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Monaco fait son festival

Mis à jour le 17/01/2016 à 05:05 Publié le 17/01/2016 à 05:05

Monaco fait son festival

La Roca Team a joué un grand numéro pour dominer Limoges, champion de France aux abois

Finalement, ça n'a pas fait un pli. Cela peut paraître un brin surréaliste, mais c'est ainsi, et c'est du solide. Du sérieux. Monaco, le promu, toujours invaincu dans sa salle (9 sur 9), a dominé le Limoges CSP (double champion de France en titre) de bout en bout pour affirmer sa place de coleader(1) à la fin des matchs aller. Plus intense, plus rapide, plus collectif, plus fluide que Limoges, l'AS Monaco a produit grosse impression et n'a pratiquement jamais douté. Attaques placées, pick and rolls, jeu rapide, défense, adresse à trois points, la Roca Team n'a pas raté grand-chose et c'était trop pour un CSP dont le moral est visiblement toujours dans les chaussettes, et qui rate la marche de la Leaders Cup. Le futur nouveau coach du CSP, Dusko Vujocevic, était dans les tribunes de Gaston-Médecin. Visiblement, l'effet psychologique n'a pas encore joué, côté limougeaud. La palme est en fait revenue à un autre entraîneur monténégrin, celui de l'AS Monaco. Devant son banc, Zvezdan Mitrovic a accompli un sans-faute, dirigeant sa machine d'une main de maître, lui, l'ancien élève de Vujocevic du temps des juniors à Buducnost. « Monaco est très bien coaché, joue très bien au basket, cette équipe mérite sa première place », a réagi Leo Westermann, le meneur international du CSP. « On a couru après le score et après le ballon tout le match », a constaté Bertrand Parvaud, le coach intérimaire du CSP avec Jim Bilba. « Chez nous, tout le monde doit se remettre en question », a encore lâché Westermann. A Monaco, il en est un qui avait envie de se racheter, et ça s'est vu. Adrian Uter, revenu très frustré du dernier déplacement au Havre (0 point, 5 fautes en 6 minutes) a tout simplement cassé la baraque sous les cercles (24 points, 5 rebonds).

« Au Havre, l'équipe avait gagné sans moi. C'était donc à mon tour d'aider mon équipe », a lâché le colosse jamaïcain. « Chez nous, il y a beaucoup de confiance et une excellente osmose ».

C'est Uter, servi par Gladyr, qui à la 10e offrit le premier break à l'ASM (31-21, 10e). Limoges, alors, s'en remit surtout à une belle réussite à trois points (6 sur 11 en 1ère mi-temps) pour rester sur les talons. Profitant d'un léger coup de moins bien monégasque, le CSP revenait même à - 4 (avec Diawara) mais un T3 d'Aaron Cel au buzzer donnait à l'ASM au repos un avantage (45-38) plus conforme à la physionomie des débats. Debout à applaudir en début de match jusqu'au premier panier de l'ASM (nouvelle tradition locale), le public se régalait notamment sur un move «jordanesque» de Ouattara, passé sous le cercle en suspension pour conclure main droite.

Quand Shuler (25e) écopait de la 3e faute mais que son remplaçant, Gladyr, griffait aussitot un T3 (58-44, 25e), on a compris qu'il serait difficile d'aller chercher ce Monaco-là. L'écart, alors, n'a fait que croître, jusqu'à + 20 (75-55, 36e), avant un déroulé de fin de match logiquement plus relâché. Jouer intense, c'est exactement ce qu'a réalisé Aaron Cel (17 points, 4 sur 6 à trois points). Mais c'est bien en équipe que l'ASM est allée chercher sa 13e victoire de la saison. « Monaco commence à faire peur », disait cette semaine Alain Béral, le président de la Ligue. Ce n'est pas cette démontration qui devrait inverser ce constat sur les hauteurs de la Pro A.


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