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Katy Royer, une âme de chamane à Fayence

Mis à jour le 19/06/2020 à 20:28 Publié le 22/06/2020 à 15:24
Installée à Fayence, Katy Royer a découvert en 2013 ses prédispositions au chamanisme.

Installée à Fayence, Katy Royer a découvert en 2013 ses prédispositions au chamanisme. Photo Franz Chavaroche

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Katy Royer, une âme de chamane à Fayence

C’est au cours d’un voyage en Mongolie que cette infirmière a découvert ses prédispositions au chamanisme. à Fayence, elle accompagne ceux et celles qui veulent se relever d’un traumatisme.

Un magnifique espace arboré et naturel où serpente un chemin de terre. Au détour d’un virage, quelques dizaines de mètres avant la bâtisse protégée par les feuillages, se dresse un tipi à l’image de ceux des Tsaatans, éleveurs de rennes dans le nord de la Mongolie. Nous sommes à Fayence. Dans ce havre de nature que Katy Royer a choisi d’aider les âmes blessées à trouver la paix.

À l’arrêt du moteur de la voiture, Tengri (Ciel), un akita Inu se précipite dans notre direction en aboyant. Et se calme dès lors qu’elle prononce son nom d’une voix sûre et douce à la fois.

Katy Boyer est chamane. Un " intermédiaire entre l’être humain et les esprits de la nature", pour aider à résoudre des traumatismes à travers des soins. "On accompagne les personnes qui souffrent de traumatismes psychiques, physiques, transgénérationnels", explique la jeune femme qui a fait son propre chemin depuis un voyage en Mongolie, en 2013.

Elle sourit, en remontant le fil de sa vie.

Elle est née à Saint-Etienne il y a 47 ans. C'est là-bas aussi qu'elle réalise ses études d’infirmière, se spécialise pour le bloc opératoire… De ville en ville, de région en région, elle atterrit sur la Côte d'Azur. Elle exerce aujourd'hui, à Cannes et Mougins, à temps partiel. 

Au début des années 2010, après une rupture, elle traverse une grosse dépression. "Et puis, un matin en me réveillant, je savais que j’avais fait un rêve prémonitoire –j’en fais depuis l’enfance mais à l’époque, je ne savais pas ce que c’était. Je n’avais aucune image en tête, juste une phrase qui se répétait : il fallait que je parte en Mongolie."

Elle s’envole, en août 2013, l’année de ses 40 ans, pour Oulan-Bator.

Une fois sur place, elle gagne le nord de la Mongolie. "Grâce à une connaissance ici, j’étais entrée en contact avec un Varois, marié à une nomade, qui vivait là-bas. " Et c’est là que tout a commencé. "C’est lui qui m’a mis en relation avec une grande chamane, Badmaa. C’est elle qui m’a révélé, lors d’une séance d’accompagnement, que j’étais moi-même chamane."
Parce que selon Katy, on ne devient pas chamane. On naît. "Elle me disait notamment que j’avais été choisie."

En Sibérie en 2017

La chaname ne pratique les soins d'accompagnement qu'au tambour.
La chaname ne pratique les soins d'accompagnement qu'au tambour. Photo Franz Chavaroche

Difficile pour cette cartésienne, de se laisser guider. Elle se prête cependant aux rituels que lui demande de mettre en place Badmaa à son retour en France. Un autel, des offrandes. " J’avais vraiment du mal avec l’idée d’appliquer des traditions d’Asie centrale… "

Elle éclate d’un rire franc à cette évocation, consciente d’avoir pu passer pour une illuminée: "Je me trouvais ridicule. Mais on me disait que les esprits allaient m’enseigner." En parallèle, elle se documente. Anthropologie, cosmologie d’Asie centrale, etc. "Je voulais comprendre, j’avais besoin d’intégrer… " D’intégrer que  "les chamanes honorent les esprits de la nature". Elle reçoit, au bout d’un an, son premier tambour, "en peau de cerf", commence la confection de son habit de chamane – achevé seulement l’an dernier.

Quatre ans plus tard, en 2017, c’est en Sibérie en République de Touva proche de l’Altaï, qu’elle complète son accompagnement à la pratique des rituels, auprès de sa "maman chamane" Liudmila Oyun, qui l’accompagne encore aujourd’hui. "Dès qu’on s’est vues, quelque chose de très fort s’est produit. J’avais déjà commencé à prodiguer des soins, à accomplir les rituels du feu, de l’eau (rituels ont lieu lors des solstices, des équinoxes, etc.) mais c’est vraiment auprès de Liudmila que j’ai pris conscience de toute la dimension du chamanisme."

Les séances sont libres en termes de paiement:"Je n’impose rien, les gens versent ce qu’ils souhaitent…" car elle se dit qu’ici, il y a beaucoup de "business autour de la spiritualité très égotique". Seuls les voyages chamaniques (6 personnes maximum) sont à 20 euros minimum.

De l’être au non-être, du travail à accompli pour amener la personne à prendre conscience du traumatisme qui la bloque. Pour réharmoniser. Ce que désormais, elle s’emploie à apporter à l’humain. En continuant d’apprendre.

Contact katyroyer@gmail.com et également sur Facebook.

La jeune femme continue d'apprendre.
La jeune femme continue d'apprendre. Photo Franz Chavaroche

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