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Monaco 1er, le retour

Emoi sur le Rocher : pour la première fois depuis la nuit des temps, l'AS Monaco est de retour en tête de la Pro A.

François Paturle Publié le 21/12/2015 à 05:11, mis à jour le 21/12/2015 à 05:11
La Roca Team de Jamal Shuler, leader ex-aequo de Pro A après 13 journées, remet le basket sur le devant de la scène en Principauté. J.F Ottonello

Emoi sur le Rocher : pour la première fois depuis la nuit des temps, l'AS Monaco est de retour en tête de la Pro A. La victoire écrasante sur Chalon, samedi (95-72), la cinquième de suite, la 7e à domicile pour des Monégasques invaincus à Gaston-Médecin, a permis à l'ASM (10 v, 3 d). de rejoindre l'ASVEL et Gravelines à la première place.

« Je suis fier de mes joueurs, qui savent se remettre en question pour avancer », note le coach monténégrin Zvezdan Mitrovic, qui, pour sa première saison en Pro A, dirigera la sélection étrangère lors du All-Star Game à Bercy.

« À chaque match, on voit la salle qui se remplit. C'est notre plus grande satisfaction. Des fans nous disent qu'ils espéraient cela depuis longtemps ». Mitrovic ne croit pas si bien dire : la dernière fois que l'ASM s'est retrouvée en tête de l'élite, c'était en novembre 1987, après neuf journées (ex-aequo avec Limoges). Cette saison-là, l'ASM avait terminé 2e de la phase régulière (le meilleur résultat jamais enregistré à Monaco) avant de céder en quart de finale des play-off, privé de son lutin magicien Robert Smith, cloué par une appendicite. C'était le temps (séquence nostalgie !) du coach Bill Sweek, la bande à Szanyiel, BJ Williams, Monetti, Vechambre, Garnier, Scudo, Toupane, Andree, Pantic... Monaco fut aussi coleader au début de la saison 88-89, mais c'était seulement après 4 journées, donc un résultat moins significatif. L'ASM devait disparaître de la carte pro en 1991, après une descente couplée à des ennuis financiers. Aujourd'hui, les pépites se nomment Jamal Shuler (20 points contre Chalon, samedi), Yakuba Ouattara (ultra-puissant, révélation du championnat), DeMarcus Nelson (la maîtrise estampillée euroligue), Adrian Uter (le roc), Drew (le dribbleur), Amara Sy (toujours là, l'Amiral) ou Aaron Cel, un intérieur qui excelle dans le shoot à 3 points (13 sur 28 en 13 journées....). Sous l'impulsion de son président-mécène ukrainien de 41 ans, Sergei Dyadechko, qui injecte à lui-seul 4,5 millions d'euros dans le budget du club cette saison, voilà l'ASM passée en deux ans de la N1M (3e division) à la tête de la Pro A. Énorme.

 

Dijon, puis l'ASVEL !

Le come-back est fulgurant, et l'argent n'explique pas tout. Car après un mauvais départ (défaite à Antibes), mis sur le compte d'un effectif très renouvelé, la Roca Team a su se retrousser les manches et trouver une cohésion qui fait des envieux. L'objectif initial, une qualification pour la Leaders cup à Disney, est déjà dans la poche. Alors, Monaco, aujourd'hui, voit forcément plus loin. « Nous sommes des compétiteurs, on voudrait rester dans le top 4 avec l'idée de pouvoir gagner quelque chose », glisse DeMarcus Nelson. Avec un difficile déplacement à Dijon, demain (20h), et la réception de Villeurbanne, le 27, pour le gros choc de la fin d'année au Louis-II, la Roca Team n'aura pas le temps de se reposer sur ses lauriers. L'aventure ne fait que commencer.

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