“Rhôooooooooo!”

Vous utilisez un AdBlock?! :)

Vous pouvez le désactiver juste pour ce site parce que la pub permet à la presse de vivre.

Et nous, on s'engage à réduire les formats publicitaires ressentis comme intrusifs.

Je veux bien mais j'ai la freebox

Connectez-vous

pour sauvegarder mes filtres et personnaliser mon flux

continuer sa lecture

lire le journal

Découvrez l’offre numérique > Abonnez-vous

Retour sur le passage de la Dream Team avec Michael Jordan à Monaco

Mis à jour le 19/05/2020 à 10:13 Publié le 19/05/2020 à 10:15
Charles Barkley, Patrick Ewing et Michael Jordan à Gaston-Médecin en 1992

Charles Barkley, Patrick Ewing et Michael Jordan à Gaston-Médecin en 1992 Photo DR

Soutenez l'info locale et Monaco-Matin

Retour sur le passage de la Dream Team avec Michael Jordan à Monaco

Le documentaire "The last danse", consacré à Michael Jordan et les Bulls, s’est clôturé, ce lundi, sur Netflix. La Dream Team y est abordée. Retour sur le passage monégasque de cette équipe hors norme avant les JO de 92

Dans l’histoire du basket, il y a un avant et un après "Dream team 92". 12 joueurs, 12 stars (dont 11 futurs hall of famers: Jordan, Bird, Johnson, Pippen, Barkley, Stockton, Malone, Drexler, Robinson, Ewing, Mullin; et le meilleur universitaire de l’époque qui fera une brillante carrière en NBA (Laettner)), qui n’ont qu’un but: ramener l’or des JO de Barcelone (spoiler, ils vont y arriver sans forcer).

Avant de poser le pied en Espagne, l’escouade américaine a passé son mois de juillet 1992 sur le Rocher pour parfaire sa préparation. Sur place, Michael Jordan, Magic Johnson, Larry Bird et consorts ont écrit les plus belles histoires du sport mondial. Et le gymnase Gaston-Médecin s’en souviendra pendant longtemps.

1. Quand Larry Bird enivre Patrick Ewing

En fin de carrière, Bird restait égal à lui-même, le roi de la malice. Alors quand le leader des Celtics décide de déniaiser le pivot star des Knicks Patrick Ewing, ça se termine salement sur le Rocher. En bon gars de l’Indiana, Bird a la descente solide, ce qui n’est pas le cas d’Ewing qui... n’a jamais bu de bière avant son arrivée à Monaco. Alors que l’équipe américaine est posée au Loews (devenu le Fairmont par la suite), Larry et Patrick décompressent avec des roteuses. Et le pivot prend cher...

"Une fois, j’ai bu avec Larry Bird. Il boit la bière la plus forte du monde. J’ai mis deux jours à m’en remettre, racontera Charles Barkley quelques années plus tard. Ewing, lui, n’avait jamais bu de bière avant son passage à Monte-Carlo. Bird en profita donc pour lui faire payer tous leurs verres et la bière était à 8$ le verre. Heureusement, Patrick ne savait pas combien c’était censé coûter." Larry la légende.

2. Quand Daly fête son anniversaire avec Rainier

20 juillet, Chuck Daly fête ses 62 ans. Et pour l’occasion, la délégation américaine reçoit dans un salon privé du Loews le Prince Rainier. La suite est parfaitement racontée dans le livre de Jack McCallum "Dream Team".

Peu au fait des us et coutumes princiers, les Américains sont briefés par le chef du protocole. "Vous ne pouvez pas vous asseoir avant que le Prince ne s’asseye, vous ne devez pas porter votre fourchette à la bouche avant que le Prince ne soit prêt". "Et si je dois aller aux chiottes?", rétorque Daly.

Surtout, les Américains découvrent l’attente, interminable, liée à l’arrivée du souverain. "Les Pistons n’ont pas attendu si longtemps à la Maison Blanche et on avait gagné le championnat", grommelle, taquin, Daly.

Finalement, Rainier et son fils Albert arrivent et se placent entre Jordan et Magic à table, ce qui fera dire à Barkley: "Ils m’ont tenu éloigné de la royauté".

3. Quand les Bleus prennent une valise

 Pour le seul match amical avant les JO, la Dream Team affronte les Bleus à Gaston-Médecin. La veille, lors du repas organisé avec le Prince Rainier, Albert demande quel tarif vont prendre les Français.

"30 points, comme tout le monde", répond MJ. Les Bleus démarrent bien, s’accrochent et mènent 18-16 après 7 minutes avant de prendre la foudre. Sans forcer, les USA se baladent: 111-71.

De son côté, Jordan n’a rien lâché (21 points) au point de chambrer en défense, comme en NBA: "Vas-y shoote, tu ne peux pas marquer contre moi".

4. Le match que personne n’a jamais vu

22 juillet, la veille, les Américains ont roulé sur l’équipe de France sans se fouler. Alors pour éviter que tout le monde ne s’endorme, Chuck Daly organise un match d’entraînement à haute intensité.

"Il faut un gagnant", lance-t-il. Drexler et Stockton blessés, c’est un vrai 5 contre 5 qui va se tenir là huis clos où seule une caméra du staff de Team USA filme ce moment magique. D’un côté, l’équipe de Michael Jordan qui comporte Scottie Pippen, Karl Malone, Larry Bird et Patrick Ewing.

En face, Magic Johnson évolue avec Charles Barkley, David Robinson, Christian Laettner et Chris Mullin. Les deux équipes se rentrent dans le lard sans aucune retenue et l’équipe de Magic mène de 8 points à quelques minutes de la fin. Ça joue dur. Ça joue fort. Ça chambre de partout. Magic s’approche de Jordan et lui glisse, hilare: "Si tu ne deviens pas Air Jordan, on va t’écrabouiller".

Jordan, vexé, prend le match en mains et permet aux siens de combler le retard pour finalement l’emporter. "Ils n’ont qu’à ramener le stade des Bulls, ici", fulmine Magic devant la réussite insolente de MJ.

Dans le vestiaire, à la fin du match, Jordan s’approche alors de Magic et Bird, qui refont le match, et lâche une punchline devenue légendaire: "Il y a un nouveau shérif en ville". La passation de pouvoir est effective.

Dans le bus qui ramène tout le monde à l’hôtel, pas un bruit. Le silence est lourd. Pesant.

Magic s’adresse alors à Barkley: "On n’aurait pas dû l’énerver".

Et tout le monde se marre. "C’est le plus grand match dans lequel j’ai jamais joué. Pas de coachs, pas vraiment d’arbitres, et 10 Hall of Famers sur le terrain. Ça arrive quand ça ? La manière dont on a joué, notre désir, notre sueur, le trash-talking, et tout ce qui fait la beauté du basket, ça a été illustré dans ce match", racontera Jordan plus tard.

5. Quand Jordan se sauve au golf

MJ est un mordu de golf. "Hiss Airness" a profité du rassemblement de la Dream Team pour se rendre au Monte Carlo Golf Club sur les hauteurs du Mont Agel en compagnie de Chuck Daly, PJ Carlesimo (adjoint de Daly) et Rod Thorn (vice-président de la NBA).

Il y a retrouvé aussi une vieille connaissance: Frédéric Ruffier-Meray, professionnel du MCGC depuis 1987.

"En fait, Michael était venu jouer pour la première fois en 1990 alors qu’il était invité par le groupe d’hôtel Loews", se souvient Ruffier-Meray. "Je le vois arriver et il me demande s’il peut jouer avec moi. On a passé un excellent moment.

Évidemment, je l’avais reconnu mais je ne l’avais pas attaqué sur le sujet. Il frappait fort mais n’était pas très précis, il venait de débuter. On a joué 3 ou 4 fois ensemble après ça dans la semaine.

Il était doué, il avait un bon geste puisqu’il s’appuyait sur la technique du baseball qu’il avait pratiqué petit. D’ailleurs avec ses grandes mains, le grip de ses clubs était de la taille d’un manche de pioche.

C’était impressionnant. Michael était un parieur alors il avait tenu à pimenter un peu nos parties. Rien de bien méchant. Malheureusement pour lui, il ne m’a jamais battu et a dû perdre à l’époque une poignée de dollars.

Mais je dois reconnaître qu’en 1992, quand il est revenu, il m’avait un peu accroché. Clairement, il ne venait pas pour perdre. C’était un athlète impressionnant, cool, à l’américaine, qui envoyait déjà la balle à 300 m. On avait joué les 18 trous en 2h30 (3h30 en moyenne) tellement il marchait vite. Il faisait un pas, j’en faisais quatre".


commentaires

Les insultes, les attaques personnelles, les agressions n'ont pas leur place dans notre espace de commentaires.
Tout contenu contraire à la loi (incitation à la haine raciale, diffamation...) peut donner suite à des poursuites pénales.