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Le Mentonnais Louka en première partie du concert de Maître Gims à Bercy

Mis à jour le 30/11/2016 à 05:09 Publié le 30/11/2016 à 05:09

Le Mentonnais Louka en première partie du concert de Maître Gims à Bercy

Un temps éducateur au centre de formation, le Mentonnais Luca Bennici s'est véritablement lancé dans la musique il y a un an. Ce soir, il ouvrira le show de Maître Gims devant… 20.000 spectateurs !

"Détends-toi gamin, calme-toi gamin…" Il suffit d'un clic. D'une écoute. D'un rien de temps pour que le refrain du premier single - Gamin - de Luca Bennici, alias Louka, s'imprime dans l'inconscient. Trotte et résonne dans les têtes toute la journée. Un potentiel tubesque évident dont les radios s'emparent depuis quelques semaines et qui, ce soir, pourrait prendre une tout autre ampleur grâce à… Maître Gims.

Séduit par le timbre et la fraîcheur de la voix de Louka, le roi du hit-parade a récemment signé le Mentonnais dans son label (Monstre marin). "Il a kiffé mes sons et a voulu collaborer. Il a contacté mes producteurs et le deal s'est fait cet été. J'étais en vacances à Menton et on m'a appelé pour me dire: "Lucas, tu remontes à Paris, tu signes dans le label de Maître Gims, il veut te rencontrer pour discuter"." Ni une ni deux, guitare en bandoulière, Luca trace vers la capitale pour s'attabler avec Gims et Olivier Nusse, directeur général d'Universal. Une salve de compliments plus tard, il pose sa griffe sur un contrat en vue d'un album (sortie prévue début 2017).

"Maître Gims m'a dit qu'il y a encore une longue route mais que ce que je fais est super et qu'il va essayer de faire de moi quelqu'un de connu. Il croit en mon projet et il m'a séduit dans sa façon de parler. J'ai compris qu'il avait vraiment intérêt à me signer dans son label, d'autant plus que mon style de musique permet d'ouvrir d'autres portes."

Son style, celui d'un autodidacte qui, il y a encore deux ans, n'avait jamais chanté en public. Encore moins touché un instrument.

"Mes proches ont commencé à me pousser et j'ai toujours fait un peu le fier, l'orgueilleux, en disant "Non j'ai pas envie". Et puis, il y a deux ans, j'ai commencé à gratter, tout seul dans ma chambre, une guitare qui traînait dans un coin. En regardant des tutos sur Youtube et à l'oreille…" Jusqu'au déclic.

"J'ai un oncle producteur, qui a notamment bossé sur l'album de Nadia et de Christophe Wilhem et créé son label indépendant (Dream'Up). À un repas de famille, je lui ai joué un petit morceau. Il m'a dit: "C'est énorme, t'imagines que t'as du talent ?"" Il a beau être son oncle, l'homme connaît l'industrie du disque. Les encouragements paraissent bien moins subjectifs et, d'un coup, un rêve se dessine.

"Très rapidement, je me suis dit que je n'avais pas envie de faire des cover, que je préférais clairement faire mes propres mélodies." Famille, potes, histoire sentimentale, expériences professionnelles, au fil des mois, Louka couche sur le papier des paroles autobiographiques enrobées de quelques accords maison.

Tout l'inspire, son enfance mentonnaise, ses années bahut à la Villa-Blanche et Saint-Joseph, la fac de sport à Nice, ses matches sous le maillot du Rapid de Menton jusqu'en DHR, son poste de surveillant au lycée Pierre-et-Marie-Curie et celui d'éducateur au centre de formation de l'AS Monaco. C'est d'ailleurs de là que naîtra Gamin, chanson griffonnée sur une table du Louis-II.

"Je l'ai écrite par rapport à un conflit que j'ai eu avec un jeune au sein du centre. Rien de grave mais un soir, c'est parti un peu en vrille. De là, j'ai voulu écrire un truc sur les jeunes parce que je me suis dit que tout le monde pouvait se retrouver dans mes chansons. Mais je n'ai pas envie d'être moralisateur. Je le dis dans le morceau : "Quand on fait la morale, il s'énerve puis s'emballe". C'est cool d'aborder ce sujet et de dire à tous les jeunes d'aujourd'hui qu'on croit en eux. Que même si des fois ils sont chiants, on est toujours là pour eux, pour qu'ils réussissent et qu'ils soient à leur tour "donneurs de leçon" dans le bon sens du terme."

Une fibre éducative tirée de l'ADN maternel, sa maman travaillant comme éducatrice à Menton depuis vingt ans. Des mots et des actes aussi, puisque ses collègues du lycée Curie peuvent témoigner de son feeling avec les jeunes, son écoute.

Après avoir écumé les restaurants de Menton, du Nautilus à La Pergola, en passant par le Da Mitchou, Luca savoure un soupçon de notoriété. La publication de P'tite poupée sur Facebook s'accompagne alors d'un buzz qui assoit ses nouvelles ambitions. Direction Paris! "Avec des potes, on s'est fait une petite équipe et on est monté à Paris. On s'est dit on prend une maison en colloc', on serre les dents et on part à l'aventure!"

Le camp est basé à Rueil-Malmaison. "On a installé notre studio dans la maison et on faisait de la musique du matin au soir (...). ça a été un changement radical parce que je suis habitué à vivre avec ma famille et je suis très "Sud", j'aime mon Sud et j'ai le mal du pays. Mais je me suis dit que j'avais 26 ans, que c'était le moment où jamais. J'avais toujours fait les choses à moitié entre guillemets et, là, il fallait que j'aille au bout de mes rêves."

Au bout de six mois, Louka balance des maquettes au Tout-Paris avec le résultat qu'on connaît. Vendredi dernier, il effectuait sa première grande scène au Havre devant 6.000 personnes, aux côtés notamment de Slimane et Vianney. "Je me suis senti à l'aise. J'ai géré mon show, c'était bien pour une première."

Reste à sauter dans le grand bain, ce soir, à Bercy. "C'est un truc énorme. Le 1er décembre 2015, j'étais pour la première fois devant un public au Palais de l'Europe à Menton. À 364 jours d'intervalle, je passe du Palais de l'Europe, que je respecte et que j'adore, à Bercy qui est une salle mythique en France. C'est un rêve de fou! J'ai de la chance de travailler avec des gens en or. Je leur dois énormément, comme à ma famille et à mes potes."

À toi de jouer gamin !


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