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Le pari culinaire un peu fou de deux Azuréens: inventer une recette de beignets de méduse

À La Colle-sur-Loup, ces deux anciens collègues, désormais amis, se sont lancés dans un pari fou: inventer une recette de beignets de méduse. Une idée novatrice en France.

Yannis Dakik Publié le 01/11/2021 à 07:14, mis à jour le 01/11/2021 à 08:19
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Manuel Marchioretti (à gauche) et Antoine Trouillier ont lancé leur propre recette de beignets de méduse. (Photo Y. D.)

C’est une initiative plutôt farfelue. "Je pense que c’était après une grosse pêche, se souvient Antoine Trouillier. On s’est dit en plaisantant que c’était dommage que les méduses ne se mangent pas. Puis on s’est demandé “mais est-ce qu’on est sûr qu’elles ne se mangent pas?"".

Ancien biologiste marin et responsable en informatique, Manuel Marchioretti et Antoine Trouillier se sont rencontrés en 1999 au Centre scientifique de Monaco. Cet été, un soir de juillet, les deux anciens collègues devenus amis ont une idée quelque peu anodine.

"On nous a traités de fous!"

Depuis, les deux protagonistes se sont installés dans l’ancien camping "Le Castellas" à la Colle-sur-Loup (dont l’épouse de Manuel Marchioretti est propriétaire) à la recherche de la recette idéale. Et dans leur cuisine laboratoire, ils n’ont pas mis longtemps avant de trouver ce qu’ils cherchaient.

 

"On a mis deux ou trois soirs à trouver la bonne recette, poursuit Antoine. On a voulu faire quelque chose de simple comme avec des légumes. Si on met une méduse sur un barbecue il ne restera plus grand-chose donc il fallait l’enrober comme un beignet." Une fois la recette trouvée et testée, les deux savants fous ont dû faire goûter leur expérimentation au grand public.

"On les a fait goûter à des amis sans leur parler de méduse et ils ont trouvé ça bon, raconte Manuel Marchioretti, qui travaille parallèlement sur un prototype d’aquarium pour méduse. Quand on leur a dit ce que c’était, on nous a traités de fous! (rires)."

Dans leur cuisine laboratoire, ils n’ont pas mis longtemps avant de trouver ce qu’ils cherchaient. (Photo Y. D.).

"Je les pêche à la main"

Que les plus inquiets soient rassurés, l’espèce utilisée, la pelagia, subit un prétraitement pour éliminer leurs toxines, met en avant le duo. Ce qui rend la méduse inoffensive. Quant à l’approvisionnement, Antoine et Manuel vont pêcher leur produit eux-mêmes toute l’année. Car non, la méduse ne prolifère pas uniquement en été.

"Antoine est un adepte de la voile donc il surveille souvent la météo et il m’informe de la présence de méduses. Ensuite je les pêche à la main avec un sac plastique. Je vais souvent à Saint-Jean-Cap-Ferrat parce que c’est beau et accessible. Et puis le lieu n’est pas trop pollué." Désormais, les deux scientifiques attendent des propositions d’un établissement de restauration pour se lancer pleinement dans l’aventure.

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