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Il fait don de 150 disques rares du Philharmonique à l’Institut Audiovisuel

Mis à jour le 23/11/2018 à 10:09 Publié le 23/11/2018 à 18:10
Remise d’une poignée de disques par René Croési, ex-directeur du Philharmonique, à Vincent Vatrican, directeur de l’Institut Audiovisuel, et présence de Jean-Charles Curau, direction des Affaires Culturelles.

Remise d’une poignée de disques par René Croési, ex-directeur du Philharmonique, à Vincent Vatrican, directeur de l’Institut Audiovisuel, et présence de Jean-Charles Curau, direction des Affaires Culturelles. Photo A.P.

Il fait don de 150 disques rares du Philharmonique à l’Institut Audiovisuel

René Croési, ex-directeur de l’orchestre monégasque, a fait don de sa discothèque à cet Institut

L’Institut Audiovisuel de Monaco vient de faire une bien belle acquisition en ses nouveaux locaux du boulevard du Jardin exotique: cent cinquante disques rares ou introuvables réalisés pendant quatre-vingts années par l’Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo. Ces précieux enregistrements microsillons sur disque vinyle ont été donnés par René Croési, ex-directeur de l’orchestre monégasque. Ils faisaient partie de sa discothèque personnelle.

Ils ont été confiés à Vincent Vatrican, directeur de l’Institut Audiovisuel, en présence de Jean-Charles Curau, directeur des Affaires culturelles de la Principauté.

Les premiers enregistrements de l’orchestre ont été réalisés pour Radio Monte-Carlo au début des années quarante, à une époque où l’orchestre s’appelait Orchestre du Casino de Monte-Carlo et où, chaque automne et chaque printemps, ses concerts étaient diffusés à la radio.

Des références
qu’on ne trouve plus

Les enregistrements se faisaient dans les studios de Radio Monte-Carlo, qui se trouvaient à l’emplacement actuel du Novotel. Ils se firent ensuite dans la salle de l’Alacazar, cette grande salle de bal qui a été détruite en 1958, remplacée par un ensemble immobilier portant le même nom.

Il y a des raretés parmi ces disques: le dernier enregistrement de Mario del Monaco et Magda Olivero, l’enregistrement de la «Wally» avec Renata Tebaldi, les concertos de Chopin par Samson François, les grands concertos de piano par Sviatoslav Richter et Lovro von Matacic, les compositeurs des Ballets russes enregistrés par Igor Markevitch, tous les enregistrements de musique symphonique française par Paul Paray qui demeurent des références – mais qu’on ne trouve plus –, le coffret de disques de l’opéra «Pénélope» de Fauré avec Jessye Norman ou encore l’«Adagio» de Barber, qui fut joué lors des obsèques de la Princesse Grace.

Cinq heures de numérisation par disque

L’Institut de l’Audiovisuel va archiver ces disques, les conserver dans un local climatisé, va réaliser un catalogue qui sera mis à disposition des mélomanes ou des chercheurs, va les nettoyer (en introduisant un fil dans chaque sillon), et enfin les numérisera. On peut estimer à cinq heures le temps de travail par disque. Pour cent cinquante disques, sept cent cinquante heures!

Une fois ce travail réalisé, les mélomanes ou chercheurs pourront venir consulter ou écouter sur place. L’écoute à distance n’est pas encore prévue – pas plus ici que dans les autres grandes bibliothèques ou discothèques comme la BNF à Paris –, et cela pour des questions de droit et de duplication.
En 150 disques, tout le passé prestigieux du Philharmonique de Monte-Carlo est désormais à portée d’oreilles et de mains.


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