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Qui sont les forains du port de Monaco?

Mis à jour le 26/10/2018 à 08:51 Publié le 26/10/2018 à 07:29

Qui sont les forains du port de Monaco?

Alors que la foire attractions bat son plein sur le port Hercule, rencontre avec ceux qui ne manqueraient pour rien au monde le rendez-vous monégasque. Des nomades si attachés à la Principauté que leurs enfants y sont, pour certains, nés

1."C’est la meilleure foire"

Photo JSGA

Il est à peine 11 heures, qu’au stand "Le Ranch" on s’active pour que tout soit prêt avant l’arrivée des premiers clients de la journée.

Et ils seront nombreux, car les machines à sous ou machines pousse-pièces à la fête foraine, c’est un grand classique. Et la toute première machine du genre en France, c’est le père de John Gabard qui l’a eue.

Dans la famille, la foire-attractions de Monaco a une saveur bien particulière.

"Je pense que ça doit faire au moins 70 ans que ma famille vient ici et nous en sommes à la cinquième génération. Mon frère et ma sœur sont nés à Monaco, moi je n’ai pas eu cette chance. Mais pour ma part, je trouve que c’est la meilleure foire que nous faisons. Nous passons six mois dans l’Est et six mois dans le Sud."

Dans le stand, ces deux enfants participent déjà au bon fonctionnement du "Ranch". La relève est assurée par la cinquième génération des Gabard.

2. "À nous de donner du plaisir"

Photo JSGA

"Le but du jeu messieurs dames c’est de mettre les anneaux autour des carrés pour gagner les lots, hop hop". Les joueurs repèrent les lots qui les intéressent et tentent leur chance pour les remporter. Damien Kotsekaghlou sait animer son stand.

Et c’est de son père qu’il a tout appris.

"Mon père est venu pour la première fois ici il y a plus de 60 ans. Alors on peut dire que la foire attractions de Monaco, je l’ai toujours connue. Le cadre est magnifique et la clientèle est toujours très sympathique. Et puis, c’est aussi à nous, forains, de donner du plaisir aux gens et leur donner envie de s’amuser aussi. Il faut savoir être commerçant et ne pas tirer la tronche. Mon métier c’est aussi ma passion. Lorsqu’un forain doit cesser son activité, ce n’est jamais facile de décrocher. Mon père a passé 71 ans de sa vie dans cette attraction, et je peux vous dire que ça n’a pas été facile pour lui d’arrêter."

Mais pour sûr, on entendra encore pour de nombreuses années la voix de Damien Kotsekaghlou dans les allées de la foire monégasque.

3. "Difficile de ne pas s’y plaire"

Photo JSGA

"On fait partie des vieux", plaisante Vinerio dans sa cabine. La famille Labeyrie vient à la foire de Monaco depuis 1968. Et pour le patron, aidé par son fils Jean, à Monaco tous les ingrédients sont réunis pour faire de cette fête un événement unique et surtout apprécié de tous.

"Il fait beau, nous tombons en plein vacances scolaires, ce qui veut dire qu’il y a toujours du monde, le cadre est magnifique et le pouvoir d’achat ici n’est pas le même qu’ailleurs. Enfin, il faudrait vraiment être difficile pour ne pas s’y plaire." 

Comme les autres, à chaque fois, Vinerio est ravi d’y revenir chaque année. Les années ont passé et ce n’est pas toujours avec son simulateur 5D que la famille a distrait les Monégasques et autres clients de la région.

"Nous avons le simulateur depuis 25 ans environ et avant nous avions eu une chenille ou encore un bateau pirate", se souvient Vinerio.

À n’en pas douter, les habitués de la foire attraction devraient s’en souvenir également.

4. "Ça ne me rajeunit pas"

 

Photo JSGA

Membre du comité d’organisation de la foire attractions, Nicolas Real est aussi l’une des figures de l’événement. Les clients affluent à son stand de casse-boîtes «Le VIP Party» et Nicolas connaît même le prénom de certains d’entre eux.

"On avait gagné chez vous l’année dernière, alors on revient", plaisante même une cliente.

Cette proximité et ce retour de la clientèle d’une année sur l’autre, c’est cela qui plaît au propriétaire de l’attraction.

"Mes parents venaient déjà ici quand j’étais jeune, alors moi, la foire attractions je l’ai toujours connue. Un garçon d’environ une vingtaine d’années est venu me voir pour me dire qu’il venait jouer quand il était âgé de 4 ou 5 ans. C’est sûr, ça ne me rajeunit pas, mais ça fait plaisir"

Sa fille Serena, suit elle aussi le même chemin que son papa. Qui sait? Dans quelques années c’est peut-être elle qui sera au micro pour animer l’attraction.

5. "Il y a toujours du monde"

Photo JSGA

De ce stand sort de douces effluves sucrées et cela fait 35 ans cette année que ça dure. Bandana sur la tête, le Capt’ain et son équipe sont de retour à Monaco et, pour lui, venir en Principauté c’est toujours un plaisir.

"Je fais les saisons, alors chaque année je reviens en Principauté. C’est vraiment une belle foire, car le cadre est magnifique, il fait beau et il y a toujours du monde. Les gens viennent d’Italie, de Cannes, des villes environnantes. Et on retrouve aussi les mêmes clients. Parfois, nous avons les grands-parents, les enfants et puis quelques années plus tard, nous rencontrons les petits-enfants. Et il y a aussi la boutique en dur qui est toute l’année à Biscarrose Plage dans les Landes".

Chez les clients aussi, la foire c’est aussi une histoire de famille. Et tous pourront continuer de savourer les gaufres et crêpes du Capt’ain à l’occasion du marché de Noël.

6. "J’allais à l’école des Variétés"

Photo JSGA

Chez les D’Andrea, la foire attractions, c’est aussi une histoire de famille.

"Nous devons être une des plus anciennes familles de la foire", nous dit Anne-Marie avant d’ajouter, "mon mari, ça fait 69 ans qu’il vient ici et moi douze ans. Mon fils a un autre manège dans la foire. Ce qui est appréciable ici, c’est que nous pouvons travailler tranquillement et bien. Tout est bien organisé et sécurisé, c’est vraiment un plaisir", sourit la patronne avant d’aller vérifier si les enfants sont bien installés et mettre en route son manège.

Un peu plus loin, son fils Pascal tient un stand de tir-à-l’arc. Comme certains autres forains, il restera pour le marché de Noël. Il garde de bons souvenirs des années où il venait à Monaco lorsqu’il était enfant.

"J’allais à l’École des Variétés comme beaucoup d’autres forains de mon âge. C’est toute ma vie les fêtes foraines et ma fille est aussi en train de prendre ce chemin. Elle commence à prendre le micro et à animer les parties. Mais attention, je ne la force pas. C’est elle qui aime faire ça."

La 4e génération commence déjà son apprentissage.


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