le 12/11/2015 à 08:49 Publié le 12/11/2015 à 08:46
À gauche: plus d’internet à Monaco, la panique. C’est l’idée de départ du réalisateur Kevin Delanne (à droite).

À gauche: plus d’internet à Monaco, la panique. C’est l’idée de départ du réalisateur Kevin Delanne (à droite). DR et Mickaël Alési

Il tourne un film catastrophe dans les rues de Fontvieille

En lice pour le Nikon Film Festival, Kevin Delanne a entièrement tourné son film à Fontvieille. Il y évoque l’ « hyper-connctivité », et dit beaucoup de choses en plus de deux minutes

Un message d'erreur apparaît sur l'écran de l'ordinateur. Impossible d'ouvrir une fenêtre sur Google. Plus d'internet. C'est la même chose avec la tablette. Pareil sur le téléphone.

Gros moment de panique dans les appartements et les rues de Fontvieille.

Ce sont les premières scènes de "Je suis Offline", le court-métrage de Kevin Delanne en lice pour le Nikon Film Festival. En deux minutes et vingt secondes, cet enfant du pays, basé à Monaco, raconte beaucoup de choses sur l' "hyperconnectivité".

"Si l'Internet disparaissait, ce serait le chaos"

"On est devenu tellement dépendants, internet a tellement simplifié notre mode de vie, pose le réalisateur. Dans un futur proche, si internet lâche, ça va vraiment être très compliqué".

La morale du film fait d'ailleurs écho à ces propos : la seule personne à comprendre l'origine de la panne n'a pas internet. Et forcément, le sujet parle beaucoup à quelqu'un qui va sur ses 27 ans… qui s'est d'ailleurs inspiré du réel, pour ce film.

Une journée de tournage à Fontvieille

Au départ, de ce scénario, il y a ce concours organisé par la célèbre marque de matériel photographique. Thème imposé de cette année : le geste. Très différent des deux autres éditions auxquelles il a participé - il était question du choix, par exemple. 

"C'était beaucoup plus dur, glisse-t-il. J'ai failli ne pas le faire".

Surtout que le court-métrage force à envoyer un message directement. Après un moment de flottement, le scénario vient. Et puis tout s'enchaîne.

En tout, il aura fallu trois semaines pour se préparer, tourner, et monter le film. Dont une journée devant les caméras. Tout se passe ici, à Fontvieille.

Le court-métrage déjà bien coté

Ce résultat, ils sont déjà près de 2.500 à l'avoir visionné, sur le site du Nikon film festival. C'est l'objectif du concours. Accumuler le plus de vues, avant qu'un jury ne se penche sur les réalisations. Le film de Kevin Delanne fait déjà partie des "vingt plus soutenus par les internautes".

Tant mieux: son objectif, en participant au concours, est de permettre au plus large public possible de voir le film. C'est aussi une occasion, pour ce réalisateur et monteur de films, de faire autre chose que les films institutionnels ou d'entreprise qui sont souvent son quotidien.

"La fiction, c'est un peu le Graal, sourit-il. Tu as envie que ce soit la finalité". C'est déjà un peu le cas, avec ce court-métrage…


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